292
GÉOCHIMIE MARINE
Longitude (°E)
Figure 10.9. Évolution des concentrations en CFC dans les eaux profondes
de l’Atlantique équatorial. Concentration de CFC-11 en pmol.kg-1.
Les campagnes menées en 1983 (ligne discontinues) et 1993 (ligne continues) mettent en
évidence la progression des eaux de la NADW supérieure (autour de 1 500 m de profondeur.
La force de Coriolis étant nulle à l’équateur, le courant n’est plus plaqué contre le bord
ouest : il s’étend donc vers l’est du bassin. Modifié d’après Andrié et al., 1998.
Exercice d’application : propagation du CFC
Estimez la vitesse de progression des eaux profondes à partir de la figure 10.8.
Réponse :
La courbe de concentration constante « 0,015 » progresse de 28° vers l’est en 10 ans. À l’équateur, 1° de méridien correspond à 110 km (40000 km de circonférence de la Terre correspondent à 360°). La vitesse est donc de 308 km.a-1 ou Icm.s-1).
La vitesse de déplacement de l’eau dans le courant de bord ouest estimée à partir
des CFC ou de H est de l’ordre de 1 à 2 cm.s~*. C’est significativement moins que les
vitesses moyennes de l’ordre de 10 cm.s'* 1 mesurées par les courantomètres. Cette différence
s’explique par la présence de boucles de recirculation qui détournent une partie de l’eau du
courant de bord ouest vers l’intérieur du bassin océanique et qui la réinjectent en amont.
Les courantomètres mesurent effectivement l’augmentation du courant provoquée par la
recirculation. Les traceurs, eux, sous-estiment la vitesse de pénétration des eaux car l’eau de
la recirculation n’est pas encore contaminée en ’H et CFC (effet de dilution des traceurs par
l’eau recirculée).
Intensité de la recirculation
La recirculation représente de l’eau qui circule dans l’océan profond sans avoir été impliquée
dans la convection. Considérons, pour simplifier, un océan rectangulaire (sa base se trouve à
1 equateur) et à fond plat (on arriverait au même résultat en tenant compte de la rotondité de
Précédent

- 299/379

Suivant