LA CIRCULATION THERMOHALINE
303
10.7. Circulation thermohaline : le retour
In fine, la formation d’eaux profondes dans l’Atlantique doit être compensée par un
retour des eaux arrivées en bout de course dans le Pacifique. La route exacte suivie par ces
eaux est mal contrainte. Trois hypothèses principales s’affrontent :
- celle de la route chaude qui propose un retour de l’eau en surface via les détroits indonésiens et l’océan Indien (Exercice d’approfondissement 7) ;
- celle de la route froide qui propose un retour d’eaux intermédiaires via le passage de
Drake. Des données collectées dans l’Atlantique Sud (voir chapitre 4) montrent que vers
870 m de profondeur, l’eau intermédiaire AAIW a un ENd de - 6 (Figure 10.19). Ce eNd
est élevé pour des eaux de surface ou intermédiaires du sud de l’océan Indien (ENd < - 8).
Il est très probablement le reflet d’une eau d’origine pacifique (les eaux pacifiques sont
globalement plus radiogéniques que les eaux indiennes, ENd ~ -5). Cet ENd élevé est donc
probablement le reflet du retour d’eau pacifique passée par la route froide du passage de
Drake (Jeandel, 1993). Ce résultat, purement expérimental, a été ensuite confirmé par
les modèles numériques ;
- celle de la route « tiède » qui passe au sud de l’Australie (Tasman leakage, littéralement :
la fuite de Tasmanie).
Figure 10.19. Origine de l’AAlW dans l’Atlantique Sud tracée par ew.
Les modèles de circulation permettent une origine indienne ou une origine pacifique pour
I AAIW- L’eN() peu négatif de l’AAlW marque la présence d’eau d'origine Pacifique et suggéré
la présence d’un courant de retour de la circulation thermohaline par la « route roi e
Modifié d’après Jeandel (1993).
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10.7. Circulation thermohaline : le retour
In fine, la formation d’eaux profondes dans l’Atlantique doit être compensée par un
retour des eaux arrivées en bout de course dans le Pacifique. La route exacte suivie par ces
eaux est mal contrainte. Trois hypothèses principales s’affrontent :
- celle de la route chaude qui propose un retour de l’eau en surface via les détroits indonésiens et l’océan Indien (Exercice d’approfondissement 7) ;
- celle de la route froide qui propose un retour d’eaux intermédiaires via le passage de
Drake. Des données collectées dans l’Atlantique Sud (voir chapitre 4) montrent que vers
870 m de profondeur, l’eau intermédiaire AAIW a un ENd de - 6 (Figure 10.19). Ce eNd
est élevé pour des eaux de surface ou intermédiaires du sud de l’océan Indien (ENd < - 8).
Il est très probablement le reflet d’une eau d’origine pacifique (les eaux pacifiques sont
globalement plus radiogéniques que les eaux indiennes, ENd ~ -5). Cet ENd élevé est donc
probablement le reflet du retour d’eau pacifique passée par la route froide du passage de
Drake (Jeandel, 1993). Ce résultat, purement expérimental, a été ensuite confirmé par
les modèles numériques ;
- celle de la route « tiède » qui passe au sud de l’Australie (Tasman leakage, littéralement :
la fuite de Tasmanie).
Figure 10.19. Origine de l’AAlW dans l’Atlantique Sud tracée par ew.
Les modèles de circulation permettent une origine indienne ou une origine pacifique pour
I AAIW- L’eN() peu négatif de l’AAlW marque la présence d’eau d'origine Pacifique et suggéré
la présence d’un courant de retour de la circulation thermohaline par la « route roi e
Modifié d’après Jeandel (1993).
