UN PEU DE SCIENCE
se réchauffe pendant l’été, beau de celle-ci se dilate et sa densité diminue.
Elle ne se mélange pas avec l’eau froide, plus dense, qui se trouve dessous.
Cependant, la thermocline ne se trouve pas toujours à la même
profondeur : au même endroit, je l’ai trouvée un jour à 15 mètres, le
lendemain à 25 mètres ! Ceci est dû aux ondes lentes, les seiches (rien à
voir avec les animaux du même nom I), qui parcourent la surface de
séparation (l’interface) entre les deux masses d'eau, tout comme les vagues
familières qui parcourent l’interface entre la mer et l'atmosphère.
Quand arrivent les tempêtes de l'automne, la surface de la mer se refroidit
considérablement, surtout grâce à l’évaporation causée par le vent, beau
de surface devient plus dense et s’enfonce, d’où le mélange des eaux. Ainsi
la thermocline disparaît entre septembre et avril : l’eau a la même température
à toutes les profondeurs accessibles en plongée. En mai, l’eau de surface
se réchauffe à nouveau et une nouvelle thermocline s’installe. C’est pourquoi
on parle d’une thermocline saisonnière.
Vers 200 m de profondeur, il y a une deuxième thermocline, permanente
celle-là. En dessous, la température avoisine les 4° C, la température des
abysses, qui règne partout au monde, de l’équateur jusqu’aux pôles.
Un mouvement perpétuel
Ce que les hommes n'arrivent pas à construire, la mer l’est : une machine
à mouvement perpétuel. La rotation de la Terre, et surtout le vent, l’animent
en surface et en profondeur. Ce vent, le navigateur en profite, ou le redoute.
Le poète s'en émerveille, le philosophe se pose des questions, le scientifique
essaye d’expliquer.
Laction du vent sur la surface de la mer est bien connue : vagues et houle
en sont la conséquence. Elles sont fonction de la force du vent, mais aussi
de la distance sur laquelle le vent a pu exercer son influence. Voilà pourquoi
les vagues méditerranéennes sont
La Méditerranée
n’est pas toujours
aussi calme
qu’on imagine.
Les vents peuvent
être violents et le
ressac redoutable.
iz
moins hautes et plus courtes que
celles de l’Atlantique. On continue
à ressentir ces mouvements sous
la surface de la mer, mais ils
s’estompent rapidement avec la
profondeur.
En eau peu profonde, une houle
importante déferle sur les côtes et
se transforme en ressac. En règle
générale, il y a déferlement lorsque
la profondeur est inférieure aux
quatre tiers de la hauteur de la
houle (une vague de 3 mètres
21
se réchauffe pendant l’été, beau de celle-ci se dilate et sa densité diminue.
Elle ne se mélange pas avec l’eau froide, plus dense, qui se trouve dessous.
Cependant, la thermocline ne se trouve pas toujours à la même
profondeur : au même endroit, je l’ai trouvée un jour à 15 mètres, le
lendemain à 25 mètres ! Ceci est dû aux ondes lentes, les seiches (rien à
voir avec les animaux du même nom I), qui parcourent la surface de
séparation (l’interface) entre les deux masses d'eau, tout comme les vagues
familières qui parcourent l’interface entre la mer et l'atmosphère.
Quand arrivent les tempêtes de l'automne, la surface de la mer se refroidit
considérablement, surtout grâce à l’évaporation causée par le vent, beau
de surface devient plus dense et s’enfonce, d’où le mélange des eaux. Ainsi
la thermocline disparaît entre septembre et avril : l’eau a la même température
à toutes les profondeurs accessibles en plongée. En mai, l’eau de surface
se réchauffe à nouveau et une nouvelle thermocline s’installe. C’est pourquoi
on parle d’une thermocline saisonnière.
Vers 200 m de profondeur, il y a une deuxième thermocline, permanente
celle-là. En dessous, la température avoisine les 4° C, la température des
abysses, qui règne partout au monde, de l’équateur jusqu’aux pôles.
Un mouvement perpétuel
Ce que les hommes n'arrivent pas à construire, la mer l’est : une machine
à mouvement perpétuel. La rotation de la Terre, et surtout le vent, l’animent
en surface et en profondeur. Ce vent, le navigateur en profite, ou le redoute.
Le poète s'en émerveille, le philosophe se pose des questions, le scientifique
essaye d’expliquer.
Laction du vent sur la surface de la mer est bien connue : vagues et houle
en sont la conséquence. Elles sont fonction de la force du vent, mais aussi
de la distance sur laquelle le vent a pu exercer son influence. Voilà pourquoi
les vagues méditerranéennes sont
La Méditerranée
n’est pas toujours
aussi calme
qu’on imagine.
Les vents peuvent
être violents et le
ressac redoutable.
iz
moins hautes et plus courtes que
celles de l’Atlantique. On continue
à ressentir ces mouvements sous
la surface de la mer, mais ils
s’estompent rapidement avec la
profondeur.
En eau peu profonde, une houle
importante déferle sur les côtes et
se transforme en ressac. En règle
générale, il y a déferlement lorsque
la profondeur est inférieure aux
quatre tiers de la hauteur de la
houle (une vague de 3 mètres
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