Varanus griseus
(Daudinl803) (Hist. Nat. Rept., 8 : 35)
Synonymes : Tupinanbis griseus Daudin 1803 ; Varanus scincus Merrem
1820; Varanus arenarius Geoffroy 1827; Varanus striatus Owen 1845 ;
Varanus arenaceus Gervais 1848 ; Psammosaurus arabicus Hemprich et
Ehrenberg 1899.
Noms usuels : Fr. : Varan du désert - An. : Desert monitor - Ar. :
^4,4$
(Warane) - Ta. : i+* (Arata).
Description :
C'est le plus grand des lézards du Sahara. Ses formes sont élancées. Les
pattes, longues, supportent un corps allongé, terminé par une queue
cylindrique, effilée, plus longue que le corps.
Le revêtement est constitué d'écailles dorsales petites, lisses ou
faiblement carénées. Les écailles céphaliques sont petites, sub-égales, en
granules. Les écailles ventrales sont disposées sur 110 à 125 rangs.
Le cou est particulièrement long. La tête est étroite et allongée, le
museau déprimé à son extrémité. Les narines sont en fente oblique, placées
près des yeux. La langue bifide est longue et extensible comme celle des
serpents. Les doigts sont plutôt courts. La queue, à section ronde, ne porte
pas de crête caudale.
LC : 600 mm ; LQ : 900 mm ; LT 1.500 mm max.
La face dorsale présente des taches vermiculées et des bandes
transversales plus sombres qui se détachent sur le fond clair (gris-jaune ou
beige). La face ventrale est gris clair. Les jeunes portent des taches jaunes
et des bandes transversales brun foncé.
Biologie :
Varanus griseus est une espèce diurne dont l'activité peut se prolonger
la nuit lorsque la température est élevée. En hiver, par contre, une
diapause obligatoire est observée d'octobre à mars.
Le varan est sédentaire. Il effectue d'importants déplacements
quotidiens (4 à 5 km) sur son domaine vital, dont la superficie varie de 100
à 500 hectares. Celui-ci est établi, le plus souvent dans des zones sableuses
(ergs, lits d'oueds), mais aussi parfois, dans des zones caillouteuses
(dayas, gassi). Il creuse son terrier dans les berges des oueds, souvent sous
de grandes dalles de rochers. C'est souvent un terrier de rongeur aménagé
dont la longueur peut atteindre deux mètres de long et peut présenter
plusieurs issues. Le varan s'y repose et hiverne.
Le varan chasse à courre. Son régime alimentaire comprend aussi bien
de gros insectes (criquets), que des reptiles (scinques, uromastix, vipères à
cornes et congénères de petite taille), des oiseaux (et oeufs) et des
mammifères (gerbilles).
La ponte a lieu en juin. Elle se compose de cinq à douze oeufs (30x20
millimètres).
En présence de concurrents ou d'ennemis potentiels, le varan se gonfle,
souffle violemment et cingle l'air ou l'opposant de sa queue.
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(Daudinl803) (Hist. Nat. Rept., 8 : 35)
Synonymes : Tupinanbis griseus Daudin 1803 ; Varanus scincus Merrem
1820; Varanus arenarius Geoffroy 1827; Varanus striatus Owen 1845 ;
Varanus arenaceus Gervais 1848 ; Psammosaurus arabicus Hemprich et
Ehrenberg 1899.
Noms usuels : Fr. : Varan du désert - An. : Desert monitor - Ar. :
^4,4$
(Warane) - Ta. : i+* (Arata).
Description :
C'est le plus grand des lézards du Sahara. Ses formes sont élancées. Les
pattes, longues, supportent un corps allongé, terminé par une queue
cylindrique, effilée, plus longue que le corps.
Le revêtement est constitué d'écailles dorsales petites, lisses ou
faiblement carénées. Les écailles céphaliques sont petites, sub-égales, en
granules. Les écailles ventrales sont disposées sur 110 à 125 rangs.
Le cou est particulièrement long. La tête est étroite et allongée, le
museau déprimé à son extrémité. Les narines sont en fente oblique, placées
près des yeux. La langue bifide est longue et extensible comme celle des
serpents. Les doigts sont plutôt courts. La queue, à section ronde, ne porte
pas de crête caudale.
LC : 600 mm ; LQ : 900 mm ; LT 1.500 mm max.
La face dorsale présente des taches vermiculées et des bandes
transversales plus sombres qui se détachent sur le fond clair (gris-jaune ou
beige). La face ventrale est gris clair. Les jeunes portent des taches jaunes
et des bandes transversales brun foncé.
Biologie :
Varanus griseus est une espèce diurne dont l'activité peut se prolonger
la nuit lorsque la température est élevée. En hiver, par contre, une
diapause obligatoire est observée d'octobre à mars.
Le varan est sédentaire. Il effectue d'importants déplacements
quotidiens (4 à 5 km) sur son domaine vital, dont la superficie varie de 100
à 500 hectares. Celui-ci est établi, le plus souvent dans des zones sableuses
(ergs, lits d'oueds), mais aussi parfois, dans des zones caillouteuses
(dayas, gassi). Il creuse son terrier dans les berges des oueds, souvent sous
de grandes dalles de rochers. C'est souvent un terrier de rongeur aménagé
dont la longueur peut atteindre deux mètres de long et peut présenter
plusieurs issues. Le varan s'y repose et hiverne.
Le varan chasse à courre. Son régime alimentaire comprend aussi bien
de gros insectes (criquets), que des reptiles (scinques, uromastix, vipères à
cornes et congénères de petite taille), des oiseaux (et oeufs) et des
mammifères (gerbilles).
La ponte a lieu en juin. Elle se compose de cinq à douze oeufs (30x20
millimètres).
En présence de concurrents ou d'ennemis potentiels, le varan se gonfle,
souffle violemment et cingle l'air ou l'opposant de sa queue.
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