LES ÉCHANGES DE C02 ENTRE L’OCÉAN ET L’ATMOSPHÈRE
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temps du millénaire, elle ne permet pas un stockage rapide du CO, anthropique. Compte
tenu de la vitesse de chute des particules, le transport particulaire est susceptible de réagir
beaucoup plus rapidement. Une augmentation de l’export de carbone particulaire vers les
eaux profondes a une incidence directe sur P^o” e .
Actuellement la pompe biologique est limitée en premier lieu par l’épuisement d’éléments
nutritifs comme le nitrate ou le phosphate dans les eaux de surface. Cependant, dans les
zones HNLC, des quantités importantes de nitrate et de phosphate à la disposition des
algues restent inutilisées. Il est aujourd’hui accepté que dans ces régions à l’écart des apports
de poussière d’origine continentale, la production biologique est limitée par l’absence de fer
(voir chapitre 7). Peut-on les fertiliser en apportant artificiellement du fer ? Les expériences
à la mer à l’échelle du kilomètre ont eu des résultats ambigus. L’ajout de fer stimule la
photosynthèse et entraîne bien une baisse de 1 COo
5 mais cela n est pas nécessairement
suivi d’un export de carbone particulaire. De plus, nonobstant les répercussions écologiques
qui sont impossibles à prévoir, une fertilisation à grande échelle de l’océan Austral par
exemple n’aurait probablement qu’un faible impact sur le niveau de CO2 dans l’atmosphère.
Exercices d’approfondissement
A Exercice 1. Variation saisonnière du cycle du carbone (Tsurushima et al., 2002).
La station permanente KNOT est située dans le nord du Pacifique (44° N, 155° E) au large
du Japon. Les profils de température, de phosphate, d’alcalinité et de CID ont été mesurés à
la fin de l’été et en hiver (Figure 8.21) et la pression partielle en CO2 est régulièrement mesurée (Figure 8.22). Quelles informations importantes pouvez-vous tirer des figures concernant
l’évolution saisonnière du cycle du carbone (on pourra supposer qu’elles sont représentatives
d’un cycle annuel et que les conditions de janvier-février 1999 étaient identiques à celles de
janvier-février 2000) ?
Figure. 8.21. Variation saisonnière du cycle du carbone dans le Pacifique Nord.
Modifié d'après Tsurushima et al., 2002.
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temps du millénaire, elle ne permet pas un stockage rapide du CO, anthropique. Compte
tenu de la vitesse de chute des particules, le transport particulaire est susceptible de réagir
beaucoup plus rapidement. Une augmentation de l’export de carbone particulaire vers les
eaux profondes a une incidence directe sur P^o” e .
Actuellement la pompe biologique est limitée en premier lieu par l’épuisement d’éléments
nutritifs comme le nitrate ou le phosphate dans les eaux de surface. Cependant, dans les
zones HNLC, des quantités importantes de nitrate et de phosphate à la disposition des
algues restent inutilisées. Il est aujourd’hui accepté que dans ces régions à l’écart des apports
de poussière d’origine continentale, la production biologique est limitée par l’absence de fer
(voir chapitre 7). Peut-on les fertiliser en apportant artificiellement du fer ? Les expériences
à la mer à l’échelle du kilomètre ont eu des résultats ambigus. L’ajout de fer stimule la
photosynthèse et entraîne bien une baisse de 1 COo
5 mais cela n est pas nécessairement
suivi d’un export de carbone particulaire. De plus, nonobstant les répercussions écologiques
qui sont impossibles à prévoir, une fertilisation à grande échelle de l’océan Austral par
exemple n’aurait probablement qu’un faible impact sur le niveau de CO2 dans l’atmosphère.
Exercices d’approfondissement
A Exercice 1. Variation saisonnière du cycle du carbone (Tsurushima et al., 2002).
La station permanente KNOT est située dans le nord du Pacifique (44° N, 155° E) au large
du Japon. Les profils de température, de phosphate, d’alcalinité et de CID ont été mesurés à
la fin de l’été et en hiver (Figure 8.21) et la pression partielle en CO2 est régulièrement mesurée (Figure 8.22). Quelles informations importantes pouvez-vous tirer des figures concernant
l’évolution saisonnière du cycle du carbone (on pourra supposer qu’elles sont représentatives
d’un cycle annuel et que les conditions de janvier-février 1999 étaient identiques à celles de
janvier-février 2000) ?
Figure. 8.21. Variation saisonnière du cycle du carbone dans le Pacifique Nord.
Modifié d'après Tsurushima et al., 2002.
