LES ÉCHANGES DE C02 ENTRE L’OCÉAN ET L’ATMOSPHÈRE
237
8.6. Observation de la perturbation anthropique dans les eaux
de surface
Alors que l’effet des émissions anthropiques sur la concentration du CO, dans l’atmosphère a été mesuré depuis près d’un demi-siècle par D. Keeling à Hawaii, l’effet de ces
émissions sur la concentration océanique du carbone a été beaucoup plus difficile à mettre en
évidence. En effet, les variations saisonnières de
" sont très supérieures à l’augmentation du CID due à l’augmentation de Pca™osphere La mjse en pjace quelques stations marines
permanentes a permis la première estimation directe de l’absorption du CO, anthropique par
l’océan de surface. Les données obtenues à la station américaine BATS aux Bermudes confirment que l’effet anthropique est faible par rapport aux variations saisonnières (Figure 8.14).
r ir
I
, n/
1
natmosphère
Deaudemer
En 15 ans, le CID a augmente en moyenne de 1 %, alors que r C(^
et t CÜ2
ont augmenté de 10 % (on retrouve bien le facteur de Revelle !). Au contraire, l’alcalinité ne montre
j
• . ' i
-r
.
y-, atmosphère
n eau de mer
.
pas de variations a long terme. La comparaison de 1CÛ2
et 1CÛ2
montre que dans
cette zone, l’océan absorbe du CO, de l’automne au printemps, qu’il ne dégaze faiblement
que l’été et qu’en moyenne, il se comporte en puits de CO,.
Le CID est maximum en hiver à cause de l’approfondissement de la couche de mélange
qui permet l’apport d’eaux riches en CID et aux basses températures qui favorisent le pompage de CO,. Au contraire, le CID est minimum à la fin de l’été, quand une grande quantité
de CO2 dissous a été consommée par l’activité biologique ou a été dégazée des eaux chauffées par le soleil.ÇPJo2demer n’est pas en phase avec le CID. Pcc>2
est minimum en hiver
quand les eaux sont froides et que le mélange vertical fait remonter vers la surface des eaux
plus profondes riches en CO et P™ de mer est maximum en été quand les eaux sont chaudes.
2
F>gure 8.13. Évolution
du carbone inorganique
dissous à la station BATS
(Bermudes) de 1984 à
2001.
L’échelle du ô13C est
mversée pour montrer le
lien avec le CID. Modifié
d après Gruber et al., 2002.
Année
Alc„ (gmol.kg ')
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8.6. Observation de la perturbation anthropique dans les eaux
de surface
Alors que l’effet des émissions anthropiques sur la concentration du CO, dans l’atmosphère a été mesuré depuis près d’un demi-siècle par D. Keeling à Hawaii, l’effet de ces
émissions sur la concentration océanique du carbone a été beaucoup plus difficile à mettre en
évidence. En effet, les variations saisonnières de
" sont très supérieures à l’augmentation du CID due à l’augmentation de Pca™osphere La mjse en pjace quelques stations marines
permanentes a permis la première estimation directe de l’absorption du CO, anthropique par
l’océan de surface. Les données obtenues à la station américaine BATS aux Bermudes confirment que l’effet anthropique est faible par rapport aux variations saisonnières (Figure 8.14).
r ir
I
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natmosphère
Deaudemer
En 15 ans, le CID a augmente en moyenne de 1 %, alors que r C(^
et t CÜ2
ont augmenté de 10 % (on retrouve bien le facteur de Revelle !). Au contraire, l’alcalinité ne montre
j
• . ' i
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y-, atmosphère
n eau de mer
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pas de variations a long terme. La comparaison de 1CÛ2
et 1CÛ2
montre que dans
cette zone, l’océan absorbe du CO, de l’automne au printemps, qu’il ne dégaze faiblement
que l’été et qu’en moyenne, il se comporte en puits de CO,.
Le CID est maximum en hiver à cause de l’approfondissement de la couche de mélange
qui permet l’apport d’eaux riches en CID et aux basses températures qui favorisent le pompage de CO,. Au contraire, le CID est minimum à la fin de l’été, quand une grande quantité
de CO2 dissous a été consommée par l’activité biologique ou a été dégazée des eaux chauffées par le soleil.ÇPJo2demer n’est pas en phase avec le CID. Pcc>2
est minimum en hiver
quand les eaux sont froides et que le mélange vertical fait remonter vers la surface des eaux
plus profondes riches en CO et P™ de mer est maximum en été quand les eaux sont chaudes.
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F>gure 8.13. Évolution
du carbone inorganique
dissous à la station BATS
(Bermudes) de 1984 à
2001.
L’échelle du ô13C est
mversée pour montrer le
lien avec le CID. Modifié
d après Gruber et al., 2002.
Année
Alc„ (gmol.kg ')
