Limites à l'application :
L'utilisation de la biolixiviation pour décontaminer des sédiments est relativement séduisante.
Cependant, elle n'est pas applicable dans tous les cas de figures. Là encore, la nature des
sédiments et les formes chimiques des polluants sont des éléments déterminants. Enfin, les temps
de traitement ne paraissent pas un handicap trop important, car ils sont compensés par des coûts
assez faibles.
IL2.3.2 Bioaccumulation
Principe :
L'accumulation biologique des métaux dans les organes des plantes (racines, tiges, feuilles) est
un phénomène très courant. Sur les sites pollués, il contribue d'ailleurs à la diffusion de la
pollution. Certaines plantes comme la jacinthe d'eau, le tournesol ou les herbes grasses se
distinguent par de fortes capacités d'accumulation. Elles sont donc préférentiellement employées
pour concentrer les métaux. Des teneurs métalliques supérieures à 1 g/kg de matière sèche sont
mesurées dans certaines plantes (ERNST, 1992). Elles sont cultivés sur le site, et leur récolte
permet l'élimination d'une partie des polluants. Les biomasses ainsi chargées en métaux sont
ensuite séchées et incinérées. Les métaux sont alors récupérés dans les déchets ultimes de
l'incinération. Le nombre de récoltes pour parvenir à l'objectif de décontamination dépend de la
nature du sédiment et des contaminants, du degré de contamination et de l'épaisseur de la
couche de matériau à traiter. Des concentrations trop fortes en zinc sont susceptibles de
perturber l'action des plantes (DETZNER (b), 1993).
Exemples d'application :
Les expériences réalisées sur les sols pollués sont nombreuses. Elles ont permis de déterminer
les meilleures variétés selon les cas de pollution rencontrés. Ainsi, la jacinthe d'eau semble
particulièrement adaptée aux pollutions par le zinc, le chrome ( ** ),
le cadmium, le nickel et le
cuivre (SALT et al., 1994). De plus, ses racines permettent de traiter des épaisseurs de sols
d'environ 50 cm.
Les premières études d'application de cette technique aux sédiments viennent de débuter. Le
port de Hambourg a choisi le chiendent pour bioaccumuler les métaux contenus dans les silts de
l'Elbe (DETZNER (b), 1993). Des résultats positifs ont été observés, mais l'extension de cette
technique n'est pas envisagée pour plusieurs raisons. D'une part, les sédiments testés sont peu
pollués par rapport aux études généralement menées sur les sols. De plus, il semble que la
cinétique de bioaccumulation soit logarithmique. Le procédé est rapide au début, et décroît au
fur et à mesure de la diminution des teneurs métalliques. Ainsi, les traitements "d'optimisation"
impliquent de longues durées. D'autre part, les surfaces de traitement sont importantes. De ce
fait, compte tenu du volume que représentent les sédiments dragués dans le port de Hambourg,
cette technique est impossible à mettre en oeuvre.
Limites à l'application :
Une étude est en cours actuellement sur des sédiments de la région Nord-Pas-de-Calais.
L'utilisation de jacinthes d'eau nécessite le recours aux cultures sous serres, car en dessous de
10°C, cette plante tropicale cesse de pousser. Les premiers résultats montrent là encore des
bioaccumulations importantes. Cependant, seule la suite de l'étude permettra de connaître la
viabilité du procédé, car le calcul des coûts n'est pas encore bien maîtrisé.
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L'utilisation de la biolixiviation pour décontaminer des sédiments est relativement séduisante.
Cependant, elle n'est pas applicable dans tous les cas de figures. Là encore, la nature des
sédiments et les formes chimiques des polluants sont des éléments déterminants. Enfin, les temps
de traitement ne paraissent pas un handicap trop important, car ils sont compensés par des coûts
assez faibles.
IL2.3.2 Bioaccumulation
Principe :
L'accumulation biologique des métaux dans les organes des plantes (racines, tiges, feuilles) est
un phénomène très courant. Sur les sites pollués, il contribue d'ailleurs à la diffusion de la
pollution. Certaines plantes comme la jacinthe d'eau, le tournesol ou les herbes grasses se
distinguent par de fortes capacités d'accumulation. Elles sont donc préférentiellement employées
pour concentrer les métaux. Des teneurs métalliques supérieures à 1 g/kg de matière sèche sont
mesurées dans certaines plantes (ERNST, 1992). Elles sont cultivés sur le site, et leur récolte
permet l'élimination d'une partie des polluants. Les biomasses ainsi chargées en métaux sont
ensuite séchées et incinérées. Les métaux sont alors récupérés dans les déchets ultimes de
l'incinération. Le nombre de récoltes pour parvenir à l'objectif de décontamination dépend de la
nature du sédiment et des contaminants, du degré de contamination et de l'épaisseur de la
couche de matériau à traiter. Des concentrations trop fortes en zinc sont susceptibles de
perturber l'action des plantes (DETZNER (b), 1993).
Exemples d'application :
Les expériences réalisées sur les sols pollués sont nombreuses. Elles ont permis de déterminer
les meilleures variétés selon les cas de pollution rencontrés. Ainsi, la jacinthe d'eau semble
particulièrement adaptée aux pollutions par le zinc, le chrome ( ** ),
le cadmium, le nickel et le
cuivre (SALT et al., 1994). De plus, ses racines permettent de traiter des épaisseurs de sols
d'environ 50 cm.
Les premières études d'application de cette technique aux sédiments viennent de débuter. Le
port de Hambourg a choisi le chiendent pour bioaccumuler les métaux contenus dans les silts de
l'Elbe (DETZNER (b), 1993). Des résultats positifs ont été observés, mais l'extension de cette
technique n'est pas envisagée pour plusieurs raisons. D'une part, les sédiments testés sont peu
pollués par rapport aux études généralement menées sur les sols. De plus, il semble que la
cinétique de bioaccumulation soit logarithmique. Le procédé est rapide au début, et décroît au
fur et à mesure de la diminution des teneurs métalliques. Ainsi, les traitements "d'optimisation"
impliquent de longues durées. D'autre part, les surfaces de traitement sont importantes. De ce
fait, compte tenu du volume que représentent les sédiments dragués dans le port de Hambourg,
cette technique est impossible à mettre en oeuvre.
Limites à l'application :
Une étude est en cours actuellement sur des sédiments de la région Nord-Pas-de-Calais.
L'utilisation de jacinthes d'eau nécessite le recours aux cultures sous serres, car en dessous de
10°C, cette plante tropicale cesse de pousser. Les premiers résultats montrent là encore des
bioaccumulations importantes. Cependant, seule la suite de l'étude permettra de connaître la
viabilité du procédé, car le calcul des coûts n'est pas encore bien maîtrisé.
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