Genre Viper a, Laurenti 1768
Ce genre est représenté dans la zone saharienne par une seule espèce.
Vipera lebetina
(Linnaeus 1758) (Sysf. Nat., ed. 10. )
Synonymes : Coluber lebetinus Linnaeus 1758 ; Vipera brachyura
Schlegel 1837 ; Vipera euphratica Martin 1838; Echidna mauritanica
Guichenotl854.
Noms usuels : Fr. : Vipère lébétine - An. : Daudin's viper - Ar. :
Daguerjah,
(Halima, Maroc),
(Lefaa, Oran) - Ta. : +1 s : +
(Tanerwet) - Al. : Atlaslotter, Levanteviper.
Description :
Vipère de grande taille, trapue, à queue courte, bien distincte du corps.
La tête, triangulaire, est presque aussi large, en arrière, que longue ; le
diamètre du cou représente le tiers de la largeur de la tête. Les narines
s'ouvrent sur les côtés de la tête. Sur le front, 7 à 12 écailles entre les yeux ;
9 à 13 supra-labiales. Les écailles de la partie antérieure de la tête sont
lisses ou carénées. Les écailles dorsales sont finement carénées et
disposées transversalement en 23 à 27 rangs ; les ventrales sont disposées
sur 147 à 180 rangs (147 à 177 chez les mâles, 152 à 180 chez les femelles)
et les sous-caudales sur 46 à 52 rangs (49 à 52 chez les mâles, 46 à 48 chez
les femelles) ; l'anale est simple.
LT max. : 1.640 mm (mais atteint couramment 1.200 mm et un diamètre
de 120 mm) ; LC (mâle, femelle) : 960,1350 mm ; LQ : 120,170 mm.
Formule caudale 10/58 à 10/62.
La coloration est proche de celle de C. vipera. La coloration foncière
de la face supérieure varie de gris à rougeâtre. La ligne vertébrale est
constituée d'un chapelet de taches noires ou brun clair, souvent
coalescentes, formant soit une ligne sinueuse, soit des barres transversales.
La tête porte une large bande sombre, en chevron, de la rostrale aux
tempes ; un trait sombre de l'oeil à la commissure buccale ; une tache
arrondie ou une barre sous l'oeil. La face inférieure est blanchâtre, gris ou
brun clair, tacheté de gris. L'extrémité de la queue est jaune.
Biologie :
La vipère lébétine fréquente les collines broussailleuses, les régions
non sableuses et ne s'éloigne pas beaucoup des points d'eau. Elle est diurne
en saison froide, nocturne en saison chaude. Selon Doumergue (1901), ses
mouvements sont relativement lents et lourds. Cette vipère ne manifeste
une activité alimentaire que lorsque la température extérieure est
supérieure à 19 à 20°C (d'avril à octobre). Son alimentation est constituée
de proies vivantes (lagomorphes, rongeurs, oiseaux, lézards, crapauds,
gros insectes) qu'elle poursuit jusqu'à la capture. En captivité, une
ebétine consomme une quinzaine de souris par an, sans doute un peu plus
dans la nature. Elle effectue une à deux mues par an entre mai et octobre.
302
Ce genre est représenté dans la zone saharienne par une seule espèce.
Vipera lebetina
(Linnaeus 1758) (Sysf. Nat., ed. 10. )
Synonymes : Coluber lebetinus Linnaeus 1758 ; Vipera brachyura
Schlegel 1837 ; Vipera euphratica Martin 1838; Echidna mauritanica
Guichenotl854.
Noms usuels : Fr. : Vipère lébétine - An. : Daudin's viper - Ar. :
Daguerjah,
(Halima, Maroc),
(Lefaa, Oran) - Ta. : +1 s : +
(Tanerwet) - Al. : Atlaslotter, Levanteviper.
Description :
Vipère de grande taille, trapue, à queue courte, bien distincte du corps.
La tête, triangulaire, est presque aussi large, en arrière, que longue ; le
diamètre du cou représente le tiers de la largeur de la tête. Les narines
s'ouvrent sur les côtés de la tête. Sur le front, 7 à 12 écailles entre les yeux ;
9 à 13 supra-labiales. Les écailles de la partie antérieure de la tête sont
lisses ou carénées. Les écailles dorsales sont finement carénées et
disposées transversalement en 23 à 27 rangs ; les ventrales sont disposées
sur 147 à 180 rangs (147 à 177 chez les mâles, 152 à 180 chez les femelles)
et les sous-caudales sur 46 à 52 rangs (49 à 52 chez les mâles, 46 à 48 chez
les femelles) ; l'anale est simple.
LT max. : 1.640 mm (mais atteint couramment 1.200 mm et un diamètre
de 120 mm) ; LC (mâle, femelle) : 960,1350 mm ; LQ : 120,170 mm.
Formule caudale 10/58 à 10/62.
La coloration est proche de celle de C. vipera. La coloration foncière
de la face supérieure varie de gris à rougeâtre. La ligne vertébrale est
constituée d'un chapelet de taches noires ou brun clair, souvent
coalescentes, formant soit une ligne sinueuse, soit des barres transversales.
La tête porte une large bande sombre, en chevron, de la rostrale aux
tempes ; un trait sombre de l'oeil à la commissure buccale ; une tache
arrondie ou une barre sous l'oeil. La face inférieure est blanchâtre, gris ou
brun clair, tacheté de gris. L'extrémité de la queue est jaune.
Biologie :
La vipère lébétine fréquente les collines broussailleuses, les régions
non sableuses et ne s'éloigne pas beaucoup des points d'eau. Elle est diurne
en saison froide, nocturne en saison chaude. Selon Doumergue (1901), ses
mouvements sont relativement lents et lourds. Cette vipère ne manifeste
une activité alimentaire que lorsque la température extérieure est
supérieure à 19 à 20°C (d'avril à octobre). Son alimentation est constituée
de proies vivantes (lagomorphes, rongeurs, oiseaux, lézards, crapauds,
gros insectes) qu'elle poursuit jusqu'à la capture. En captivité, une
ebétine consomme une quinzaine de souris par an, sans doute un peu plus
dans la nature. Elle effectue une à deux mues par an entre mai et octobre.
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