tta c h é s ou
m obiles
Les
h a b ita n ts de la
roche
Bien que, proportionnellement, la surface des fonds rocheux
soit moins importante que celle des substrats meubles (sable,
vase) ou des prairies, c’est pourtant là que se dirigeront la plupart
des plongeurs. La vie s’y manifeste en effet de façon plus
spectaculaire, et elle s’offre à vos yeux avec ses multiples facettes
et sa palette de couleurs inégalées.
Un monde mal connu
La mer livre difficilement ses secrets. De ce monde mal connu, les marins
ramenèrent des légendes qui peuplent les histoires de mer. Locéanographie
a débuté timidement, en Méditerranée : en 1725 le comte Louis-Ferdinand
de Marsilli publia son Histoire physique de la Mer, ouvrage dans lequel il
aborde, entre autres, la nature des fonds marins, la salinité, la température
et la biologie du corail rouge. Mais l’étude scientifique de la mer n’a pris son
véritable envol que bien plus tard. On estime en général que la célèbre
expédition du navire britannique Challenger en 1872 marque le début de
l'océanographie. Bientôt, d’autres expéditions semblables suivirent, puis les
premières stations de biologie marine virent le jour.
Alors que les chaluts, les dragues et les bennes ramenaient vers la surface
une abondance de créatures des fonds meubles, les habitants de la roche
étaient plus difficiles à capturer. Ils se cachaient dans des trous ou vivaient
dans des grottes, ou alors ils étaient fermement attachés. En fait, pour bien
les étudier, il fallait aller au fond. Parmi les premiers à le faire, toujours en
Méditerranée, citons Cavolini en 1785 (I), Milne Edwards en 1845 et
Louis Boutan en 1884. Mais c'est surtout depuis la deuxième guerre mondiale
que les biologistes sont devenus plongeurs. Les noms de Hans Hass
(Allemagne), Pierre Drach (France) et Rupert Riedl (Autriche) sont indissociables
de cette ère nouvelle.
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K
La découverte
des fonds
rocheux
procure des
joies immenses
à l’amateur
de vie marine.
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