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GÉOCHIMIE MARINE
l’effet des vents solaires, les éléments les plus volatils ont été rapidement poussés à la périphérie du disque où ils ont formé les planètes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune).
Dans le centre du disque appauvri en volatils ne subsistaient que des poussières minérales.
L’accrétion de ces poussières a conduit à la formation de petits corps de taille kilométrique
dont l’agglomération a produit les planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre et Mars).
Si le matériel constituant la Terre était plutôt sec, comment l’eau est-elle revenue sur Terre ?
On a évoqué la chute sur la Terre de comètes qui sont des morceaux de glace kilométriques
riches en poussières minérales ou de météorites d’un type particulier, les chondrites carbonées, qui constituent le matériel le plus primitif résultant de l’agglomération de la nébuleuse
protosolaire et qui sont riches en eau. Un indice décisif nous est apporté par les isotopes de
l’hydrogène. Sur Terre, l’eau et les minéraux hydratés ont des rapports D/H identiques à la
valeur moyenne des chondrites et est très inférieure à celle des comètes récemment approchées par des sondes spatiales (Figure 11.1). Ce sont donc les météorites qui ont apporté
sur Terre l’eau des océans. Leur eau a été libérée sous forme de vapeur grâce à la chaleur
produite par les gros impacts météoritiques qui avaient lieu durant la formation de la Terre.
Cette chaleur était telle qu’à ses débuts, la Terre était probablement recouverte d’un océan...
de magma en fusion. Il n’y avait alors pas d’eau liquide à la surface de la Terre.
Dans les terrains les plus anciens connus, on trouve des roches formées par dépôt
de sédiments en milieu marin qui attestent de la présence d’un océan il y a 3,8 milliards
d’années. Nous n’avons pas d’informations directes pour les périodes antérieures. Cependant,
1 analyse isotopique de zircons (minéraux très résistants à l’altération constitués de silicates
Figure 11.1. Composition isotopique de l’hydrogène sur Terre et dans le système solaire.
La composition isotopique moyenne de l’océan (SMOW) est représentative de l’eau de la Terre
dans son ensemble. La composition isotopique moyenne de l'océan ne peut être différenciée
des compositions isotopiques moyennes des chondrites carbonées et des micrométéorites,
trahissant ainsi leur filiation. Par contre, les comètes ont peu ou pas contribué à la formation
des océans. Leau formée par oxydation de l'hydrogène de la nébuleuse protosolaire n’est pas
non plus la pnncipale source d'eau terrestre. Modifié d’après Robert, 2001.
GÉOCHIMIE MARINE
l’effet des vents solaires, les éléments les plus volatils ont été rapidement poussés à la périphérie du disque où ils ont formé les planètes gazeuses (Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune).
Dans le centre du disque appauvri en volatils ne subsistaient que des poussières minérales.
L’accrétion de ces poussières a conduit à la formation de petits corps de taille kilométrique
dont l’agglomération a produit les planètes telluriques (Mercure, Vénus, la Terre et Mars).
Si le matériel constituant la Terre était plutôt sec, comment l’eau est-elle revenue sur Terre ?
On a évoqué la chute sur la Terre de comètes qui sont des morceaux de glace kilométriques
riches en poussières minérales ou de météorites d’un type particulier, les chondrites carbonées, qui constituent le matériel le plus primitif résultant de l’agglomération de la nébuleuse
protosolaire et qui sont riches en eau. Un indice décisif nous est apporté par les isotopes de
l’hydrogène. Sur Terre, l’eau et les minéraux hydratés ont des rapports D/H identiques à la
valeur moyenne des chondrites et est très inférieure à celle des comètes récemment approchées par des sondes spatiales (Figure 11.1). Ce sont donc les météorites qui ont apporté
sur Terre l’eau des océans. Leur eau a été libérée sous forme de vapeur grâce à la chaleur
produite par les gros impacts météoritiques qui avaient lieu durant la formation de la Terre.
Cette chaleur était telle qu’à ses débuts, la Terre était probablement recouverte d’un océan...
de magma en fusion. Il n’y avait alors pas d’eau liquide à la surface de la Terre.
Dans les terrains les plus anciens connus, on trouve des roches formées par dépôt
de sédiments en milieu marin qui attestent de la présence d’un océan il y a 3,8 milliards
d’années. Nous n’avons pas d’informations directes pour les périodes antérieures. Cependant,
1 analyse isotopique de zircons (minéraux très résistants à l’altération constitués de silicates
Figure 11.1. Composition isotopique de l’hydrogène sur Terre et dans le système solaire.
La composition isotopique moyenne de l’océan (SMOW) est représentative de l’eau de la Terre
dans son ensemble. La composition isotopique moyenne de l'océan ne peut être différenciée
des compositions isotopiques moyennes des chondrites carbonées et des micrométéorites,
trahissant ainsi leur filiation. Par contre, les comètes ont peu ou pas contribué à la formation
des océans. Leau formée par oxydation de l'hydrogène de la nébuleuse protosolaire n’est pas
non plus la pnncipale source d'eau terrestre. Modifié d’après Robert, 2001.
