LA VIE SOUS LES PIERRES
□es bras fragiles
et autres échinodermes
Les organismes les plus spectaculaires vivant sous les pierres sont les
ophiures. Ce sont des cousins des étoiles de mer, possédant un petit corps
en forme de coussinet rond d'où poussent cinq bras filiformes. A cause de
cette forme, ce sont des êtres fragiles qui ont besoin de la protection que
leur offrent les pierres.
Les bras de l'ophioderme noire (Ophioderma longicauda) sont relativement
lisses. Cet animal craint la lumière et est très mobile. Dès que vous retournez
la pierre sous laquelle il se cache, il rampe à toute vitesse vers l’abri d’une
autre pierre. Apparemment il a bien des choses à cacher ! Pourtant c’est un
animal innocent, qui se nourrit principalement de particules organiques en
suspension dans l’eau.
Moins farouches que l’espèce précédente, les ophiures à piquants, brunes
ou rouges (Ophiothrix fragilis) et noires (Ophiocomina nigra) ont des bras à
nombreux piquants qui leur permettent de mieux filtrer l’eau de mer et de
capturer toutes les particules nutritives. Si vous essayez de prendre une
ophiure à la main, soyez très prudent : les longs bras sont extrêmement
fragiles et se cassent facilement. Mais l’animal ne regrettera pas cette perte
très longtemps : grâce à un pouvoir régénérateur exceptionnel, la partie
cassée repoussera rapidement.
En dehors des trois espèces communes précédemment citées, une dizaine
d’autres vivent sous les pierres.
Une autre étoile de mer qui se rencontre dans le monde à l’envers est
l'astérie pentagonale (Asterina gibbosa), dont les bras sont si courts quelle
ressemble à un petit coussin pentagonal. De ce fait, cet animal est beaucoup
moins vulnérable que les ophiures, et,
Une astérie
pentagonale
/Asterina gibbosaJ
et quelques
algues calcaires
encroûtantes
mauves occupent
la face inférieure
d’une pierre.
IZ
contrairement à ses cousins fragiles,
il est capable de supporter également
la violence du ressac. L’astérie est
hermaphrodite, c’est-à-dire mâle et
femelle à la fois.
Sous les pierres on rencontre
également de petits oursins, qu'on
pourrait prendre au premier abord
pour des juvéniles de l’oursin-pierre.
Il s’agit cependant d'une autre espèce,
Psammechinus microtuberculatus, qui
est en général verdâtre et ne dépasse
pas 4 cm de diamètre. Il y a également
de petites holothuries, tels Ocnus planci
et Labidoplax buski, qui habitent le
monde à l’envers.
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□es bras fragiles
et autres échinodermes
Les organismes les plus spectaculaires vivant sous les pierres sont les
ophiures. Ce sont des cousins des étoiles de mer, possédant un petit corps
en forme de coussinet rond d'où poussent cinq bras filiformes. A cause de
cette forme, ce sont des êtres fragiles qui ont besoin de la protection que
leur offrent les pierres.
Les bras de l'ophioderme noire (Ophioderma longicauda) sont relativement
lisses. Cet animal craint la lumière et est très mobile. Dès que vous retournez
la pierre sous laquelle il se cache, il rampe à toute vitesse vers l’abri d’une
autre pierre. Apparemment il a bien des choses à cacher ! Pourtant c’est un
animal innocent, qui se nourrit principalement de particules organiques en
suspension dans l’eau.
Moins farouches que l’espèce précédente, les ophiures à piquants, brunes
ou rouges (Ophiothrix fragilis) et noires (Ophiocomina nigra) ont des bras à
nombreux piquants qui leur permettent de mieux filtrer l’eau de mer et de
capturer toutes les particules nutritives. Si vous essayez de prendre une
ophiure à la main, soyez très prudent : les longs bras sont extrêmement
fragiles et se cassent facilement. Mais l’animal ne regrettera pas cette perte
très longtemps : grâce à un pouvoir régénérateur exceptionnel, la partie
cassée repoussera rapidement.
En dehors des trois espèces communes précédemment citées, une dizaine
d’autres vivent sous les pierres.
Une autre étoile de mer qui se rencontre dans le monde à l’envers est
l'astérie pentagonale (Asterina gibbosa), dont les bras sont si courts quelle
ressemble à un petit coussin pentagonal. De ce fait, cet animal est beaucoup
moins vulnérable que les ophiures, et,
Une astérie
pentagonale
/Asterina gibbosaJ
et quelques
algues calcaires
encroûtantes
mauves occupent
la face inférieure
d’une pierre.
IZ
contrairement à ses cousins fragiles,
il est capable de supporter également
la violence du ressac. L’astérie est
hermaphrodite, c’est-à-dire mâle et
femelle à la fois.
Sous les pierres on rencontre
également de petits oursins, qu'on
pourrait prendre au premier abord
pour des juvéniles de l’oursin-pierre.
Il s’agit cependant d'une autre espèce,
Psammechinus microtuberculatus, qui
est en général verdâtre et ne dépasse
pas 4 cm de diamètre. Il y a également
de petites holothuries, tels Ocnus planci
et Labidoplax buski, qui habitent le
monde à l’envers.
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