Les sédiments des marais ont une double
amenée par les chenaux des
proportion provient du
provenance. Une partie est
cours d'eau continentaux. Une autre
•
<
milieu marin sous 1 effet des aof
cannes marines ( dérive littorale, courants de marée.
” aotlon8
l'a Courant deJU?inï en,porte «énéralement moins de matériaux que
le courant de flot en ramene dans le marais.
Ce qui peut
s expliquer par le fait que le courant
de flux est plus fort et
plus rapide que le courant de reflux. Ceci favorise en même temps
le depot des sédiments fins.
Enfin la biodeposition s'ajoute aussi aux dépôts sédimentaires
dans les marais . Les coquillages présents sur la SLIKKE .comme
les huîtres et les moules, expulsent des matières minérales qui se
déposent.
De
plus,
certaines
espèces
phytoplanctoniques
(diatomées)
secrétent
des
filaments
.
Ces
derniers peuvent
renforcer la résistance au raclage du sol par les courants de
marée.
4 - ACTIONS ANTHROPIQUES ET EVOLUTION DES MARAIS LITTORAUX
Directement ou indirectement, l'homme en agissant sur le
milieu naturel a influé sur l'évolution des zones de marais. Ces
actions sont liées à la conquête de nouvelles terres ou de
nouveaux sites, en vue de leur mise en culture, leur exploitation,
ou leur construction.
Les intervention humaines , tant au niveau de l'arrière-pays qu' à
celui des marais proprement dits, ont engendré des conséquences
multiples.
1
-
Les
défrichements
et
la
déforestation effectués
dans
l'arrière-pays, durant les siècles derniers, ont été à l'origine
de l'augmentation des charges en limons et en argiles livrés par
les cours d'eau aux zones de marais. Ce phénomène a induit une
progradation
des
SCHORRES
notamment.
La
sédimentation s'est
davantage effectuée ,au détriment de l'érosion. Selon la grosseur
des sédiments mobilisés les taux d'ensablement ou d envasement ont
été. plus ou moins importants.
La végétation est
devenue plus abondante du fait que ces
dépôts,de granulométrie fines , se sont accumulés. Les fractions
fines sont , en effet, plus favorables au développement et à la
croissance des végétaux que les sables grossiers.
2
— Cette période d'abondance sédimentaire a été freinée par
l'installation
de
retenues
d eau
à
1 intérieur
des
terres
(barrage,
retenues
collinaires
et
autres
pompage).
Les
conséquences sur les marais se traduisent par une baisse de la
sédimentation etune augmentation de leur teneur en sel (dimunitlon
d'eau douce ) .
3
-
Les cuvettes naturelles qui parsèment le SCHORRE ont
quelquefois été démultipliées par l'homme. Des creusements ont été
faits pour les besoins de la chasse (mare de chasse) pour extraire
des matériaux (vase et sable) ou pour exploiter le sel. Ces
creusements rajoutés artificiellement aux dépressions naturelles
existantes
augmentent les capacités de rétention des eaux
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