Ceratothoa steindachneri
ISOPODES & MYSIDACÉES
71
On est au musée
des horreurs !
Cette photo
exceptionnelle
montre un isopode
parasite Ceratothoa
steindachneri qui a
remplacé la langue
d’un serran-écriture
/Serranus scribaj.
[Photo : Marcello
Di Francesco)
Isopode mangeur de langue (FR),
Tongue-eating louse (EN),
Zungenfressende Fisch-Assel (DE),
Isopode mangialingua (IT],
Isôpodo comelengua (ES),
Ictôttoôo Y^œacrocpayo -
isopodo glossophago (EL),
Dilyiyici parazit (TR),
Kinat yam okhélet lashonn (IV),
Moutassawiyat el arjoul
aqal lissann (AR),
Tongvretende zeepissebed (NE)
Malacostraca, Peracarida, Isopoda, Cymothoidae. Les femelles mesurent
entre 8 et 30 mm, les mâles entre 7 et 15 mm. Ce parasite rentre sous
l'opercule. Le mâle s’attache alors aux branchies, tandis que la femelle se
fixe à la base de la langue du poisson. Elle suce alors le sang de la victime.
Plus le parasite croît, moins la quantité de sang qui parvient à la langue du
poisson est importante, et celle-ci finit par s’atrophier par manque d’apports
nutritifs. Progressivement, le parasite remplacera la langue en se fixant
sur le moignon restant. Le poisson se servira du parasite comme une
langue normale. Une fois la langue atrophiée, le parasite ne semble plus
nuire à son hôte, et se mettra à se nourrir de son mucus. La nourriture
ingérée par le poisson ne l’intéresse pas. Il s’agit d’un cas unique de
parasitisme menant au remplacement complet et fonctionnel d'un organe.
Mysidacées
Leptomysis mediterranea
Malacostraca, Peracarida, Mysida, Mysidae. Longueur 9 à 12 mm. Vit
depuis la surface jusqu’à 100 m de profondeur. Espèce vivant en pleine
eau, pouvant former, l'été, des groupes de 100 à 500 individus. Ces animaux
capturent les petits organismes planctoniques à l’aide de leurs nombreuses
pattes velues. Les mysidacées forment elles-mêmes une importante source
de nourriture pour certains poissons. Il existe plusieurs espèces semblables,
dont le mysidacée cavernicole (Hemimysis speluncola), de couleur rose.
Dans les fentes abritées
et surtout parmi les
tentacules de l’anémone verte
fAnemonia viridisj, on peut
rencontrer ces crevettes
Mysidacées qui feront
peut-être penser à un banc
de poissons juvéniles.
Crevette pélagique (FR),
Mysid (EN),
Anemonen-Schwebgarnele (DE),
Misidaceo (IT), Misis (ES),
Aetttopuchç Tqç Mectoyeîou -
leptomississ tiss mésoghiou (EL],
Pelajik karides (TR),
Khassilonn hayam (IV),
Jambari el mysis (AR),
Aasgarnaal (NE)
337
ISOPODES & MYSIDACÉES
71
On est au musée
des horreurs !
Cette photo
exceptionnelle
montre un isopode
parasite Ceratothoa
steindachneri qui a
remplacé la langue
d’un serran-écriture
/Serranus scribaj.
[Photo : Marcello
Di Francesco)
Isopode mangeur de langue (FR),
Tongue-eating louse (EN),
Zungenfressende Fisch-Assel (DE),
Isopode mangialingua (IT],
Isôpodo comelengua (ES),
Ictôttoôo Y^œacrocpayo -
isopodo glossophago (EL),
Dilyiyici parazit (TR),
Kinat yam okhélet lashonn (IV),
Moutassawiyat el arjoul
aqal lissann (AR),
Tongvretende zeepissebed (NE)
Malacostraca, Peracarida, Isopoda, Cymothoidae. Les femelles mesurent
entre 8 et 30 mm, les mâles entre 7 et 15 mm. Ce parasite rentre sous
l'opercule. Le mâle s’attache alors aux branchies, tandis que la femelle se
fixe à la base de la langue du poisson. Elle suce alors le sang de la victime.
Plus le parasite croît, moins la quantité de sang qui parvient à la langue du
poisson est importante, et celle-ci finit par s’atrophier par manque d’apports
nutritifs. Progressivement, le parasite remplacera la langue en se fixant
sur le moignon restant. Le poisson se servira du parasite comme une
langue normale. Une fois la langue atrophiée, le parasite ne semble plus
nuire à son hôte, et se mettra à se nourrir de son mucus. La nourriture
ingérée par le poisson ne l’intéresse pas. Il s’agit d’un cas unique de
parasitisme menant au remplacement complet et fonctionnel d'un organe.
Mysidacées
Leptomysis mediterranea
Malacostraca, Peracarida, Mysida, Mysidae. Longueur 9 à 12 mm. Vit
depuis la surface jusqu’à 100 m de profondeur. Espèce vivant en pleine
eau, pouvant former, l'été, des groupes de 100 à 500 individus. Ces animaux
capturent les petits organismes planctoniques à l’aide de leurs nombreuses
pattes velues. Les mysidacées forment elles-mêmes une importante source
de nourriture pour certains poissons. Il existe plusieurs espèces semblables,
dont le mysidacée cavernicole (Hemimysis speluncola), de couleur rose.
Dans les fentes abritées
et surtout parmi les
tentacules de l’anémone verte
fAnemonia viridisj, on peut
rencontrer ces crevettes
Mysidacées qui feront
peut-être penser à un banc
de poissons juvéniles.
Crevette pélagique (FR),
Mysid (EN),
Anemonen-Schwebgarnele (DE),
Misidaceo (IT), Misis (ES),
Aetttopuchç Tqç Mectoyeîou -
leptomississ tiss mésoghiou (EL],
Pelajik karides (TR),
Khassilonn hayam (IV),
Jambari el mysis (AR),
Aasgarnaal (NE)
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