1.2.3 Densité de la phase solide
Les mesures de densité solide sont effectués avec un pycnomètre (cf. III.2.1.3). Les vases qui
proviennent de l'érosion des sols et des roches contiennent un grand nombre de minéraux dont
les densités varient entre 2.4 et 2.9. Deux éléments vont avoir une influence sur la densité
sèche d'une vase. De fortes proportions en argiles ou en matières organiques peuvent expliquer
des valeurs plus faibles. Des mesures au pycnomètre ont donné une densité de 2.57 sur des
vases de l'estuaire de la Seine (MAROT, 1994).
1.3 Propriétés mécaniques
Les propriétés mécaniques des vases et plus généralement des sols fins ne sont pas uniquement
fonction de la distribution granulométrique de leurs particules comme cela est souvent le cas
pour les sols grenus (SCHLOSSER, 1988). Ainsi leur teneur en eau, leur structure ou leur
composition minéralogique ont des rôles importants également.
1.3.1 Limites d'Atterberg
Les vases sont constituées de particules qui ont des surfaces spécifiques élevées. L'eau influe
sur les forces qui s'exerce entre ces particules. Pour des teneurs en eau croissantes, les
propriétés mécaniques des vases évoluent depuis celles d'un solide jusqu'à celles d'un liquide.
Entre ces deux états, les vases présentent des propriétés plastiques. Une échelle a été établie
pour caractériser la consistance d'un matériau selon sa teneur en eau (limite d'Atterberg). Elle
comporte les paliers suivants :
- Wl : limite de liquidité, séparant l'état plastique de l'état liquide,
- Wp : Limite de plasticité, séparant l'état plastique de l'état solide.
L'indice de plasticité Ip, défini à partir de ces limites d'Atterberg s'exprime :
Ip = WL - Wp.
Sur des vases de l'estuaire de la Seine, présentant des limites de plasticité proches de 50 %,
GOUTTIERE (1987) a déterminé des indices de plasticité compris entre 33 et 80 %. Les
variations enregistrées dépendent essentiellement de la proportion de sable.
1.3.2 Propriétés hydrauliques
L écoulement de 1 eau à travers un sol ou une vase est régi par la loi fondamentale de
l'hydraulique des sols : la loi de DARCY (1856). Cette loi expérimentale repose sur une
proportionnalité entre la vitesse d'écoulement de l'eau et le gradient de charge hydraulique.
Sous sa forme générale, cette loi s'écrit :
Q = kSi
avec : Q : débit (m3)
k : coefficient de perméabilité (m/s)
i : gradient hydraulique
S : section normale étudiée (m2)
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