ANNEXE 2
INTRODUCTION
À LA MÉCANIQUE CÉLESTE
1. HISTORIQUE
S
N
E
O
α = 23°7
Figure A2.1 • Mouvement de
précession de l’axe de rotation de la
Terre par rapport à une direction fixe.
L’étude
1 de la position et du mouvement
des astres, encore appelée astronomie de position, est certainement l’une des sciences les
plus vieilles qui soient. Les Grecs, les Chinois et les Égyptiens en furent les précurseurs. Scientifiquement les Grecs nous ont
laissé le plus de traces. En 600 avant J.C., Anaximandre spécula que la Terre était
un corps céleste cylindrique isolé dans l’espace au centre de l’univers et que les astres
tournaient autour de la Terre sur des roues.
Parménide, en 504 avant J.-C., imagina que
la Terre devait être sphérique ; il nota que
l’éclat des planètes variait au cours du temps
et en déduisit qu’elles étaient éclairées par
le Soleil. Il affirma que la lumière du Soleil
était réfléchie par la Lune et les planètes.
Ceci fut confirmé par Aristote qui vécut de
384 à 321 avant J.-C. Connu comme le père
du géocentrisme, Aristote affirmait que la
Terre était sphérique et immobile. Dans la
théorie géocentrique la Terre est placée au
centre de l’Univers et les astres tournent autour de la Terre. À titre de preuve de l’immobilisme de la Terre, Aristote avançait que tout objet lancé verticalement vers le haut
retombe à la même position. Son argumentation sur la sphéricité de la Terre reposait sur
les observations suivantes : le mât d’un bateau est visible avant le corps du bateau, l’ombre
de la Terre lors d’une éclipse de Lune est limitée par un arc de cercle.
Héraclide (388-315) fut le premier à envisager que la Terre tourne sur elle-même en un
jour. Pour interpréter le mouvement de Vénus, il suggéra que Vénus tournait autour du
Soleil et non de la Terre. Aristarque de Samos affirma alors que cela devait être le cas de
toutes les planètes, y compris la Terre, mais cette idée fut rejetée.
À partir de 250 avant J.-C., le géocentrisme est toujours de mode et l’interprétation du
mouvement des planètes passe par la théorie des épicycles que l’on doit à Ptolémée. Dans
1. À lire : Histoire de la découverte du système solaire par J. Sivardière, B.U.P., 1995, n ◦ 773 et 776, 645-662 et
1265-1282.
INTRODUCTION
À LA MÉCANIQUE CÉLESTE
1. HISTORIQUE
S
N
E
O
α = 23°7
Figure A2.1 • Mouvement de
précession de l’axe de rotation de la
Terre par rapport à une direction fixe.
L’étude
1 de la position et du mouvement
des astres, encore appelée astronomie de position, est certainement l’une des sciences les
plus vieilles qui soient. Les Grecs, les Chinois et les Égyptiens en furent les précurseurs. Scientifiquement les Grecs nous ont
laissé le plus de traces. En 600 avant J.C., Anaximandre spécula que la Terre était
un corps céleste cylindrique isolé dans l’espace au centre de l’univers et que les astres
tournaient autour de la Terre sur des roues.
Parménide, en 504 avant J.-C., imagina que
la Terre devait être sphérique ; il nota que
l’éclat des planètes variait au cours du temps
et en déduisit qu’elles étaient éclairées par
le Soleil. Il affirma que la lumière du Soleil
était réfléchie par la Lune et les planètes.
Ceci fut confirmé par Aristote qui vécut de
384 à 321 avant J.-C. Connu comme le père
du géocentrisme, Aristote affirmait que la
Terre était sphérique et immobile. Dans la
théorie géocentrique la Terre est placée au
centre de l’Univers et les astres tournent autour de la Terre. À titre de preuve de l’immobilisme de la Terre, Aristote avançait que tout objet lancé verticalement vers le haut
retombe à la même position. Son argumentation sur la sphéricité de la Terre reposait sur
les observations suivantes : le mât d’un bateau est visible avant le corps du bateau, l’ombre
de la Terre lors d’une éclipse de Lune est limitée par un arc de cercle.
Héraclide (388-315) fut le premier à envisager que la Terre tourne sur elle-même en un
jour. Pour interpréter le mouvement de Vénus, il suggéra que Vénus tournait autour du
Soleil et non de la Terre. Aristarque de Samos affirma alors que cela devait être le cas de
toutes les planètes, y compris la Terre, mais cette idée fut rejetée.
À partir de 250 avant J.-C., le géocentrisme est toujours de mode et l’interprétation du
mouvement des planètes passe par la théorie des épicycles que l’on doit à Ptolémée. Dans
1. À lire : Histoire de la découverte du système solaire par J. Sivardière, B.U.P., 1995, n ◦ 773 et 776, 645-662 et
1265-1282.
