ATTACHÉS OU MOBILES
Pourquoi
cette
différence
fondamentale entre « terriens » et
« merriens » ? Elle vient du fait que
l’eau charrie des nuages de
nourriture, sous forme de petits
poissons, de plancton ou de
particules organiques. On n’a pas
forcément besoin de courir pour
attraper cette manne omniprésente.
Il suffit d’attendre sur place en
déployant des structures adaptées
à sa capture.
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Sur ce tombant,
des gorgones
/Paramuricea
clavataj,
filtreurs passifs,
et des éponges
encroûtantes
bleues /Phorbas
tenaciorj et orange
fCrambe crambe
et Spirastrella
cunctatrixj,
filtreurs actifs.
Toute cette faune
fixée contribue
à la beauté du
monde sous-marin.
Les filtreurs passifs
Parmi ces structures, nombreux sont les organismes possédant des
tentacules, avant tout les cœlentérés dont les polypes ne sont pas sans
rappeler des fleurs. Ces tentacules sont autant de bras tendus qui attendent
patiemment l’arrivée d’une proie, dont la taille peut varier d’un animalcule
microscopique (pour une gorgone) à un poisson (pour une grande anémone
de mer). Les tentacules sont pourvus de cellules urticantes, voire paralysantes,
les nématocystes, et chaque proie est dûment immobilisée avant d’être
transportée vers une bouche située au beau milieu des tentacules. Souvent,
la forme coloniale contribue à une meilleure filtration de l’eau. Ainsi, les
« plumes » des hydraires et les « éventails » des gorgones se dressent
perpendiculairement au courant qui leur amène la nourriture particulaire.
Inutile de citer ici tous les noms de ces êtres tentaculaires : vous les retrouverez
plus loin, classés parmi les hydrozoaires, les hexacoralliaires et les
octocoral liai res.
Les coelentérés n'ont pas le monopole des tentacules : on en trouve
chez des mollusques comme Thylacodes arenarius ou L/maria hians et des
vers comme Lanice conchilega et Eupolymnia nebulosa.
Mais la plupart des vers sédentaires filtrent l’eau à l’aide d’un panache de
branchies qui entourent la bouche. Il s’agit de longs filaments plumeux munis
de soies très fines retenant littéralement tout ce qui leur tombe dessus.
Ces panaches peuvent être rétractés dans les tubes construits par ces vers
et vous ne les verrez de près que si vous vous en approchez très lentement
et en retenant votre souffle ! Les plus connus de ces vers tubicoles sont les
sabelles, les spirographes et les serpules.
Certains échinodermes filtrent l'eau à l'aide de leurs bras « poilus » munis
de piquants ou de pinnules, comme c’est le cas chez Antedon bifide ou
Ophiothrix fragilis.
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