111.4 Essais de décontamination
111.4.1 Introduction
Face à cette pollution complexe, la caractérisation des porteurs métalliques n'a pas permis de
désigner une technique de traitement spécifique. Néanmoins, la présence de porteurs
métalliques de grande taille (sulfures, précipitations métalliques sur des grains d'oxydes de fer
et de manganèse) a conduit à favoriser certaines d'entre elles. Ainsi, des procédés de
séparations physiques et physico-chimiques peuvent permettre d'abaisser les teneurs initiales.
Notre travail a consisté à déterminer dans quelles proportions.
III.4.2 Décapage des surfaces minérales en cellule d'attrition
m.4.2.1 Objectif
La pollution des fractions grossières est due pour une large part, à la présence de minéraux
sulfurés et de grains artificiels riches en métaux. Cependant, la caractérisation minérale par
diffractométrie des rayons X a montré la présence d'argile sur toutes les fractions
granulométriques. Par conséquent, un enrobage des grosses particules par des fines argileuses
contaminées peut contribuer à expliquer la distribution granulochimique. Pour mesurer
l'importance de ce phénomène (s'il existe), nous avons nettoyé les surfaces minérales dans une
cellule d'attrition, et analysé de nouveau la distribution granulochimique, après tamisage.
IH.4.2.2 Principe
Une cellule d'attrition est constituée d'une cuve hexagonale, munie d'un agitateur à pales
inversées. Ces deux particularités qui différencient nettement cet appareil d'un agitateur,
favorisent les contacts entre particules. Ces derniers engendrent le frottement des grains entre
eux et donc le nettoyage de leurs surfaces.
Nous avons utilisé une cellule d'attrition Cylab. 1 de volume un litre sur la boue "composite" à
la concentration de 300 g/1. Cela représente une masse humide de 1.2 kg et une teneur en eau
de 76 %. En outre, pour favoriser la dispersion des particules, nous avons ajouté de
l'hexamétaphosphate de sodium à 10 g/kg. L'attrition a été appliquée pendant une heure à une
vitesse d'agitation de 2125 tours par minutes. Après cette opération, un tamisage en voie
humide et une analyse granulochimique ont été effectués.
HI.4.2.3 Résultats
La figure 9 montre l'influence de l'attrition sur la granulométrie de la boue composite . On
remarque ainsi que cette opération a généré une forte proportion de fine. La proportion de
particules inférieure à 20 pm est passée en effet de 25 à 60 %. Le Dw qui était initialement de
90 pm est abaissé à 40 pm. Il est évident dans ce cas, que 1 attrition a été trop longue. Elle a
donc non seulement nettoyée les surfaces minérales, mais également broyee certaines
particules Néanmoins, ce constat permet de s'assurer que le décapage des particules a eu lieu
(s'il devait se produire). En outre, l'exploitation des résultats reste possible, car les effets de ces
deux phénomènes sur la granulochimie se superposent peu
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111.4.1 Introduction
Face à cette pollution complexe, la caractérisation des porteurs métalliques n'a pas permis de
désigner une technique de traitement spécifique. Néanmoins, la présence de porteurs
métalliques de grande taille (sulfures, précipitations métalliques sur des grains d'oxydes de fer
et de manganèse) a conduit à favoriser certaines d'entre elles. Ainsi, des procédés de
séparations physiques et physico-chimiques peuvent permettre d'abaisser les teneurs initiales.
Notre travail a consisté à déterminer dans quelles proportions.
III.4.2 Décapage des surfaces minérales en cellule d'attrition
m.4.2.1 Objectif
La pollution des fractions grossières est due pour une large part, à la présence de minéraux
sulfurés et de grains artificiels riches en métaux. Cependant, la caractérisation minérale par
diffractométrie des rayons X a montré la présence d'argile sur toutes les fractions
granulométriques. Par conséquent, un enrobage des grosses particules par des fines argileuses
contaminées peut contribuer à expliquer la distribution granulochimique. Pour mesurer
l'importance de ce phénomène (s'il existe), nous avons nettoyé les surfaces minérales dans une
cellule d'attrition, et analysé de nouveau la distribution granulochimique, après tamisage.
IH.4.2.2 Principe
Une cellule d'attrition est constituée d'une cuve hexagonale, munie d'un agitateur à pales
inversées. Ces deux particularités qui différencient nettement cet appareil d'un agitateur,
favorisent les contacts entre particules. Ces derniers engendrent le frottement des grains entre
eux et donc le nettoyage de leurs surfaces.
Nous avons utilisé une cellule d'attrition Cylab. 1 de volume un litre sur la boue "composite" à
la concentration de 300 g/1. Cela représente une masse humide de 1.2 kg et une teneur en eau
de 76 %. En outre, pour favoriser la dispersion des particules, nous avons ajouté de
l'hexamétaphosphate de sodium à 10 g/kg. L'attrition a été appliquée pendant une heure à une
vitesse d'agitation de 2125 tours par minutes. Après cette opération, un tamisage en voie
humide et une analyse granulochimique ont été effectués.
HI.4.2.3 Résultats
La figure 9 montre l'influence de l'attrition sur la granulométrie de la boue composite . On
remarque ainsi que cette opération a généré une forte proportion de fine. La proportion de
particules inférieure à 20 pm est passée en effet de 25 à 60 %. Le Dw qui était initialement de
90 pm est abaissé à 40 pm. Il est évident dans ce cas, que 1 attrition a été trop longue. Elle a
donc non seulement nettoyée les surfaces minérales, mais également broyee certaines
particules Néanmoins, ce constat permet de s'assurer que le décapage des particules a eu lieu
(s'il devait se produire). En outre, l'exploitation des résultats reste possible, car les effets de ces
deux phénomènes sur la granulochimie se superposent peu
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