LES GASTÉROPODES OPISTHOBRANCHES (« LIMACES »]
Les rhinophores [3] servent à l’odorat. Le pied [4] est très musclé et sert à
la locomotion, danus [5] est dorsal, chez les éolidiens légèrement latéral.
Le manteau [6] est surtout distinct chez les doridiens, alors que les anaspidiens
se caractérisent par des parapodes [7], sorte de « voiles » avec lesquelles
ils peuvent parfois nager. Ces animaux sont hermaphrodites et possèdent
un orifice génital femelle [8] et un orifice génital mâle [10], Une rainure peut
servir de spermiducte [9], Les éolidiens se reconnaissent surtout aux papilles
dorsales ou cérates [II], mais ils n’en ont pas l’exclusivité, alors que les
doridiens ont des branchies [12] en forme de plumes qui entourent l’anus.
Les yeux [ 13] sont primitifs et les processus tentaculiformes [ 14] font parfois
défaut.
La majorité des limaces de mer possèdent une radula, dont la forme et
le nombre des dents sont un critère de détermination pour les spécialistes.
Micrographie
de la radula
d’ Aplysia parvula.
(Photo :
Gérard Breton]
Souvent, nous rencontrerons sous l’eau les pontes des limaces.
Invariablement, ce sont des masses gélatineuses dans lesquelles sont enrobés
des milliers, voire des dizaines de milliers d'œufs minuscules. Ceci correspond
à une certaine stratégie de reproduction : dans la multitude, la plupart des
œufs seront mangés par des prédateurs, ou alors ce sont les larves ou
jeunes individus qui périront avant d’atteindre l’âge adulte. Lidée est que
certains échapperont à la danse. Dans une population stable, un couple ne
produira finalement que deux descendants adultes : quel gâchis ! La forme,
la taille et la couleur des pontes varient énormément. Lorsqu'on voit un
animal produire sa ponte, pas de problème pour faire le lien. Mais avec
des pontes isolées, c'est plus délicat. La page ci-après en montre une petite
sélection.
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