sédiments étudiés, le cyclonage a permis de récupérer 70 % des métaux sur 35 % de la masse.
En ajoutant une étape préliminaire d'attrition, la récupération métallique atteint 85 % sur 43 %
pondéral.
- lorsque les polluants sont présents sur toutes les fractions granulométriques, la
contamination se traduit généralement par un grand nombre de porteurs métalliques. Dans ce
cas, les techniques de séparation gravimétrique ou magnétique, dont les performances sont
limitées à des porteurs spécifiques, s'avèrent très insuffisantes. La flottation conduit à des
résultats plus prometteurs. Ainsi, en s'appuyant sur les propriétés de mouillabilité des
particules, ce procédé permet de récupérer un plus large éventail de porteurs de métaux (70 à
80 % des métaux sur 35 à 50 % pondéral). Un important travail est cependant nécessaire pour
déterminer les meilleures conditions d'essais et notamment les collecteurs les plus efficaces. En
outre, la fraction fine 0/10 pm reste très difficile à traiter. De même, les particules ayant de
forte porosité de surface, sont peu flottées, en raison probablement d'une mauvaise efficacité
des collecteurs.
- pour les sédiments qui présentent des contaminations excessives, la proportion
métallique non récupérée (20 à 30 %) représente une teneur résiduelle encore élevée. Dans ce
cadre, il serait intéressant de poursuivre le traitement en utilisant d'autres procédés. Les
techniques biologiques peuvent représenter une perspective d'étude attrayante, en raison de
leur faible coût. De plus en les appliquant à des matériaux en partie traités, cela peut permettre
de réduire les temps de traitement et de favoriser la survie des microorganismes dans des
milieux moins stressants.
Les procédés de traitement utilisés impliquent généralement une forte dilution des matériaux
(5 % solide). Ainsi, après traitement, il est nécessaire de réduire les volumes concernés en
utilisant des techniques de séparation solide-liquide. Dans ce cadre, les outils testés ont
conduit à des résultats assez variables. En favorisant l'agglomération des colloïdes, les
floculants cationiques conduisent à des surnageants très limpides. Ils permettent d'obtenir des
concentrations solides d'environ 15 à 16 %. Pour améliorer ce résultat, les procédés de
filtration sous pression sont nécessaires. Ils conduisent à des concentrations solides supérieures
à 30 %. Néanmoins, les essais réalisés à une pression de 500 kPa sont assez longs.
Enfin, pour mieux maîtriser le devenir des matériaux engendrés (bassin de confinement,
valorisation en remblais...), des études de comportement mécanique ont été réalisées. Pour
cela, la consolidation sous poids propre d'éprouvettes de grande section et soumises à une
macrogravité de 50 g a été effectuée en centrifugeuse. Ces essais ont montré la lenteur de la
consolidation des matériaux étudiés et leur très faible résistance mécanique, même après
consolidation. Cela doit motiver la recherche de solutions pour améliorer la gestion de ces
produits. Dans ce cadre, les travaux réalisés par BOUTOUIL (1996) doivent contribuer à
apporter une alternative intéressante, en ajoutant des liants hydrauliques aux matériaux bruts
ou traités. Les liants permettent une forte consommation d'eau et une augmentation très nette
des résistances mécaniques.
L'ensemble des résultats présentés dans cette étude repose sur des travaux de laboratoire. Il
convient donc de les valider par des essais pilotes, ce qui permettra en outre d'obtenir les
données nécessaires à des études de coût. Dans ce cadre, la méthodologie développée par
l'Université de Delft (Pays-Bas) à partir d'expériences sur différents sols pollués, doit
représenter une base de travail très précieuse (RINGELING, 1996).
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En ajoutant une étape préliminaire d'attrition, la récupération métallique atteint 85 % sur 43 %
pondéral.
- lorsque les polluants sont présents sur toutes les fractions granulométriques, la
contamination se traduit généralement par un grand nombre de porteurs métalliques. Dans ce
cas, les techniques de séparation gravimétrique ou magnétique, dont les performances sont
limitées à des porteurs spécifiques, s'avèrent très insuffisantes. La flottation conduit à des
résultats plus prometteurs. Ainsi, en s'appuyant sur les propriétés de mouillabilité des
particules, ce procédé permet de récupérer un plus large éventail de porteurs de métaux (70 à
80 % des métaux sur 35 à 50 % pondéral). Un important travail est cependant nécessaire pour
déterminer les meilleures conditions d'essais et notamment les collecteurs les plus efficaces. En
outre, la fraction fine 0/10 pm reste très difficile à traiter. De même, les particules ayant de
forte porosité de surface, sont peu flottées, en raison probablement d'une mauvaise efficacité
des collecteurs.
- pour les sédiments qui présentent des contaminations excessives, la proportion
métallique non récupérée (20 à 30 %) représente une teneur résiduelle encore élevée. Dans ce
cadre, il serait intéressant de poursuivre le traitement en utilisant d'autres procédés. Les
techniques biologiques peuvent représenter une perspective d'étude attrayante, en raison de
leur faible coût. De plus en les appliquant à des matériaux en partie traités, cela peut permettre
de réduire les temps de traitement et de favoriser la survie des microorganismes dans des
milieux moins stressants.
Les procédés de traitement utilisés impliquent généralement une forte dilution des matériaux
(5 % solide). Ainsi, après traitement, il est nécessaire de réduire les volumes concernés en
utilisant des techniques de séparation solide-liquide. Dans ce cadre, les outils testés ont
conduit à des résultats assez variables. En favorisant l'agglomération des colloïdes, les
floculants cationiques conduisent à des surnageants très limpides. Ils permettent d'obtenir des
concentrations solides d'environ 15 à 16 %. Pour améliorer ce résultat, les procédés de
filtration sous pression sont nécessaires. Ils conduisent à des concentrations solides supérieures
à 30 %. Néanmoins, les essais réalisés à une pression de 500 kPa sont assez longs.
Enfin, pour mieux maîtriser le devenir des matériaux engendrés (bassin de confinement,
valorisation en remblais...), des études de comportement mécanique ont été réalisées. Pour
cela, la consolidation sous poids propre d'éprouvettes de grande section et soumises à une
macrogravité de 50 g a été effectuée en centrifugeuse. Ces essais ont montré la lenteur de la
consolidation des matériaux étudiés et leur très faible résistance mécanique, même après
consolidation. Cela doit motiver la recherche de solutions pour améliorer la gestion de ces
produits. Dans ce cadre, les travaux réalisés par BOUTOUIL (1996) doivent contribuer à
apporter une alternative intéressante, en ajoutant des liants hydrauliques aux matériaux bruts
ou traités. Les liants permettent une forte consommation d'eau et une augmentation très nette
des résistances mécaniques.
L'ensemble des résultats présentés dans cette étude repose sur des travaux de laboratoire. Il
convient donc de les valider par des essais pilotes, ce qui permettra en outre d'obtenir les
données nécessaires à des études de coût. Dans ce cadre, la méthodologie développée par
l'Université de Delft (Pays-Bas) à partir d'expériences sur différents sols pollués, doit
représenter une base de travail très précieuse (RINGELING, 1996).
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