LES ÉCHANGES DE C02 ENTRE L’OCÉAN ET L’ATMOSPHÈRE
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froides subpolaires riches en sels nutritifs. La diminution de P^/^des eaux de surface
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est alors due à la fois au refroidissement et à la pompe biologique. L’intensité des vents dans
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ces régions intensifie encore le pompage de CO2. Dans la bande équatoriale, les remontées
d’eaux profondes amènent à la surface des eaux froides et riches en CO, qui dégazent
fortement sous l’effet de leur réchauffement. De plus, dans le Pacifique équatorial, la pompe
biologique est limitée par le fer (zone HNLC). On estime à partir des mesures de
que le flux net annuel de CO, anthropique pompé par l’océan est de 2 ± 1 GtC.a1.
8.8. Propagation de la perturbation anthropique en profondeur
L’efficacité de la régulation de PCJ'™’sph<;repar l’océan dépend fortement de la vitesse à
laquelle le CO, anthropique absorbé dans les eaux de surface peut être transporté et stocké
dans les eaux profondes. L’évaluation directe de la variation du CID au cours du temps est
difficile. La perturbation anthropique a entraîné des variations significatives du Ô13C et du
A14C atmosphérique (Exercice d’approfondissement 5). On utilise ces signatures isotopiques
pour suivre la propagation du carbone anthropique dans l’océan.
La combustion des carburants fossiles injecte dans l’atmosphère du CO, très appauvri en 12C. Les mesures effectuées dans l’océan Pacifique en 1970 et en 1990 montrent
qu’une baisse du ô13C est perceptible jusqu’à 300 m à l’équateur, entre 700 m et plus de
1000 m dans les gyres subtropicaux et aux hautes latitudes. Cela traduit l’arrivée de carbone
anthropique en 20 ans à ces profondeurs (Figure 8.15). Ces données, associées à l’évolution
du ô13C dans l’atmosphère et la biosphère, permettent de déterminer la part respective de
1 océan et de l’atmosphère dans l’absorption du carbone anthropique.
( De même la perturbation du A14C par les essais nucléaires à l’air libre est visible jusqu à
des profondeurs allant de 300 m à l’équateur jusqu’à environ 600-1 000 m de profondeur
dans les zones subtropicales, seulement 20 ans après le début des essais (Figure 3.2). Or,
Figure 8.15. Évolution du ô13C de l’eau de mer entre 1970 (losanges noirs)
et 1990 (carrés blancs) en fonction de la profondeur.
Notez la différence de profondeur de pénétration entre le tropique et I équateur. Les
données ont été obtenues dans l'océan Pacifique. Modifié d après Quai et al., 199
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ces régions intensifie encore le pompage de CO2. Dans la bande équatoriale, les remontées
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fortement sous l’effet de leur réchauffement. De plus, dans le Pacifique équatorial, la pompe
biologique est limitée par le fer (zone HNLC). On estime à partir des mesures de
que le flux net annuel de CO, anthropique pompé par l’océan est de 2 ± 1 GtC.a1.
8.8. Propagation de la perturbation anthropique en profondeur
L’efficacité de la régulation de PCJ'™’sph<;repar l’océan dépend fortement de la vitesse à
laquelle le CO, anthropique absorbé dans les eaux de surface peut être transporté et stocké
dans les eaux profondes. L’évaluation directe de la variation du CID au cours du temps est
difficile. La perturbation anthropique a entraîné des variations significatives du Ô13C et du
A14C atmosphérique (Exercice d’approfondissement 5). On utilise ces signatures isotopiques
pour suivre la propagation du carbone anthropique dans l’océan.
La combustion des carburants fossiles injecte dans l’atmosphère du CO, très appauvri en 12C. Les mesures effectuées dans l’océan Pacifique en 1970 et en 1990 montrent
qu’une baisse du ô13C est perceptible jusqu’à 300 m à l’équateur, entre 700 m et plus de
1000 m dans les gyres subtropicaux et aux hautes latitudes. Cela traduit l’arrivée de carbone
anthropique en 20 ans à ces profondeurs (Figure 8.15). Ces données, associées à l’évolution
du ô13C dans l’atmosphère et la biosphère, permettent de déterminer la part respective de
1 océan et de l’atmosphère dans l’absorption du carbone anthropique.
( De même la perturbation du A14C par les essais nucléaires à l’air libre est visible jusqu à
des profondeurs allant de 300 m à l’équateur jusqu’à environ 600-1 000 m de profondeur
dans les zones subtropicales, seulement 20 ans après le début des essais (Figure 3.2). Or,
Figure 8.15. Évolution du ô13C de l’eau de mer entre 1970 (losanges noirs)
et 1990 (carrés blancs) en fonction de la profondeur.
Notez la différence de profondeur de pénétration entre le tropique et I équateur. Les
données ont été obtenues dans l'océan Pacifique. Modifié d après Quai et al., 199
