la seconde tranche de travaux a été réalisée durant l'hiver
1983 • 1984 Elle comprenait :
• la poursuite du reprofilage du bourrelet par mise en place
de filets et la poursuite do plantations d'oyats (2 hectares) Ces
travaux ont été assurés en régie municipale
Photo 4J Reconstitution du bourrelet, situation fin 1983
En 1982 il était é cet endroit totalement inexistant
• la plantation d arbrisseaux qui a été effectuée en entreprise : apres Cessai de 25 espèces différentes dans une parcelle
échantillon réalisée en 1982. a été pratiqué la mise en place de
jeunes plants (40-60 cm) à racines nues :
Il s agit
* d argousier (4 000 U)
• de lyciet (12 000 U>
* de saule rampant (10 000 U)
* de saule à feuille de romarin (12 000 U)
• de sureau (6 000 U)
• de troene sauvage (6 000 U).
Compte-tenu des conditions météorologiques de l'hiver 1984
et notamment des tempêtes exceptionnelles et répétitives de
anvier. ces travaux ont connu des succès divers :
• très bon ensablement du bourrelet littoral Plusieurs lignes
successives de filets ont pu être mises en place et ont assuré
un engraissement important. La hauteur recherchée a été
pratiquement atteinte Après la mise en place d'une dernière
ligne de filets, la phytostabilisation par plantation d'oyats
sera possible au printemps 1985.
• bonne reprise des plantations d'oyats (80 % en moyenne) Les
échecs, très localisés, sont dus son aux dégâts du lapm. soit à
un déchaussement des pieds par les tempêtes
• la grande majorité des plantations d'arbrisseaux a été
déchaussée à plusieurs reprises par les tempêtes
Après chaque coup de vent, une équipe d’employés municipaux replantait les plants récupérables Leur travail était effacé par
la tempête suivante, et il fallait recommencer. Les plants subsistants ont subi ensuite les rognures des lapins. Le pourcentage de
reprise final est de l'ordre de 10 - 15 %.
Une nouvelle tentative de plantations d'arbustes est entreprise
en hiver 1984 - 1985 (16 000 plants), avec les précautions suivantes :
• site quadrillé par un maillage de fascines, pour atténuer les
effets éoliens.
- plantations effectuées dans un « carroyage » d oyats.
- mise en place d une clôture (1 200 m) contre les lapins
Les autres phases de travaux devraient normalement se
poursuivre en 1985. 1986 et 1987. Leur financement est acquis.
GESTION
- Cette gestion incombe au Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Côte Picarde dans le cadre de la convention générale
qui lie cet organisme au Conservatoire de ('Espace Littoral depuis
le 24 février 1983 pour l'entretien de tous les terrains acquis par le
Conservatoire sur le littoral du département de la Somme
- Bien que le site du parc littoral soit encore dans une phase
de travaux et d'investissement, un surveillant du site a été recruté
à temps plein. Ce surveillant est un agent municipal de FORTMAHON dont le poste est financé sur le budget communal. Ceci
constitue la participation de cette collectivité locale à la gestion des
terrains naturels situés sur son territoire.
Sa mission comprend la surveillance du site, notamment
durant la saison estivale, l'information du public sur les travaux
entrepris et le suivi des travaux effectués l'hiver. en régie municipale.
CONCLUSION
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan global de cette
opération, mais la mise en place du parc littoral de QUEND-FORTMAHON constitue un modèle d'aménagement, tant du point de
vue de sa programmation (réflexions et études préalables) que
des techniques de pointe mises en place, conciliant maintien d'un
site naturel et forte fréquentation.
Ce chantier fait actuellement l'objet de nombreuses visites de
la part de techniciens et d élus provenant d'autres régions du littoral français.
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