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s’établissent dans le système . Elle est d'une
utilité certaine
quand on se propose de mener des actions sur le milieu naturel.
L'aménagement de l'environnement côtier , qui implique évidemment
l'intervention humaine, peut sans aucun doute s'enrichir de ses
méthodes.
3 - LA CONCEPTION SYSTEMIQUE DU LITTORAL
Les flux de matières , d'énergie et de populations
qui convergent vers les zones côtières proviennent parfois d'assez
loin, sur le continent.
Le
bassin-versant
est
géographiquement
s'itué
et
délimité
à
l'intérieur des terres. C'est une entité socio spatiale (espace
physique et humain).
Plusieurs éléments le caractérisent.
Son
étendue, son réseau hydrologique,
le caractère des sols et du
couvert
végétal,
le
climat
et
toutes
ses
composantes,
les
processus d'érosion, la nature et le type d'occupation humaine,
les caractères des activités,...etc...etc. . .
Tous
ces éléments influent sur la nature des flux qui convergent
vers la zone côtière limitrophe du bassin-versant. La conception
systémique du littoral intègre ce dernier et considère son espace
comme partie prenante du système littoral.
Cette mise en relation de zones à priori éloignées les unes des
autres et possédant chcvcune son individualité
,
introduit la
notion de géosystème.
Par cette démarche,que permet l'analyse
systémique, on peut
donner une réponse à la question de savoir où
commence et où finit le littoral.
Laquelle question s'avère
fondamentale pour comprendre son évolution et pour définir les
diverses actions de son aménagement ainsi que de sa protection.
La
conception
systémique
du
littoral
rend
possible
l'identification des facteurs immédiats ou lointains et la mise en
évidence de leurs relations directes ou indirectes , qui sont à la
base de la dynamique et de l'évolution des zones côtières. Ses
applications en matière d'aménagements de mise en valeur et de
protection des côtes
sont d'une utilité
incontestable.
D'une
manière schématique, elle se donne comme terrain d'observation et
d'analyse,
l'arrière-pays continental,
l'arrière-côte,
la côte
proprement dite et l'avant-côte. Chacune de ces zones possède sa
propre organisation
. Mais il faut remarquer surtout que des
relations la lient aux autres.
L'arrière-pays continental est un réservoir de matériaux. Les
cours d'eau et
les
ruissellements
transfèrent
les sédiments,
produits
de
l'érosion
du
bassin-versant,
vers
la côte.
Ils
acheminent aussi des polluants dont la source peut être située
loin à l'intérieur des terres. L'évolution que cet espace connaît
influe sur la quantité et la qualité des apports fluviatils.
’ L' arrière-côte alimente la côte ou inversement , selon le cas, sous
L'effet du processus éolien. Ses sols sont de plus en plus occupés
par l'homme avec toutes les conséquences bien connues qui en
découlent (empiétinement des ensembles dunaires, endommagement des
hauts de plage...).
La côte en tant que telle , ce qui correspond plus précisément au
trait de côte , évolue en fin de compte en rapport avec les flux
provenant des deux zones précédentes et de l'avant-côte (actions
marines, flux sédimentaires....).
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