LE PETIT MONDE DES PARTICULES MARINES
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9.5. Évolution du flux de particules avec la profondeur
Le flux de matière organique
La photosynthèse est le point de départ de la chaîne trophique dont le cycle vie/mort
induit une chute de matière solide dans la colonne d’eau. Exprimé en flux de carbone, le
flux de matière ainsi produit annuellement est de l’ordre de 60 x 1015 g de carbone par
an. Rappelons que seulement 10 % environ de la matière organique formée par la photosynthèse (la production primaire) échappent à la reminéralisation dans les eaux de surface et
chutent vers les eaux profondes. Nous ne reviendrons pas sur la production de ces particules
(Chapitres 2 et 8), mais nous nous concentrerons sur leur dynamique et leur évolution dans
la colonne d’eau.
En dessous de la zone photique, il n’y a plus de photosynthèse. Le flux de carbone organique particulaire (ou COP) dans la colonne d’eau est donc contrôlé par la production de
matière organique en surface et la reminéralisation. Dans le Pacifique Nord-Est par exemple,
les flux de COP enregistrés par les pièges à particules sont plus faibles au centre du gyre où
régnent des conditions oligotrophes que dans l’upwelling de Californie où une production
biologique intense existe (Figure 9.12A). Quelle que soit la production de surface, le flux
de COP diminue exponentiellement avec la profondeur sous l’effet de la reminéralisation
(Figure 9.12B).
La matière organique est constituée d’une multitude de composés qui sont dégradés
à des vitesses différentes. Les sucres qui sont les plus facilement utilisables par les organismes hétérotrophes constituent la partie labile de la matière organique. Les protéines sont
dégradées plus lentement. Quant aux lipides, les plus résistants, ils constituent la partie
réfractaire de la matière organique et ils survivent même à la dégradation dans les sédiments. Les vitesses de dissolution sont caractérisées à partir d’expériences d’incubation en
Figure 9.12. Flux de COP collecté dans des pièges à particules
dans le Pacifique Nord-Est.
A) Transect Hawaii-Californie. B) Évolution moyenne du flux avec la profondeur obtenu en
excluant les résultats de la station proche de la côte. Modifié d’après Martin et al., 1987.
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9.5. Évolution du flux de particules avec la profondeur
Le flux de matière organique
La photosynthèse est le point de départ de la chaîne trophique dont le cycle vie/mort
induit une chute de matière solide dans la colonne d’eau. Exprimé en flux de carbone, le
flux de matière ainsi produit annuellement est de l’ordre de 60 x 1015 g de carbone par
an. Rappelons que seulement 10 % environ de la matière organique formée par la photosynthèse (la production primaire) échappent à la reminéralisation dans les eaux de surface et
chutent vers les eaux profondes. Nous ne reviendrons pas sur la production de ces particules
(Chapitres 2 et 8), mais nous nous concentrerons sur leur dynamique et leur évolution dans
la colonne d’eau.
En dessous de la zone photique, il n’y a plus de photosynthèse. Le flux de carbone organique particulaire (ou COP) dans la colonne d’eau est donc contrôlé par la production de
matière organique en surface et la reminéralisation. Dans le Pacifique Nord-Est par exemple,
les flux de COP enregistrés par les pièges à particules sont plus faibles au centre du gyre où
régnent des conditions oligotrophes que dans l’upwelling de Californie où une production
biologique intense existe (Figure 9.12A). Quelle que soit la production de surface, le flux
de COP diminue exponentiellement avec la profondeur sous l’effet de la reminéralisation
(Figure 9.12B).
La matière organique est constituée d’une multitude de composés qui sont dégradés
à des vitesses différentes. Les sucres qui sont les plus facilement utilisables par les organismes hétérotrophes constituent la partie labile de la matière organique. Les protéines sont
dégradées plus lentement. Quant aux lipides, les plus résistants, ils constituent la partie
réfractaire de la matière organique et ils survivent même à la dégradation dans les sédiments. Les vitesses de dissolution sont caractérisées à partir d’expériences d’incubation en
Figure 9.12. Flux de COP collecté dans des pièges à particules
dans le Pacifique Nord-Est.
A) Transect Hawaii-Californie. B) Évolution moyenne du flux avec la profondeur obtenu en
excluant les résultats de la station proche de la côte. Modifié d’après Martin et al., 1987.
