Photo 46 Vue aérienne de la dune aux Loups et fig 90. Vue perspective.
1 - Bourrelet littoral échancré avec taches éparses d'oyats.
2 - Végétation herbacée arrière-littorale (voir photo 45)
3 - Lande à argousier avec pinède clairsemée.
4 - Vallon humide avec mare d'eau permanente.
5 - Versant littoral de la deuxième ligne de crête : zone
des « blancs » à végétation herbacée éparse et fragile.
6 - Pinède sur la deuxième ligne de crête.
------Limite du site étudié.
F L etude comparative oes aoeuments anciens permet de
déceler une reconquête végétale du site durant ces dermeres
décennies
Au sortir de la dernière guerre, les photos aériennes montrent
les dunes du Marquenterre extrêmement délabrées, souvent trans
formées en désert de sable.
Sous L'occupation militaire allemande, les coupes rases de
tous les bois existants, afin de fournir les fameux « pieux Rommel ».
ont ruiné le site II est vrai que les temps n étaient pas a ( écologie 1
Les photos des décennies 50 et 60 montrent une multiplication des boisements Les propriétaires, regroupés en association
syndicale, ont entrepris la reconstitution de leur domaine, avec
l'aide technique et financière du Ministère de L Agriculture Leurs
efforts aboutirent à des plantations sur de vastes superficies les
pinèdes que nous observons aujourd'hui sur les dunes les plus
continentales en sont le résultat.
Toutefois, ces boisements ne furent réalisés que sur les
dunes les plus internes, situées en arrière d'une limite dite « limite
syndicale ». placée parallèlement au rivage, à 1 kilomètre environ
du haut de plage Les essais entrepris au-devant de cette limite,
dans la zone dite « de blancs » furent infructueux. Nous avons
décrit précédemment ces pinèdes rabougries et éparses, pourtant
âgées d'une vingtaine d'années.
Cette zone de blancs fut laissée à la colonisation végétale
spontanée. Dans les zones humides, le développement des fourrés
arbustifs fut assez rapide : on les remarque déjà sur les photos de
1955.
Sur les zones sèches, soumises a l'action éolienne (aucun
dispositif brise-vent ne fut mis en place), cette colonisation fut plus
lente et demeure faible.
C'est cette végétation, décrite dans le paragraphe précédent,
que nous observons aujourd'hui.
e La faune
Signalons l'intérêt que présentent les zones basses pour
l'avifaune et notamment l'avifaune migratrice.
Les pannes d'eau servent d'aire de repos et de nutrition à une
avifaune migratrice très nombreuse dans la région. Parmi les
espèces les plus courantes, susceptibles d être observées sur la
propriété, citons . les courlis, pluviers, canards colverts, canards
tadornes, canards souchets. .. sarcelles d été et d'hiver, foulques,
grèbes. . La sauvagine (bécasse, bécassine) est importante en
automne
Les rives de ces pannes d'eau et zones humides avoisinantes
peuvent abriter la nidification de nombreuses de ces espèces Le
canard tadorne niche dans les entrées de terrier de lapin des dunes
voisines. Il est fréquent de l'observer sur le site
Les formations arbustives abritent de nombreux petits passereaux locaux.
Le lapin trouve ici un biotope d'excellence et sa population es’
importante.
Parmi les grands mammifères, le chevreuil et le sanglier sont
habituels sur le site Leur passage n'est d'ailleurs pas sans créer de
dégâts.
• La fréquentation actuelle du site
Elle demeure assez faible et est essentiellement liée à la saison
estivale
Le site est notamment fréquenté par
- des plagistes qui trouvent dans les dunes bordiéres un abri de
vent, et un refuge à marée haute
C'est le type de fréquentation le plus important mais la zo^e
d accueil des plagistes est limitée au secteur nord-ouest de la
propriété
• des promeneurs, parfois nudistes, qui s aventurent sur le S'te
et même sur l'ensemble des dunes du Marquenterre
trouvent là un espace de prédilection pour de longues promenades solitaires
- quelques adeptes de la « moto verte » qui. occasionnellement
parcourent le site en tous sens. Cette pratique est très
dégradante pour le site et est à interdire
Précédent

- 44/62

Suivant