[) - CONCLUSION
408
Un cons ate que 1 érosion marine et notamment sa traduction
mécanique, n est pas le seul phénomène en jeu dans l'évolution
naturelle des falaises.
Il existe une combinaison de divers
processus (marins ,subaériens,continentaux) à la base de leur
recul. Pour mieux concevoir les opérations d'aménagement et de
protection il y a lieu de déterminer la proportion selon laquelle
participe
chacun des facteurs en présence dans l'évolution
de
1 escarpement côtier. Il convient sur cette base d évaluer la
vitesse de recul. Il ne peut pas y avoir de recette systématique
dans ce domaine. Chaque site est un cas d'espèce.
2 - L'HOMME ET LES FALAISES
Dans le passé, jusqu'à une période récente, les zones
côtières rocheuses n'ont pas tellement attiré l'attention de
l'homme. Les ports et autres moyens d'accès aux services offerts
par la mer sont installés dans les côtes basses, plus accessibles
et plus sécurisantes. En dehors des équipements de signalisation
(balises, phares) les falaises sont restées longtemps épargnées de
l'occupation humaine.
Mais depuis quelques temps, la mise en valeur des zones littorales
et
leur
désenclavement
(création
de
routes
nationales
et
transnationales le long des côtes),le développement du tourisme,
l'extension urbaine, sont autant de facteurs qui rendent l'impact
humain de plus en plus fort sur les falaises. Les implantât ions, ou
autres formes d'occupation du milieu naturel,ont parfois ignoré
les contraintes d'évolution des falaises dont le
sort est
fatalement de reculer. Notamment dans les zones de formation non
consolidée (grés, falaises argileuse...) les actions imprudentes
de l'homme aggravent cette tendance.
a)
L'aménagement de différents
types de routes
(routes
nationales et départementales, pistes aménagée) s est accéléré
avec le développement des zones littorales et les besoins qu il
induit: activités industrielles, agricoles, touristiques...
Des tracés routiers s'établissent sur le front des falaises en
recherchant toujours l'agrément d'une 'vue sur la mer . Mais à
plus ou moins long terme, des conséquences nocives sur 1 équilibre
des versants peuvent apparaître. La pente naturelle est tout
d'abord modifiée
par
le
creusement
du profil
routier.
Des
ponctions de matériaux sont effectuées pour élargir le tracé,
1 aplanir et le rendre commode à la circulation, ce reprofilage en
sectionnant le versant rend sa paroi moins solidaire . Il peut
favor iser, notamment dans les formations à roche
tendre,
des
mouvements de terrain. Ce phénomène est ensuite aggtav/é par le
roulage des véhicules (plus particulièrement les poids lourds)qui
peuvent exercer des forces mécaniques sur le sol (circulation,
freinage) et l'ébranler.
b)
Les constructions édifiées sur le sommet de la falaise,
comme les hôtels et les maisons individuelles ou collectives,
peuvent
soumettre
le
versant
sous-jacent
à
des
pressions
mécaniques conséquentes à terme sur son équilibre. Le risque est
d'autant plus grand que les constructions à étage sont Plus
fréquentes. Si les propriétés mécaniques du sol ne lui permettent
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Un cons ate que 1 érosion marine et notamment sa traduction
mécanique, n est pas le seul phénomène en jeu dans l'évolution
naturelle des falaises.
Il existe une combinaison de divers
processus (marins ,subaériens,continentaux) à la base de leur
recul. Pour mieux concevoir les opérations d'aménagement et de
protection il y a lieu de déterminer la proportion selon laquelle
participe
chacun des facteurs en présence dans l'évolution
de
1 escarpement côtier. Il convient sur cette base d évaluer la
vitesse de recul. Il ne peut pas y avoir de recette systématique
dans ce domaine. Chaque site est un cas d'espèce.
2 - L'HOMME ET LES FALAISES
Dans le passé, jusqu'à une période récente, les zones
côtières rocheuses n'ont pas tellement attiré l'attention de
l'homme. Les ports et autres moyens d'accès aux services offerts
par la mer sont installés dans les côtes basses, plus accessibles
et plus sécurisantes. En dehors des équipements de signalisation
(balises, phares) les falaises sont restées longtemps épargnées de
l'occupation humaine.
Mais depuis quelques temps, la mise en valeur des zones littorales
et
leur
désenclavement
(création
de
routes
nationales
et
transnationales le long des côtes),le développement du tourisme,
l'extension urbaine, sont autant de facteurs qui rendent l'impact
humain de plus en plus fort sur les falaises. Les implantât ions, ou
autres formes d'occupation du milieu naturel,ont parfois ignoré
les contraintes d'évolution des falaises dont le
sort est
fatalement de reculer. Notamment dans les zones de formation non
consolidée (grés, falaises argileuse...) les actions imprudentes
de l'homme aggravent cette tendance.
a)
L'aménagement de différents
types de routes
(routes
nationales et départementales, pistes aménagée) s est accéléré
avec le développement des zones littorales et les besoins qu il
induit: activités industrielles, agricoles, touristiques...
Des tracés routiers s'établissent sur le front des falaises en
recherchant toujours l'agrément d'une 'vue sur la mer . Mais à
plus ou moins long terme, des conséquences nocives sur 1 équilibre
des versants peuvent apparaître. La pente naturelle est tout
d'abord modifiée
par
le
creusement
du profil
routier.
Des
ponctions de matériaux sont effectuées pour élargir le tracé,
1 aplanir et le rendre commode à la circulation, ce reprofilage en
sectionnant le versant rend sa paroi moins solidaire . Il peut
favor iser, notamment dans les formations à roche
tendre,
des
mouvements de terrain. Ce phénomène est ensuite aggtav/é par le
roulage des véhicules (plus particulièrement les poids lourds)qui
peuvent exercer des forces mécaniques sur le sol (circulation,
freinage) et l'ébranler.
b)
Les constructions édifiées sur le sommet de la falaise,
comme les hôtels et les maisons individuelles ou collectives,
peuvent
soumettre
le
versant
sous-jacent
à
des
pressions
mécaniques conséquentes à terme sur son équilibre. Le risque est
d'autant plus grand que les constructions à étage sont Plus
fréquentes. Si les propriétés mécaniques du sol ne lui permettent
