QUELQUES BASES D’OCÉANOGRAPHIE DESCRIPTIVE ET PHYSIQUE
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Figure 1.9. Représentation d’un mélange à trois pôles
dans un diagramme température potentielle-salinité.
Les proportions d’eau nord-atlantique profonde, d’eau antarctique intermédiaire et d'eau
antarctique de fond peuvent être calculées par la règle des leviers.
Un traceur conservatif permet de distinguer sans ambiguïté deux masses d’eau. Pour
déterminer les proportions de mélange entre trois masses d’eau, il faut deux traceurs conservatifs (Figure 1.9) et pour un mélange entre n masses d’eau, il faut n-1 traceurs conservatifs, si bien que la température et la salinité ne suffisent pas toujours pour étudier les
mélanges complexes. C’est pourquoi les océanographes peuvent avoir recours à des traceurs
non conservatifs (oxygène, phosphate), dont la combinaison permet d’extraire une grandeur
conservative. Pour cela, il faut comprendre comment l’activité biologique interfère sur la
distribution des éléments chimiques dans l’océan (voir le chapitre 2).
1.5. Les courants océaniques
Les masses d’eau sont en permanence en mouvement : c’est la circulation océanique.
Les mouvements à grande échelle des masses d’eau dans l’océan sont dus à différents
phénomènes :
- le vent entraîne les eaux superficielles, induisant des courants de surface ;
- ces courants de surface, avec les excès de précipitations ou d’évaporation, créent des
« bosses » et des « creux » à la surface de l’océan qui induisent des variations de pression
qui engendrent des courants sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mètres de
profondeur ;
- les variations de densité dues aux différences de température et de salinité peuvent
également induire des mouvements horizontaux et verticaux des masses d’eau ;
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Figure 1.9. Représentation d’un mélange à trois pôles
dans un diagramme température potentielle-salinité.
Les proportions d’eau nord-atlantique profonde, d’eau antarctique intermédiaire et d'eau
antarctique de fond peuvent être calculées par la règle des leviers.
Un traceur conservatif permet de distinguer sans ambiguïté deux masses d’eau. Pour
déterminer les proportions de mélange entre trois masses d’eau, il faut deux traceurs conservatifs (Figure 1.9) et pour un mélange entre n masses d’eau, il faut n-1 traceurs conservatifs, si bien que la température et la salinité ne suffisent pas toujours pour étudier les
mélanges complexes. C’est pourquoi les océanographes peuvent avoir recours à des traceurs
non conservatifs (oxygène, phosphate), dont la combinaison permet d’extraire une grandeur
conservative. Pour cela, il faut comprendre comment l’activité biologique interfère sur la
distribution des éléments chimiques dans l’océan (voir le chapitre 2).
1.5. Les courants océaniques
Les masses d’eau sont en permanence en mouvement : c’est la circulation océanique.
Les mouvements à grande échelle des masses d’eau dans l’océan sont dus à différents
phénomènes :
- le vent entraîne les eaux superficielles, induisant des courants de surface ;
- ces courants de surface, avec les excès de précipitations ou d’évaporation, créent des
« bosses » et des « creux » à la surface de l’océan qui induisent des variations de pression
qui engendrent des courants sur plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mètres de
profondeur ;
- les variations de densité dues aux différences de température et de salinité peuvent
également induire des mouvements horizontaux et verticaux des masses d’eau ;
