Figure 44 - Courbes de tassement des différents matériaux étudiés (résultats des modèles)
L'exploitation des résultats de ces essais de consolidation est menée par la méthode
d'ASAOKA (MAGNAN et DEROY, 1980). Cette dernière consiste à déterminer la hauteur
finale du dépôt en fin de consolidation, à partir des courbes de tassement. La méthode
d'ASAOKA consiste à tracer, à partir des mesures de tassement, la courbe h(t) en fonction de
h(t+l), où h(t) et h(t+l) sont respectivement, les tassements à l'instant (t) et (t+1). Pour cela,
l'intervalle de temps choisi pour chacun des bipoints ainsi définis doit rester constant. En fin de
consolidation, l'évolution du tassement est de plus en plus faible. Ainsi, h(t) est proche de
h(t+l), et la courbe atteint son domaine linéaire proche de la droite y = x. Il est alors possible
par régression linéaire ou par exploitation graphique de rechercher le point d'intersection entre
ces deux droites. Ce point d'intersection indique le moment ou h(t) = h(t+l), c'est-à-dire
lorsque le degré de consolidation est égal à 1. Ce point correspond au tassement final
théorique. Toutes les valeurs de tassement obtenues par les différents capteurs ont été traitées
par régression linéaire selon cette méthode, avec un intervalle de temps de 10 minutes. Une
représentation graphique est présentée pour l'échantillon grenu drainé à partir de quelques
points issus de la régression linéaire (figure 45).
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