RÉGIME ALIMENTAIRE DE LA
CREVETTE ROSE PARAPENAEUS
LONGIROSTRIS
(LUCAS, 1846) (CRUSTACEA:
DECAPODA) DES FONDS
CHALUTABLES DE LA RÉGION
D'ALGER
sexe et des mensurations de la longueur totale (LT, en
millimètres), de la longueur céphalothoracique (LC, en
millimètres), du poids total (WT, en grammes) et du poids
de l’estomac (WE, en grammes). L’estomac est prélevé et
conservé dans du formol à 10%. L’examen des contenus
stomacaux consiste en une identification des différentes
proies.
La détermination des proies effectuée, dans la mesure
du possible jusqu’à l’espèce, s’avère souvent difficile
en raison de leur petite taille et de l’état de digestion
avancée. Une liste faunistique des proies identifiées est
dressée. La classification des proies est établie à partir
de l’indice de fréquence F selon Sorbe (1972). F = rapport
entre le nombre d’estomacs contenant une catégorie de
proie et le nombre d’estomacs pleins examinés, exprimé
en pourcentage.
Résumé
L’étude du régime alimentaire de la crevette rose
Parapenaeus longirostris de la région algéroise est
réalisée à partir de l’examen des contenus stomacaux de
222 individus (femelles et mâles). L’analyse qualitative
du régime alimentaire montre que cette espèce est
omnivore avec une grande diversité de proies. Les proies
préférentielles sont des Crustacés, des Foraminifères,
des Mollusques, des Radiolaires et des Vers ; les proies
secondaires sont représentées par les Tintinnides,
les Chaetognates, les débris d’algues, les écailles de
poissons et les larves (de Crustacés Décapodes, de
Bivalves et d’Echinodermes) ; les proies accidentelles
sont représentées par des Cténophores.
Mots clés Régime alimentaire, Parapenaeus longirostris,
Méditerranée, région d’Alger.
Introduction
En Algérie, la crevette rose Parapenaeus longirostris
(Lucas, 1846) est présente sur des fonds chalutablesàdes
profondeurs allant de 50 à 650 mètres avec une abondance
optimale entre 200 et 400 mètres (Nouar, 1985). Cette
espèce, à large répartition bathymétrique en lien avec la
taille et le sexe des individus, vit préférentiellement sur des
fonds de vase à Funiculina quadrangularis (Pallas, 1774).
En Méditerranée, les travaux sur le régime alimentaire
de Parapenaeus longirostris sont peu nombreux et les
données sont fragmentaires (Ghidalia et Bourgeois,
1961 ; Massuti, 1959 ; Labropoulou et Kostikas, 1999 et
Kapiris, 2004).
Matériel et Méthodes
Les données proviennent de la pêche commerciale de
la région algéroise effectuée de jour et de nuit sur des
fonds de vase sableuse à Octocorallières et à Funiculina
quadrangularis aux profondeurs allant de 200 à 400 mètres
(Nouar et Maurin, 2001). La période de prélèvement des
données s’étale de janvier à novembre 2007. Au total,
222 individus de P longirostris sont récoltés. Le traitement
de chaque individu consiste en une détermination du
Tableau 1. Classification des proies en fonction de la fréquence F,
selon Sorbe (1972).
Fréquence
Proies
F> 0%
Proies préférentielles, constituent
l'alimentation
principale
et
caractérisent le type du régime
alimentaire de l'espèce
10% < F<
50%
Proies secondaires, représentent
une nourriture accessoire ou de
remplacement pour l'espèce.
F <10%
Proies accidentelles, sans aucune
signification particulière dans le
régime alimentaire de l'espèce.
Résultats et Discussion
Le régime alimentaire de P. longirostris est très diversifié,
les proies observées appartiennent à différents groupes
zoologiques : Crustacés (Amphipodes, Isopodes,
Copépodes,
Cladocères,
Ostracodes,
Cumacae,
Décapodes...), Mollusques (Bivalves, Gastéropodes),
Vers
(Polychètes et Nématodes),
Foraminifères,
Radiolaires, Tintinnides, Chaetognates et Cténophores ou
sont des écailles, des restes de poissons, des larves (de
Crustacés Décapodes, de Bivalves et d’Echinodermes)
et du sédiment (Tableau 2). A titre indicatif, la figure
1 illustre certaines proies. Il est à remarquer que les
Foraminifères, généralement à squelette calcaire, sont
des proies aisément identifiables alors que les autres
proies, rapidement digérées, sont identifiées à partir de
débris et fragments.
L’indice de fréquence F par groupe de proies reporté sur
la figure 2 montre que les Crustacés, les Foraminifères,
les Mollusques, les Radiolaires et les Vers sont des proies
préférentielles. Les proies secondaires sont représentées
par les Tintinnides, les Chaetognates, les débris d’algues,
les écailles ainsi que les larves de Crustacés Décapodes,
d’Echinodermes et de Bivalves. Les Cténophores
constituent des proies accidentelles. Il est à remarquer
que le sédiment, composé de matière organique ou de
vase et de sable, observé dans les estomacs ne peut
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CREVETTE ROSE PARAPENAEUS
LONGIROSTRIS
(LUCAS, 1846) (CRUSTACEA:
DECAPODA) DES FONDS
CHALUTABLES DE LA RÉGION
D'ALGER
sexe et des mensurations de la longueur totale (LT, en
millimètres), de la longueur céphalothoracique (LC, en
millimètres), du poids total (WT, en grammes) et du poids
de l’estomac (WE, en grammes). L’estomac est prélevé et
conservé dans du formol à 10%. L’examen des contenus
stomacaux consiste en une identification des différentes
proies.
La détermination des proies effectuée, dans la mesure
du possible jusqu’à l’espèce, s’avère souvent difficile
en raison de leur petite taille et de l’état de digestion
avancée. Une liste faunistique des proies identifiées est
dressée. La classification des proies est établie à partir
de l’indice de fréquence F selon Sorbe (1972). F = rapport
entre le nombre d’estomacs contenant une catégorie de
proie et le nombre d’estomacs pleins examinés, exprimé
en pourcentage.
Résumé
L’étude du régime alimentaire de la crevette rose
Parapenaeus longirostris de la région algéroise est
réalisée à partir de l’examen des contenus stomacaux de
222 individus (femelles et mâles). L’analyse qualitative
du régime alimentaire montre que cette espèce est
omnivore avec une grande diversité de proies. Les proies
préférentielles sont des Crustacés, des Foraminifères,
des Mollusques, des Radiolaires et des Vers ; les proies
secondaires sont représentées par les Tintinnides,
les Chaetognates, les débris d’algues, les écailles de
poissons et les larves (de Crustacés Décapodes, de
Bivalves et d’Echinodermes) ; les proies accidentelles
sont représentées par des Cténophores.
Mots clés Régime alimentaire, Parapenaeus longirostris,
Méditerranée, région d’Alger.
Introduction
En Algérie, la crevette rose Parapenaeus longirostris
(Lucas, 1846) est présente sur des fonds chalutablesàdes
profondeurs allant de 50 à 650 mètres avec une abondance
optimale entre 200 et 400 mètres (Nouar, 1985). Cette
espèce, à large répartition bathymétrique en lien avec la
taille et le sexe des individus, vit préférentiellement sur des
fonds de vase à Funiculina quadrangularis (Pallas, 1774).
En Méditerranée, les travaux sur le régime alimentaire
de Parapenaeus longirostris sont peu nombreux et les
données sont fragmentaires (Ghidalia et Bourgeois,
1961 ; Massuti, 1959 ; Labropoulou et Kostikas, 1999 et
Kapiris, 2004).
Matériel et Méthodes
Les données proviennent de la pêche commerciale de
la région algéroise effectuée de jour et de nuit sur des
fonds de vase sableuse à Octocorallières et à Funiculina
quadrangularis aux profondeurs allant de 200 à 400 mètres
(Nouar et Maurin, 2001). La période de prélèvement des
données s’étale de janvier à novembre 2007. Au total,
222 individus de P longirostris sont récoltés. Le traitement
de chaque individu consiste en une détermination du
Tableau 1. Classification des proies en fonction de la fréquence F,
selon Sorbe (1972).
Fréquence
Proies
F> 0%
Proies préférentielles, constituent
l'alimentation
principale
et
caractérisent le type du régime
alimentaire de l'espèce
10% < F<
50%
Proies secondaires, représentent
une nourriture accessoire ou de
remplacement pour l'espèce.
F <10%
Proies accidentelles, sans aucune
signification particulière dans le
régime alimentaire de l'espèce.
Résultats et Discussion
Le régime alimentaire de P. longirostris est très diversifié,
les proies observées appartiennent à différents groupes
zoologiques : Crustacés (Amphipodes, Isopodes,
Copépodes,
Cladocères,
Ostracodes,
Cumacae,
Décapodes...), Mollusques (Bivalves, Gastéropodes),
Vers
(Polychètes et Nématodes),
Foraminifères,
Radiolaires, Tintinnides, Chaetognates et Cténophores ou
sont des écailles, des restes de poissons, des larves (de
Crustacés Décapodes, de Bivalves et d’Echinodermes)
et du sédiment (Tableau 2). A titre indicatif, la figure
1 illustre certaines proies. Il est à remarquer que les
Foraminifères, généralement à squelette calcaire, sont
des proies aisément identifiables alors que les autres
proies, rapidement digérées, sont identifiées à partir de
débris et fragments.
L’indice de fréquence F par groupe de proies reporté sur
la figure 2 montre que les Crustacés, les Foraminifères,
les Mollusques, les Radiolaires et les Vers sont des proies
préférentielles. Les proies secondaires sont représentées
par les Tintinnides, les Chaetognates, les débris d’algues,
les écailles ainsi que les larves de Crustacés Décapodes,
d’Echinodermes et de Bivalves. Les Cténophores
constituent des proies accidentelles. Il est à remarquer
que le sédiment, composé de matière organique ou de
vase et de sable, observé dans les estomacs ne peut
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