a) La lutte contre la remontée du bouchon vaseux. Elle peut être
menée en réalisant un barrage loin vers l'amont ou au niveau
supérieur de l'embouchure. A pleine mer de vive eau on peut
effectuer des lachures d'eau afin d'augmenter le débit du fleuve
et repousser vers l'aval le front de salinité et le bouchon
vaseux.
b) La
réglementation
et
"l'humanisation"
des
installations
industrielles . On peut prévoir des espaces verts, des pelouses,
des promenades aménagées le long des rives, entre les lotissements
industriels.
c) Eviter l'occupation des deux rives à la même hauteur. On peut
pratiquer des aménagements alternatifs en occupant une portion de
rive et en laissant à l'état naturel la partie opposée. Ce qui
nous conduit à creuser un chenal en sinusoïde, passant d'une berge
à l'autre. Seule la rive longeant le chenal est alors aménagée.
d) Maintenir les échanges
et les flux terre estuaire . Certaines
pratiques peuvent nous aider à y parvenir:
-Limiter par exemple les constructions
longitudinales en
remplaçant,à chaque fois que cela est possible, les digues par des
épis pour l'accostage des embarcations.
-Conserver
les chenaux
secondaires vers
l'intérieur des
terres, en laissant en leur état naturel les réseaux d étiage par
exemple.
-Prévoir un système de communication entre l'estuaire et les
zones situées derrière les remblais (drainage).
- Maintenir et développer
autant que possible des zones de
végétation au voisinage des rives et en milieu aquatique.
e) Maîtriser
et
contrôler
les
sources
de
pollution
par
l'établissement des normes de rejets dans le cours d'eau, le
traitement des eaux usées, la surveillance plus particulièrement
de la zone du bouchon vaseux ( la crème de vase étant un fixateur
important de polluants).
f) Associer les usagers aux plans et aux pratiques d'aménagement
de l'estuaire et de ses environs.
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