cesse la présentation et le contenu de l'ouvrage. Il restait à trouver un
éditeur : après bien des espoirs déçus, voici que grâce à Raymond
Chabaud, qui a droit à toute notre gratitude, le problème s'est trouvé
résolu.
Voici donc enfin mise en route cette faune des Vertébrés sahariens que
nous attendions depuis si longtemps. Tous les voyageurs sahariens s'en
réjouiront, qu'il s'agisse de touristes intelligents (il n'en manque pas), et
aussi de zoologistes professionnels, trop souvent arrêtés encore par
l'identité d'une chauve-souris, d'une gerbille, d'une couleuvre ou d'un
gecko.
Michel Le Berre était l'homme capable de mener à bien un aussi vaste
projet, à la fois par sa solide formation de zoologiste et par sa grande
expérience des milieux sahariens.
Aussi aura-t-il pu rédiger une oeuvre destinée à devenir très vite un
classique et nous dirons bientôt, dans la dune, dans l'oued ou dans la
montagne : "J'ai trouvé un serpent... Passe-moi le Le Berre"
Comme un tel ouvrage m'eût rendu service quand, il y a maintenant
plus d'un demi-siècle, j'abordais le désert mauritanien ! Mais bienheureux
le voyageur d'aujourd'hui : lui au moins aura le privilège d'emporter le
Le Berre dans son sac à dos...
Théodore Monod
6
éditeur : après bien des espoirs déçus, voici que grâce à Raymond
Chabaud, qui a droit à toute notre gratitude, le problème s'est trouvé
résolu.
Voici donc enfin mise en route cette faune des Vertébrés sahariens que
nous attendions depuis si longtemps. Tous les voyageurs sahariens s'en
réjouiront, qu'il s'agisse de touristes intelligents (il n'en manque pas), et
aussi de zoologistes professionnels, trop souvent arrêtés encore par
l'identité d'une chauve-souris, d'une gerbille, d'une couleuvre ou d'un
gecko.
Michel Le Berre était l'homme capable de mener à bien un aussi vaste
projet, à la fois par sa solide formation de zoologiste et par sa grande
expérience des milieux sahariens.
Aussi aura-t-il pu rédiger une oeuvre destinée à devenir très vite un
classique et nous dirons bientôt, dans la dune, dans l'oued ou dans la
montagne : "J'ai trouvé un serpent... Passe-moi le Le Berre"
Comme un tel ouvrage m'eût rendu service quand, il y a maintenant
plus d'un demi-siècle, j'abordais le désert mauritanien ! Mais bienheureux
le voyageur d'aujourd'hui : lui au moins aura le privilège d'emporter le
Le Berre dans son sac à dos...
Théodore Monod
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