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GÉOCHIMIE MARINE
On obtient donc kc = 0,00101 an'1 et s = 0,3 gmol.kg'.a'1
D’où on déduit :
- le temps de résidence moyen de l’eau dans l’océan profond : r = 1/ kc = 990 ans ;
- le flux de COP vers l’océan profond = s x P = 11 Gt.a'1 ;
- le flux de CID vers l’océan profond = ke x 7prof x CIDs = 72 Gt.a1.
87 % du carbone est apporté dans l’océan profond par les courant et 13 % par la chute des
particules.
Sachant que le volume de l’océan profond est V = 1018 m3, on en déduit que la circulation
prof
thermohaline représente un flux F :
F = V / t= 30 x 106 m’.s'1 = 30 Sv
prof
10.2. La progression rapide des traceurs transitoires
La présence dans les eaux profondes de traceurs anthropiques émis depuis les années
1950 dans l’atmosphère indique que ces eaux ont été en contact avec l’atmosphère durant les
dernières décennies. Ces traceurs sont suivis comme des colorants injectés à grande échelle
dans l’océan ou dans des bassins plus réduits comme la mer Méditerranée. Ils permettent
de dater la ventilation des eaux profondes, c’est-à-dire le renouvellement de ces eaux par
mélange avec des eaux ayant été plus récemment au contact avec l’atmosphère, donc plus
riches en oxygène, d’où la notion de « ventiler » (Exercice d’approfondissement 1). Parmi
ces traceurs, on trouve principalement le tritium (3H) des essais nucléaires à l’air libre (voir
chapitre 4) et les CFC.
Dans les eaux profondes, la concentration en 3H naturel étant extrêmement faible, il est
possible de suivre la formation et le déplacement des eaux profondes grâce à la progression
de ’H anthropique. Une section effectuée dans l’Atlantique a permis de « photographier »
la pénétration de 'H en profondeur par le nord le long de la topographie, alors que dans la
zone subtropicale et équatoriale, ’H reste cantonné dans les eaux de surface (Figure 10.6).
Figure 10.6. Tritium mesuré sur la même section hydrographique de l'Atlantique Nord
en 1971 et en 1981.
Concentrations en unités TU et corrigées de la désintégration radioactive du tritium. Modifié
d'après Ostlund et Rooth, 1990.
GÉOCHIMIE MARINE
On obtient donc kc = 0,00101 an'1 et s = 0,3 gmol.kg'.a'1
D’où on déduit :
- le temps de résidence moyen de l’eau dans l’océan profond : r = 1/ kc = 990 ans ;
- le flux de COP vers l’océan profond = s x P = 11 Gt.a'1 ;
- le flux de CID vers l’océan profond = ke x 7prof x CIDs = 72 Gt.a1.
87 % du carbone est apporté dans l’océan profond par les courant et 13 % par la chute des
particules.
Sachant que le volume de l’océan profond est V = 1018 m3, on en déduit que la circulation
prof
thermohaline représente un flux F :
F = V / t= 30 x 106 m’.s'1 = 30 Sv
prof
10.2. La progression rapide des traceurs transitoires
La présence dans les eaux profondes de traceurs anthropiques émis depuis les années
1950 dans l’atmosphère indique que ces eaux ont été en contact avec l’atmosphère durant les
dernières décennies. Ces traceurs sont suivis comme des colorants injectés à grande échelle
dans l’océan ou dans des bassins plus réduits comme la mer Méditerranée. Ils permettent
de dater la ventilation des eaux profondes, c’est-à-dire le renouvellement de ces eaux par
mélange avec des eaux ayant été plus récemment au contact avec l’atmosphère, donc plus
riches en oxygène, d’où la notion de « ventiler » (Exercice d’approfondissement 1). Parmi
ces traceurs, on trouve principalement le tritium (3H) des essais nucléaires à l’air libre (voir
chapitre 4) et les CFC.
Dans les eaux profondes, la concentration en 3H naturel étant extrêmement faible, il est
possible de suivre la formation et le déplacement des eaux profondes grâce à la progression
de ’H anthropique. Une section effectuée dans l’Atlantique a permis de « photographier »
la pénétration de 'H en profondeur par le nord le long de la topographie, alors que dans la
zone subtropicale et équatoriale, ’H reste cantonné dans les eaux de surface (Figure 10.6).
Figure 10.6. Tritium mesuré sur la même section hydrographique de l'Atlantique Nord
en 1971 et en 1981.
Concentrations en unités TU et corrigées de la désintégration radioactive du tritium. Modifié
d'après Ostlund et Rooth, 1990.
