4.2. ARRET DU DEBIT SOLIDE: LA TECHNIQUE DES EPIS
L amaigrissement d'une plage est souvent dû
au départ
de sable , du fait du transit littoral. Pour supprimer la cause de
cette érosion, il s agit de dresser des obstacles aux transferts
littoraux. Ceci se traduit par la réalisation d'ouvrages appelés
EPIS, disposés plus ou moins perpendiculairement au rivage.
a) principe de fonctionnement
Par rapport au transfert littoral dominant,
l'épi arrête une
partie du débit solide. Il empêche 1®. sable situé à l'amont de
partir, en le piégeant. Mais il ne peut retenir le sable situé en
aval. Au contraire, la plage n'étant plus alimentée par l'amont,
sa partie aval s'érode. Pour remédier à cette situation,il faut
placer un nouvel épi à l'aval. L'implantation d'un épi isolé,
risque de déclancher une réaction en chaîne et il faut recourir à
la construction d'une batterie d'épis,couvrant toute la zone qu'on
veut protéger.
Pour soulever ou élargir une plage en cours de démaigrissement, il
faut aménager une série d'épis échelonnés.
Quand ces ouvrages sont bien étudiés et que leur entretien est
assuré,
on peut avoir au niveau de la zone considérée des
résultats appréciables, quand bien entendu le transfert littoral
est suffisant . Mais l'inconvénient c'est que juste à l'aval de la
zone protégée, se déclanche une érosion plus grave.
b) dimensions des épis
La longueur.
Elle dépend de plusieurs facteurs.
Elle est
fonction d'abord du profil de la plage. Dans une zone à petits
fonds réguliers, donc de pente douce, domine le transport par jet
de rive. Des épis de petite longueur suffisent (5 à 10 mètres). En
revanche dans les zones qui comportent des barres au niveau de la
plage sous-marine, la longueur de 1 épi doit atteindre la barre,
pour que celui-ci soit efficace. Dans les mers à marée, 1 epi doit
pratiqement couvrir tout l'estran.
La longueur dépend aussi de la
part du débit solide qu'on veut bloquer ou du nouveau rivage qu'on
veut obtenir. Enfin elle influe sur les risques de contournement
amont ou aval de l'épi par les sédiments.
- La hauteur est liée au mode de transport dominant des sédiments.
Elle est d'autant plus importante que le transport en suspension
est important. Si le transport par charriage ou saltation est
dominant, de faibles hauteurs suffisent. Dans tous les cas la
hauteur ne doit pas dépasser certaines normes (1 à 1,20 m), au
dessus du plan d'eau pour éviter des réflexions (clapotis) de la
houle qui risquent d'affouiller la base de 1 ouvrage.
- La largeur dépend de la structure de l'épi. Elle importe surtout
pour la solidité de l'ouvrage et varie selon le type de matériaux
utilisés: pieux et planches, palplanches métalliques, maçonnerie
ou blocs de pierres ou de béton....
la largeur n'intervient pas en principe dans l'efficacité dé
1'ouvrage.
L amaigrissement d'une plage est souvent dû
au départ
de sable , du fait du transit littoral. Pour supprimer la cause de
cette érosion, il s agit de dresser des obstacles aux transferts
littoraux. Ceci se traduit par la réalisation d'ouvrages appelés
EPIS, disposés plus ou moins perpendiculairement au rivage.
a) principe de fonctionnement
Par rapport au transfert littoral dominant,
l'épi arrête une
partie du débit solide. Il empêche 1®. sable situé à l'amont de
partir, en le piégeant. Mais il ne peut retenir le sable situé en
aval. Au contraire, la plage n'étant plus alimentée par l'amont,
sa partie aval s'érode. Pour remédier à cette situation,il faut
placer un nouvel épi à l'aval. L'implantation d'un épi isolé,
risque de déclancher une réaction en chaîne et il faut recourir à
la construction d'une batterie d'épis,couvrant toute la zone qu'on
veut protéger.
Pour soulever ou élargir une plage en cours de démaigrissement, il
faut aménager une série d'épis échelonnés.
Quand ces ouvrages sont bien étudiés et que leur entretien est
assuré,
on peut avoir au niveau de la zone considérée des
résultats appréciables, quand bien entendu le transfert littoral
est suffisant . Mais l'inconvénient c'est que juste à l'aval de la
zone protégée, se déclanche une érosion plus grave.
b) dimensions des épis
La longueur.
Elle dépend de plusieurs facteurs.
Elle est
fonction d'abord du profil de la plage. Dans une zone à petits
fonds réguliers, donc de pente douce, domine le transport par jet
de rive. Des épis de petite longueur suffisent (5 à 10 mètres). En
revanche dans les zones qui comportent des barres au niveau de la
plage sous-marine, la longueur de 1 épi doit atteindre la barre,
pour que celui-ci soit efficace. Dans les mers à marée, 1 epi doit
pratiqement couvrir tout l'estran.
La longueur dépend aussi de la
part du débit solide qu'on veut bloquer ou du nouveau rivage qu'on
veut obtenir. Enfin elle influe sur les risques de contournement
amont ou aval de l'épi par les sédiments.
- La hauteur est liée au mode de transport dominant des sédiments.
Elle est d'autant plus importante que le transport en suspension
est important. Si le transport par charriage ou saltation est
dominant, de faibles hauteurs suffisent. Dans tous les cas la
hauteur ne doit pas dépasser certaines normes (1 à 1,20 m), au
dessus du plan d'eau pour éviter des réflexions (clapotis) de la
houle qui risquent d'affouiller la base de 1 ouvrage.
- La largeur dépend de la structure de l'épi. Elle importe surtout
pour la solidité de l'ouvrage et varie selon le type de matériaux
utilisés: pieux et planches, palplanches métalliques, maçonnerie
ou blocs de pierres ou de béton....
la largeur n'intervient pas en principe dans l'efficacité dé
1'ouvrage.
