LES COELENTÉRÉS ou cnidaires > HEXACORALLIAIRES
fü Les hexacoralliaires
La majorité des anthozoaires (« animaux-fleurs ») appartiennent à la sous-classe des
hexacoralliaires. Ceux-ci possèdent des tentacules lisses, le plus souvent nombreux,
en principe en multiples de six (ce qui ne se vérifie pas toujours I), d’où leur nom. On
distingue six ordres. Les cérianthaires (Ceriantharia) sont des anémones vivant dans
des tubes allongés. Les antipathaires (Antipatharia), auxquels appartient le célèbre
« corail noir » des mers tropicales, forment des colonies buissonnantes dont le squelette
corné est couvert d'épines minuscules. Autrefois, l'on regroupait ces deux derniers
dans un seul ordre totalement artificiel : les cériantipathaires. Les zoanthaires (Zoantharia
ou Zoanthidea) sont des anémones coloniales, formant en général des colonies
encroûtantes, plus rarement des colonies dressées. Les actiniaires (Actiniaria) ne sont
rien d’autre que les anémones de mer, solitaires. Les madréporaires ou scléractiniaires
(Scleractinia) sont des hexacoralliaires solitaires ou coloniaux formant un solide squelette
calcaire. Ce sont eux qui forment les récifs coralliens des mers tropicales. Les
corallimorphaires (Corallimorpharia) enfin, ressemblent aux madréporaires, mais ne
forment pas de squelette calcaire.
Le dessin montre l’anatomie d’une anémone de mer [A] et d'un madréporaire solitaire
[B], Les deux sont très similaires. Ils comportent une couronne tentaculaire [I] issue
du disque oral ou péristome [2] entourant la bouche [3], Un goulot appelé stomodaeum
[4] conduit à la cavité gastrique [5], Celle-ci comporte plusieurs fines cloisons radiaires
[6], dont le bord s’épaissit pour former les filaments mésentériques [7], Lanémone
adhère au substrat par son disque basal [8]. La paroi de l’animal comporte les trois
couches : ectoderme [a], mésoglée [b] et endoderme [c] caractéristiques des coelentérés.
Chez les madréporaires, le disque basal [8] sécrète un squelette calcaire [9], Celui-ci
comporte des côtes ou septes entre les cloisons du polype. Lorsqu’on examine le
squelette d’un madréporaire [C], on découvre souvent dans la logette calcaire qui
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