LES ISOTOPES STABLES
113
S15N (%o)
0
2
4
6
8
10
12
Figure 3.14. Fractionnement des isotopes de l’azote le long de la chaîne alimentaire.
a) En l’absence de fixation de N2 par les bactéries, le ô’5N du nitrate des eaux profondes
qui alimentent la couche euphotique est d’environ + 6 %o. Quand l’azote n’est pas limitant,
le phytoplancton (ici une diatomée et un flagellé), assimile préférentiellement ,4N. Ensuite,
à chaque niveau de la chaîne trophique (ici un copépode herbivore et un cténophore
carnivore), le ô15N du zooplancton augmente de 3,5 %o environ, b) Variation du Ô,5N dans un
copépode dont la nourriture a un Ô15N de 0 %o. Modifié d’après Montoya, 1994.
Figure 3.15. Variation du logarithme de
la concentration en mercure en fonction
du Ô15N de différents organismes marins
dans le golfe des Farallones (qui borde
San Francisco en Californie).
Le mercure subit une bioconcentration
le long de la chaîne alimentaire, euph :
euphausiacé (krill). ras : rascasse, anch :
anchois, gui-t : Guillemot de Troï. corm :
cormoran, mac : macareux rhinocéros,
gui-c ; guillemot colombin. ota : otarie.
Modifié d’après Jarman ef al., 1996.
La dénitrification s’accompagne également d’un fort enrichissement du nitrate en '’N
qui peut être utilisé comme traceur de masse d’eau sur plus de 1 000 km (Liu et Kaplan,
1989). Les eaux usées sont également marquées isotopiquement par la dénitrification. Il est
possible de contrôler leur arrivée dans le milieu côtier avant même que les effets de l’eutrophisation liée aux rejets excessifs de nitrate ne deviennent perceptibles.
3.8. Les fractionnements des isotopes du soufre
La principale source de fractionnement des isotopes du soufre est la réduction de SOj en
H2S par des bactéries durant laquelle une différence allant jusqu’à 60 %o peut exister entre
SOj et H2S. Cette réduction est à l’origine de la différence de composition isotopique entre
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S15N (%o)
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2
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6
8
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Figure 3.14. Fractionnement des isotopes de l’azote le long de la chaîne alimentaire.
a) En l’absence de fixation de N2 par les bactéries, le ô’5N du nitrate des eaux profondes
qui alimentent la couche euphotique est d’environ + 6 %o. Quand l’azote n’est pas limitant,
le phytoplancton (ici une diatomée et un flagellé), assimile préférentiellement ,4N. Ensuite,
à chaque niveau de la chaîne trophique (ici un copépode herbivore et un cténophore
carnivore), le ô15N du zooplancton augmente de 3,5 %o environ, b) Variation du Ô,5N dans un
copépode dont la nourriture a un Ô15N de 0 %o. Modifié d’après Montoya, 1994.
Figure 3.15. Variation du logarithme de
la concentration en mercure en fonction
du Ô15N de différents organismes marins
dans le golfe des Farallones (qui borde
San Francisco en Californie).
Le mercure subit une bioconcentration
le long de la chaîne alimentaire, euph :
euphausiacé (krill). ras : rascasse, anch :
anchois, gui-t : Guillemot de Troï. corm :
cormoran, mac : macareux rhinocéros,
gui-c ; guillemot colombin. ota : otarie.
Modifié d’après Jarman ef al., 1996.
La dénitrification s’accompagne également d’un fort enrichissement du nitrate en '’N
qui peut être utilisé comme traceur de masse d’eau sur plus de 1 000 km (Liu et Kaplan,
1989). Les eaux usées sont également marquées isotopiquement par la dénitrification. Il est
possible de contrôler leur arrivée dans le milieu côtier avant même que les effets de l’eutrophisation liée aux rejets excessifs de nitrate ne deviennent perceptibles.
3.8. Les fractionnements des isotopes du soufre
La principale source de fractionnement des isotopes du soufre est la réduction de SOj en
H2S par des bactéries durant laquelle une différence allant jusqu’à 60 %o peut exister entre
SOj et H2S. Cette réduction est à l’origine de la différence de composition isotopique entre
