LA VIE CACHÉE
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toutes ces merveilles venues des grands fonds. Certaines
sont remontées de plus de cent mètres ! Ou alors
payez-lui un pot et donnez-lui un seau. Il vous y mettra
ce qu’il aurait rejeté à la mer.
Retournons au sable, où vivent plusieurs espèces
d’oursins dits irréguliers, parce qu’ils ne sont pas circulaires,
mais ovales. Il y a là l’oursin-coeur (Ech/nocardium
cordatum) et l’oursin de sable (Brissus unicolor), une
espèce endémique longue de 13 cm. Le spatangue
pourpre (Spatangus purpureus) est plus coloré que les
deux espèces précédentes qui sont grisâtres.
Pour voir les animaux vivants, il faut creuser le sable
Le test
d’oursin-coeur
(0\/a canaliferusj
témoigne
de la vie qui
se déroule
sous le sable.
à l'aveuglette. Par contre, il n’est pas rare de trouver les tests calcaires des
animaux morts. Ces magnifiques squelettes sont très fragiles ; pour les
emporter à la maison il faudra bien les emballer.
Parmi les vers et les mollusques, il y a également un bon nombre de
détritivores, dont le pied-de-pélican (Aporrhais pespelecanï) avec sa belle
coquille.
Les prédateurs
La tête d'une
crevette
égyptienne
fMetapenaeopsis
aegypticaj
émerge
du sable.
ùl
Tous les filtreurs et détritivores attirent des prédateurs pour compléter la
chaîne alimentaire. Dans le bassin oriental de la Méditerranée, un grand
polychète rouge, le ver de feu (Hermodice carunculata) n'est pas rare.
Paradoxalement, cet animal, qui est rare dans la partie occidentale de la
Méditerranée, se retrouve aux Antilles. Ce ver n’est pas très comestible :
les soies blanches qui ornent son corps causent des brûlures désagréables.
Un plongeur averti en vaut deux !
La squille, ou galère (Squilla mentis), est l’équivalent marin de la mante
religieuse, un féroce carnivore long de 25 centimètres. Votre meilleure
chance d'apercevoir ce splendide crustacé multicolore est au marché de
poissons.
D’autres crustacés vivent cachés dans le
sable, comme la caramote (Melicerthus
kerathurus) ou le crabe nageur (Portunus
hastutusj).
Le rocher épineux (Bolinus brandaris)
et le natice (Notice hebreee) sont des
gastéropodes prédateurs. Le dernier est un
chasseur de bivalves qu’il va chercher dans
le sable. A l’aide de sa radula, il pratique un
petit trou dans la coquille de sa proie, pour
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toutes ces merveilles venues des grands fonds. Certaines
sont remontées de plus de cent mètres ! Ou alors
payez-lui un pot et donnez-lui un seau. Il vous y mettra
ce qu’il aurait rejeté à la mer.
Retournons au sable, où vivent plusieurs espèces
d’oursins dits irréguliers, parce qu’ils ne sont pas circulaires,
mais ovales. Il y a là l’oursin-coeur (Ech/nocardium
cordatum) et l’oursin de sable (Brissus unicolor), une
espèce endémique longue de 13 cm. Le spatangue
pourpre (Spatangus purpureus) est plus coloré que les
deux espèces précédentes qui sont grisâtres.
Pour voir les animaux vivants, il faut creuser le sable
Le test
d’oursin-coeur
(0\/a canaliferusj
témoigne
de la vie qui
se déroule
sous le sable.
à l'aveuglette. Par contre, il n’est pas rare de trouver les tests calcaires des
animaux morts. Ces magnifiques squelettes sont très fragiles ; pour les
emporter à la maison il faudra bien les emballer.
Parmi les vers et les mollusques, il y a également un bon nombre de
détritivores, dont le pied-de-pélican (Aporrhais pespelecanï) avec sa belle
coquille.
Les prédateurs
La tête d'une
crevette
égyptienne
fMetapenaeopsis
aegypticaj
émerge
du sable.
ùl
Tous les filtreurs et détritivores attirent des prédateurs pour compléter la
chaîne alimentaire. Dans le bassin oriental de la Méditerranée, un grand
polychète rouge, le ver de feu (Hermodice carunculata) n'est pas rare.
Paradoxalement, cet animal, qui est rare dans la partie occidentale de la
Méditerranée, se retrouve aux Antilles. Ce ver n’est pas très comestible :
les soies blanches qui ornent son corps causent des brûlures désagréables.
Un plongeur averti en vaut deux !
La squille, ou galère (Squilla mentis), est l’équivalent marin de la mante
religieuse, un féroce carnivore long de 25 centimètres. Votre meilleure
chance d'apercevoir ce splendide crustacé multicolore est au marché de
poissons.
D’autres crustacés vivent cachés dans le
sable, comme la caramote (Melicerthus
kerathurus) ou le crabe nageur (Portunus
hastutusj).
Le rocher épineux (Bolinus brandaris)
et le natice (Notice hebreee) sont des
gastéropodes prédateurs. Le dernier est un
chasseur de bivalves qu’il va chercher dans
le sable. A l’aide de sa radula, il pratique un
petit trou dans la coquille de sa proie, pour
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