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GÉOCHIMIE MARINE
Figure 9.4.
Outils de prélèvement.
a) Rosette de bouteilles
Niskin. b) Pompes in situ,
c) Filet à zooplancton. Voir
cahier couleur hors-texte
p. VIII.
les problèmes de contamination. On peut monter en aval des filtres des cartouches imprégnées d’oxydes de Mn qui fixent efficacement les éléments chimiques dissous dans l’eau de
mer. Malgré les gros volumes filtrés, les masses de particules collectées sont si faibles qu’il est
difficile de les peser : on exprime donc souvent les concentrations dans la phase particulaire
en terme de quantité d’éléments chimiques par volume d’eau de mer filtré. Cette concentration reflète à la fois l’abondance de l’élément chimique dans les particules et l’abondance des
particules dans l’eau de mer. Les particules les plus grosses qui chutent dans la colonne d’eau
sont collectées par des pièges à particules (Figure 9.5). Les pièges peuvent être fixes (ils sont
reliés à un mouillage ancré au fond de l’océan pour des périodes de l’ordre de 1 an) ou bien
dérivants (ils dérivent pendant quelques jours au gré des courants, surveillés par le navire
océanographique qui les met à l’eau et les récupère). Il s’agit d’un cylindre ou d’un entonnoir
à la base duquel sont placés successivement des godets montés. Le temps d’échantillonnage
de chaque godet est préprogrammé. Les godets sont empoisonnés au formol afin d’éviter que
le contenu des godets ne soit mangé par le zooplancton (voire des poissons) ou dégradé par
des bactéries. Malgré cette précaution, il est nécessaire, une fois le piège récupéré, d’enlever
a la main (et sous un microscope) les organismes nageurs qui ont tenté de s’alimenter dans
le piège (Figure 9.6). Enfin, les pièges ne collectent pas nécessairement 100% des particules
qui chutent et nous verrons dans la suite comment leur efficacité est estimée.
On obtient des informations précieuses sur les particules sans nécessairement les prélever.
En surface, les satellites qui mesurent la couleur de la mer permettent d’approcher la production
algale dans les premiers mètres de l’océan (voir chapitre 7). En comparant l’absorption de la
lumière solaire dans différentes longueurs d’ondes, il est possible de caractériser les pigments
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