2.1 Rappel sur les caractères théoriques de la houle
Traduite par ce que l'on appelle couramment les
vagues, rappelons nous que la houle se caractérise théoriquement
par :
- sa longueur d'onde: distance séparant deux crêtes de vagues
consécutives ;
- Sa hauteur, c'est à dire la différence de niveau entre la
crête de la vague et son creux (amplitude).
- Sa période: durée qui sépare le passage en un point donné
de deux crêtes successives de la houle.
- Sa vitesse de propagation ou célérité: exprimée en mètres
par seconde, c'est le rapport de la longueur d'onde sur la période
- Sa cambrure : rapport entre hauteur et longueur d'onde
Sa
direction
:
ligne
de
propagation
de
la
houle
perpendiculairement à la crête des vagues.
tous ces caractères dépendent évidemment de la
force et de la vitesse du vent, de sa direction et de l'ampleur du
champs dans lequel il souffle.
2.2 Les modifications de la houle à l'approche du rivage
Quand elle se rapproche de la côte,
sur des fonds
inférieurs à sa demie longueur d'onde ,
la houle subit des
modifications , souvent importantes , de ses caractères . Même si
l'énergie considérable qu'elle génère se dissipe par le fait de
ces modifications, elle reste tout de même assez forte pour avoir
une incidence morphologique sur le linéaire côtier.
A titre
indicatif , sur un kilomètre de rivage, une houle de grande
longueur d'onde et de 7 mètres d'amplitude, déploie une énergie
proche de un million de chevaux-vapeurs (c.v)
Les déformations de la houle à la côte, sont dûes aux petits fonds
ainsi qu'à la présence d'obstacles naturels ou artificiels.
Ces déformations se traduisent par:
- La REFLEXION: elle consiste en un changement de direction
de la houle , du fait de la présence d'un obstacle . Généralement,
la houle se réfléchit quand la pente de l'obstacle est supérieure
à 0,25. La réflexion est donc fonction de l'importance de la
pente. Sur les plages peu inclinées ,par exemple, elle est faible.
Le déferlement de la vague frappe l'obstacle et le soumet ainsi à
une pression dont l'obliquité engendre une force de cisaillement ,
arrachant des particules. Ce processus a beaucoup plus d'effets
sur les côtes de sédiments mobilisables , où les quantités de
matériaux arrachés sont consistantes. Sur les obstacles plus
cohérents
(rochers,
ouvrages
)
les conséquences érosives ou
destructives sont à la longue non négligeables.
- La REFRACTION: C'est aussi un type de modification de la
houle (changement de d-irection) . Celle-ci se réfracte au contact
du fond, en fonction de sa topographie. Si nous avons une zone
côtière qui présente des ISOBATHES en pointe, la houle converge
vers le rivage. Par contre dans le cas des ISOBATHES de fond de
baie ou d'échancrure plus ou moins profonde, il se produit une
divergence de la houle. Ces changements de direction de la houle
ont une importance dans l'étude des processus d'érosion et de
Traduite par ce que l'on appelle couramment les
vagues, rappelons nous que la houle se caractérise théoriquement
par :
- sa longueur d'onde: distance séparant deux crêtes de vagues
consécutives ;
- Sa hauteur, c'est à dire la différence de niveau entre la
crête de la vague et son creux (amplitude).
- Sa période: durée qui sépare le passage en un point donné
de deux crêtes successives de la houle.
- Sa vitesse de propagation ou célérité: exprimée en mètres
par seconde, c'est le rapport de la longueur d'onde sur la période
- Sa cambrure : rapport entre hauteur et longueur d'onde
Sa
direction
:
ligne
de
propagation
de
la
houle
perpendiculairement à la crête des vagues.
tous ces caractères dépendent évidemment de la
force et de la vitesse du vent, de sa direction et de l'ampleur du
champs dans lequel il souffle.
2.2 Les modifications de la houle à l'approche du rivage
Quand elle se rapproche de la côte,
sur des fonds
inférieurs à sa demie longueur d'onde ,
la houle subit des
modifications , souvent importantes , de ses caractères . Même si
l'énergie considérable qu'elle génère se dissipe par le fait de
ces modifications, elle reste tout de même assez forte pour avoir
une incidence morphologique sur le linéaire côtier.
A titre
indicatif , sur un kilomètre de rivage, une houle de grande
longueur d'onde et de 7 mètres d'amplitude, déploie une énergie
proche de un million de chevaux-vapeurs (c.v)
Les déformations de la houle à la côte, sont dûes aux petits fonds
ainsi qu'à la présence d'obstacles naturels ou artificiels.
Ces déformations se traduisent par:
- La REFLEXION: elle consiste en un changement de direction
de la houle , du fait de la présence d'un obstacle . Généralement,
la houle se réfléchit quand la pente de l'obstacle est supérieure
à 0,25. La réflexion est donc fonction de l'importance de la
pente. Sur les plages peu inclinées ,par exemple, elle est faible.
Le déferlement de la vague frappe l'obstacle et le soumet ainsi à
une pression dont l'obliquité engendre une force de cisaillement ,
arrachant des particules. Ce processus a beaucoup plus d'effets
sur les côtes de sédiments mobilisables , où les quantités de
matériaux arrachés sont consistantes. Sur les obstacles plus
cohérents
(rochers,
ouvrages
)
les conséquences érosives ou
destructives sont à la longue non négligeables.
- La REFRACTION: C'est aussi un type de modification de la
houle (changement de d-irection) . Celle-ci se réfracte au contact
du fond, en fonction de sa topographie. Si nous avons une zone
côtière qui présente des ISOBATHES en pointe, la houle converge
vers le rivage. Par contre dans le cas des ISOBATHES de fond de
baie ou d'échancrure plus ou moins profonde, il se produit une
divergence de la houle. Ces changements de direction de la houle
ont une importance dans l'étude des processus d'érosion et de
