SUIVI DE L'EXPANSION ET
CONSÉQUENCES DE L'ALGUE
MARINE INVASIVE CAULERPA
RACEMOSA (FORSSKAL)
J. AGARDH (CAULERPALES,
CHLOROPHYTA) DEVANT LA
CÔTE DE MOSTAGANEM.
Bachir Bouiadjra* B. (1), Belbachir N. (1), Ba
Bouiadjra M. E. (2).
(1 ) Département des Ressources Halieutiques, Faci
des Sciences Exactes et Sciences de la Nature et
la Vie. Université Abdelhamid Ibn Badis, Mostagant
Laboratoire des sciences et techniques de produel
Département de biologie, Faculté des scienc
Résumé
Les
introductions
d’espèces
invasives
sont
considérées
comme
l’un
des
problèmes
environnementaux majeurs du 21 è siècle. Pour ces
espèces un impact sur les communautés indigènes a été
mis en évidence, on parle alors de pollution biologique,
le cas du milieu marin et particulièrement au niveau
de la côte Mostaganemoise, nous avons identifié un
taxon invasif Caulerpa racemosa var cylindracea
dont les caractères morphologiques sont identiques
à celui originaire d’Australie et signalé dans 14
pays Méditerranéens dont l’Algérie. A ce titre la surface
atteinte pour la wilaya de Mostaganem est de l’ordre
de 4, 2 ha et l’estimation du niveau de colonisation est
de type II, avec un linéaire côtier touché estimé à 3400
m ce qui suggère une phase d’installation du taxon
invasif. Les impacts de la présence de l’espèce invasive
se font déjà sentir voir la physionomie des stations
étudiées indiquant une réduction de la diversité algale
des espèces de Macrophytes accompagnatrices, et la
dominance des espèces indicatrices de perturbation du
milieu aqueux notamment pour le site de salamandre.
Le niveau de colonisation et le linéaire côtier affectés par
Caulerpa racemosa, sont plus prononcés à Salamandre
qu’à Stidia dont les effets sur la pêche artisanale
se traduisent par des surcoûts affectant négativement
l’effort de pêche. Ce travail donne un état des lieux de
l’invasion des côtes Mostaganemoises par cette espèce
et constitue une première base de données qui suggère
un suivi rigoureux et périodique pour la détection en
profondeur de nouvelles colonies, auxquelles s’ajoutent
des campagnes de sensibilisation auprès des usagers
de la mer (plaisanciers, pêcheurs professionnels où
simples baigneurs), des interdictions de mouillages
dans les zones touchées et l’arrachage manuel pour
les sites affectés dont les surfaces ne dépassent guère
5 m2, sont des moyens les plus efficaces pour faire diminuer
son expansion et / où l’éradiquer avant qu’il ne soit trop tard.
Mots clés Mostaganem., invasive, Caulerpa racemosa,
installation, pêche, diversité algale.
Introduction
On désigne sous le nom d’espèces invasives les espèces
introduites dont l’impact écologique et/ou économique
est fort (Clout, 1998 ; Boudouresque et Verlaque, 2002a
; Occhipinti et Galil, 2004). En méditerranée, 101 espèces
d’organismes photosynthétiques pluricellulaires sont
considères introduites, huit d’entres elles au moins
sont considérées invasives (Boudouresque et Verlaque,
2002b).
Pour ces espèces, un impact, sur les communautés
indigènes ou sur les paysages a été mis en évidence ; on
parle alors de pollution biologique (Sindermann et al.,
1992 ; Bright,1998) le cas de Caulerpa racemosa
var cylindraceae originaire du sud ouest de l’ Australie,
est observée pour la première fois en Libye en 1990
(Nizamuddin, 1991).
Le trafic maritime (eau de ballast) et les aquariums sont
les vecteurs potentiels de sa première introduction (Frisch
Zaleski and Murray, 2006; Stam et al., 2006; Walters et
al., 2006; Klein et verlaque, 2008).Ensuite, cette espèce a
été signalée en Italie (Alongi et al.., 1993), puis en Grèce
(Panayotidis et Montesanto, 1994), en Albanie (Di Martino
et Giaccone, 1995), à Chypre (Hadjichristophorou et al.,
1997), en France (Jousson et al., 2000), en Turquie (Cirik,
1999), à Malte (Stevens, 1999), en Espagne (Ballesteros
et al., 1999), en Tunisie (Belkhiria, 1999), en Croatie
(Zuljevic et al., 2003), au Monténégro, et à Monaco; Klein
et Verlaque, 2008 ; cottalorda et al., 2008). l’Italie est le
pays le plus lourdement touché (500 km de linéaire côtier),
suivie parles iles Baléares (120 km), la France (83 km) et
la Croatie (15 km) (Piazzi et al., 2005a).
En Algérie l’espèce est signalée pour la première fois
au port d’ Alger (Ould-Ahmed et Meinesz, 2007 ; Bachir
Bouiadjra et al., 2010b). Depuis de nouvelles zones
ont été affectées, avec des incidences écologiques sur
la flore algale autochtone et la pêche artisanale aux petits
métiers des localités de Stidia, des Sablettes, Salamandre
et la plage du phare, de la wilaya de Mostaganem, objet
de la présente note.
1. Méthodologie
Figure 1. Les sites de la région de Mostaganem affectés par Caulerpa
racemosa sont indiqués par une flèche jaune.
CONSÉQUENCES DE L'ALGUE
MARINE INVASIVE CAULERPA
RACEMOSA (FORSSKAL)
J. AGARDH (CAULERPALES,
CHLOROPHYTA) DEVANT LA
CÔTE DE MOSTAGANEM.
Bachir Bouiadjra* B. (1), Belbachir N. (1), Ba
Bouiadjra M. E. (2).
(1 ) Département des Ressources Halieutiques, Faci
des Sciences Exactes et Sciences de la Nature et
la Vie. Université Abdelhamid Ibn Badis, Mostagant
Laboratoire des sciences et techniques de produel
Département de biologie, Faculté des scienc
Résumé
Les
introductions
d’espèces
invasives
sont
considérées
comme
l’un
des
problèmes
environnementaux majeurs du 21 è siècle. Pour ces
espèces un impact sur les communautés indigènes a été
mis en évidence, on parle alors de pollution biologique,
le cas du milieu marin et particulièrement au niveau
de la côte Mostaganemoise, nous avons identifié un
taxon invasif Caulerpa racemosa var cylindracea
dont les caractères morphologiques sont identiques
à celui originaire d’Australie et signalé dans 14
pays Méditerranéens dont l’Algérie. A ce titre la surface
atteinte pour la wilaya de Mostaganem est de l’ordre
de 4, 2 ha et l’estimation du niveau de colonisation est
de type II, avec un linéaire côtier touché estimé à 3400
m ce qui suggère une phase d’installation du taxon
invasif. Les impacts de la présence de l’espèce invasive
se font déjà sentir voir la physionomie des stations
étudiées indiquant une réduction de la diversité algale
des espèces de Macrophytes accompagnatrices, et la
dominance des espèces indicatrices de perturbation du
milieu aqueux notamment pour le site de salamandre.
Le niveau de colonisation et le linéaire côtier affectés par
Caulerpa racemosa, sont plus prononcés à Salamandre
qu’à Stidia dont les effets sur la pêche artisanale
se traduisent par des surcoûts affectant négativement
l’effort de pêche. Ce travail donne un état des lieux de
l’invasion des côtes Mostaganemoises par cette espèce
et constitue une première base de données qui suggère
un suivi rigoureux et périodique pour la détection en
profondeur de nouvelles colonies, auxquelles s’ajoutent
des campagnes de sensibilisation auprès des usagers
de la mer (plaisanciers, pêcheurs professionnels où
simples baigneurs), des interdictions de mouillages
dans les zones touchées et l’arrachage manuel pour
les sites affectés dont les surfaces ne dépassent guère
5 m2, sont des moyens les plus efficaces pour faire diminuer
son expansion et / où l’éradiquer avant qu’il ne soit trop tard.
Mots clés Mostaganem., invasive, Caulerpa racemosa,
installation, pêche, diversité algale.
Introduction
On désigne sous le nom d’espèces invasives les espèces
introduites dont l’impact écologique et/ou économique
est fort (Clout, 1998 ; Boudouresque et Verlaque, 2002a
; Occhipinti et Galil, 2004). En méditerranée, 101 espèces
d’organismes photosynthétiques pluricellulaires sont
considères introduites, huit d’entres elles au moins
sont considérées invasives (Boudouresque et Verlaque,
2002b).
Pour ces espèces, un impact, sur les communautés
indigènes ou sur les paysages a été mis en évidence ; on
parle alors de pollution biologique (Sindermann et al.,
1992 ; Bright,1998) le cas de Caulerpa racemosa
var cylindraceae originaire du sud ouest de l’ Australie,
est observée pour la première fois en Libye en 1990
(Nizamuddin, 1991).
Le trafic maritime (eau de ballast) et les aquariums sont
les vecteurs potentiels de sa première introduction (Frisch
Zaleski and Murray, 2006; Stam et al., 2006; Walters et
al., 2006; Klein et verlaque, 2008).Ensuite, cette espèce a
été signalée en Italie (Alongi et al.., 1993), puis en Grèce
(Panayotidis et Montesanto, 1994), en Albanie (Di Martino
et Giaccone, 1995), à Chypre (Hadjichristophorou et al.,
1997), en France (Jousson et al., 2000), en Turquie (Cirik,
1999), à Malte (Stevens, 1999), en Espagne (Ballesteros
et al., 1999), en Tunisie (Belkhiria, 1999), en Croatie
(Zuljevic et al., 2003), au Monténégro, et à Monaco; Klein
et Verlaque, 2008 ; cottalorda et al., 2008). l’Italie est le
pays le plus lourdement touché (500 km de linéaire côtier),
suivie parles iles Baléares (120 km), la France (83 km) et
la Croatie (15 km) (Piazzi et al., 2005a).
En Algérie l’espèce est signalée pour la première fois
au port d’ Alger (Ould-Ahmed et Meinesz, 2007 ; Bachir
Bouiadjra et al., 2010b). Depuis de nouvelles zones
ont été affectées, avec des incidences écologiques sur
la flore algale autochtone et la pêche artisanale aux petits
métiers des localités de Stidia, des Sablettes, Salamandre
et la plage du phare, de la wilaya de Mostaganem, objet
de la présente note.
1. Méthodologie
Figure 1. Les sites de la région de Mostaganem affectés par Caulerpa
racemosa sont indiqués par une flèche jaune.
