V.
Genre Cerastes, Wagler 1830
Ce genre est représenté dans la zone saharienne par deux espèces.
Cerastes cerastes
(Linnaeus 1758) (Syst. Nat., ed. 10,1 : 217 )
Synonymes : Coluber cerastes Linnaeus 1758 ; Cerastes comutus (Linnaeus
1758).
Noms usuels : Fr. : Vipère à corne - An. : Horned viper, greater cerastes
viper - Ar. :
(Lefaa), Lefan Bin Kurun (Libye) - Ta. : + 6 Il +
(Tachelt), >CO + * (Kemerto)- Al. : Hornviper.
Description :
Vipère de taille moyenne, au corps trapu terminé par une queue courte
et pointue. La tête est triangulaire, plus large que celle d'E. carinatus.
Les écailles dorsales et céphaliques sont carénées. Les sus-orbitales,
sourcilières et frontales sont sub-pyramidales. Très souvent, l'écaille
supra-oculaire est en forme de corne, en arrière de chaque oeil (les
individus sans cornes appartiennent à la variété mutila). On compte : 28
à 35 écailles dorsales en travers du corps, 130 à 165 ventrales, 28 à 42 souscaudales doubles, une anale simple ; 15 écailles, ou plus, entre les yeux.
LT max. : 730 mm, (m = 500 mm).
Formule caudale : 10/67 à 10/76 pour les mâles et 10/88 à 10/101 pour
les femelles.
La coloration foncière de la face supérieure est jaune sable pâle, avec
30 à 36 taches ou bandes transversales plus sombres plus ou moins bien
marquées, souvent confluentes. Le dessous est blanc jaunâtre immaculé.
L'extrémité de la queue est noirâtre.
Biologie :
La vipère à cornes fréquente des milieux très variés : hammada, daya,
reg, éboulis rocheux, lits d'oueds, dunes. Plutôt erratique en été et
sédentaire en hiver, elle s'abrite sous les pierres, ou dans des terriers de
rongeurs. Elle est active toute l'année, mais plutôt le soir et la nuit ; dans
les zones sableuses, elle passe la journée enfouie sous une mince couche de
sable, yeux à l'extérieur. Elle se déplace par des mouvements lents de
reptation latérale (side-winding) qui laissent dans le sable des traces
scalariformes typiques.
Elle chasse à l'affût ou à courre des petits vertébrés (lézards, oiseaux,
gerboises, gerbilles, souris) ou des arthropodes (galéodes). Elle tue ses
proies grâce à un venin très actif (un moineau meurt en 27 à 90 secondes),
très dangereux pour l'homipe. Elle siffle fortement quand elle est
dérangée.
La saison de reproduction est située au printemps, moment où les mâles
s affrontent fréquemment. Les accouplements ont lieu de fin mai à fin juin,
ils durent de 36 heures à 4 jours. Les femelles, matures à 3-4 ans, ne
s'accouplent qu'une à deux fois par an. Elles pondent, 45 à 60 jours après, 12
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Genre Cerastes, Wagler 1830
Ce genre est représenté dans la zone saharienne par deux espèces.
Cerastes cerastes
(Linnaeus 1758) (Syst. Nat., ed. 10,1 : 217 )
Synonymes : Coluber cerastes Linnaeus 1758 ; Cerastes comutus (Linnaeus
1758).
Noms usuels : Fr. : Vipère à corne - An. : Horned viper, greater cerastes
viper - Ar. :
(Lefaa), Lefan Bin Kurun (Libye) - Ta. : + 6 Il +
(Tachelt), >CO + * (Kemerto)- Al. : Hornviper.
Description :
Vipère de taille moyenne, au corps trapu terminé par une queue courte
et pointue. La tête est triangulaire, plus large que celle d'E. carinatus.
Les écailles dorsales et céphaliques sont carénées. Les sus-orbitales,
sourcilières et frontales sont sub-pyramidales. Très souvent, l'écaille
supra-oculaire est en forme de corne, en arrière de chaque oeil (les
individus sans cornes appartiennent à la variété mutila). On compte : 28
à 35 écailles dorsales en travers du corps, 130 à 165 ventrales, 28 à 42 souscaudales doubles, une anale simple ; 15 écailles, ou plus, entre les yeux.
LT max. : 730 mm, (m = 500 mm).
Formule caudale : 10/67 à 10/76 pour les mâles et 10/88 à 10/101 pour
les femelles.
La coloration foncière de la face supérieure est jaune sable pâle, avec
30 à 36 taches ou bandes transversales plus sombres plus ou moins bien
marquées, souvent confluentes. Le dessous est blanc jaunâtre immaculé.
L'extrémité de la queue est noirâtre.
Biologie :
La vipère à cornes fréquente des milieux très variés : hammada, daya,
reg, éboulis rocheux, lits d'oueds, dunes. Plutôt erratique en été et
sédentaire en hiver, elle s'abrite sous les pierres, ou dans des terriers de
rongeurs. Elle est active toute l'année, mais plutôt le soir et la nuit ; dans
les zones sableuses, elle passe la journée enfouie sous une mince couche de
sable, yeux à l'extérieur. Elle se déplace par des mouvements lents de
reptation latérale (side-winding) qui laissent dans le sable des traces
scalariformes typiques.
Elle chasse à l'affût ou à courre des petits vertébrés (lézards, oiseaux,
gerboises, gerbilles, souris) ou des arthropodes (galéodes). Elle tue ses
proies grâce à un venin très actif (un moineau meurt en 27 à 90 secondes),
très dangereux pour l'homipe. Elle siffle fortement quand elle est
dérangée.
La saison de reproduction est située au printemps, moment où les mâles
s affrontent fréquemment. Les accouplements ont lieu de fin mai à fin juin,
ils durent de 36 heures à 4 jours. Les femelles, matures à 3-4 ans, ne
s'accouplent qu'une à deux fois par an. Elles pondent, 45 à 60 jours après, 12
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