2.2. Fréquence d’occurrence
Les classes de fréquence d’occurrence des taxa fait
apparaître la prédominance des taxa rares, ainsi
l’holoplancton en fournit ainsi 92 taxa pour 25 taxa
constants, 18 fréquents et 28 taxa communs (annexe
3). Les Protozoaires sont représentés dans nos pêches
par des formes de grande taille. Ainsi le Dinoflagellé
Noctiluca miliaris est rare, les Acanthaires Astrolithium
sp. et Acanthoplegma krohni sont constants tout comme
les Radiolaires Aulacantha scolymantha et Collozoum
inerme avec lesquels ils sont associés en amas
piégeant de nombreux organismes mésoplanctoniques
(Appendiculaires,
Cladocères,
copépodites,
petits
Copépodes). Parmi le méroplancton qui comprend les
stades larvaires d’espèces benthiques ou nectoniques,
seuls quelques formes sont constantes : les œufs de
Téléotéens et les larves d’Echinodermes et de Crustacés
décapodes Natantia.
2.3. Holoplancton gélatineux
Parmi le zooplancton gélatineux, les Méduses sont
qualitativement fréquentes avec Aglaura hemistoma,
Solmundella bitentaculata et Rhopalonema velatum et
les espèces communes Obelia sp. et Pandea conica.
Les autres espèces de Méduses sont rares. Les
Siphonophores sont dominés par les Calycophores.
Parmi elles, Lensia sp., Abylopsis tetragona et Muggiaea
atlantica sont constantes, Eudoxoïdes spiralis et
Chelophyes appendiculata restent fréquentes de même
que les Cténaires Bolinopsis infundibulum et Hormiphora
plumosa.
Le Mollusque Thécosome Limacina trochiformis est
constant, les autres espèces du genre Limacina spp
sont fréquentes tandis que Creseis acicula est commune
de même que les Mollusques Hétéropodes (Atlantidae
et Pterotracheidae). Parmi les Chaetognathes, Sagitta
enflata, S. minima et S. lyra sont constantes, S. decipiens
est commune, les autres espèces sont plus rares. Parmi
les Tuniciers, les Doliolidés Doliolum nationalis et D.
denticulatum sont constamment présents avec leurs stades
phorozoïde et nourrice. Par ailleurs, parmi les espèces
de Salpidés relevées, Thalia democratica est la plus
fréquente. Enfin, les Appendiculaires sont représentés par
Oikopleura sp. qui est constant et Fritillaria sp., d’affinité
tempérée, qui demeure commune.
2.4. Crustacés holoplanctoniques
Les Cladocères sont constantes dans le bassin algérien
avec Penilia avirostris et Podon intermedius, alors
qu’Evadne spinifera et E. intermedius sont communes.
Un seul genre d’Ostracodes pélagiques est présent dans
nos pêches avec notamment les fréquentes espèces
Conchoecia haddoni et C. curta. Les Amphipodes
Hypériens sont constants avec les Hyperiidés Hyperia sp.
et Lestrigonus sp., alors que Phrosina semilunata reste
fréquente et que les autres taxa sont rares.
Les Euphausiacés sont fréquents par leurs stades
larvaires “calyptopis” et “furcilia”, l’espèce Nematoscelis
megalops est fréquente, Euphausia krohni et Stylocheiron
sp. sont communes. 14 Copépodes Calanoïdes (annexe
4) sont constants, notamment les espèces de grande taille
(> 2 mm) : E. elongatus, Neocalanus gracilis, Rhincalanus
nasutus, Calanus helgolandicus, Subeucalanus monachus
et S. crassus et les espèces de tailles intermédiaires :
Mesocalanus tenuicornis, Clausocalanus sp., Temora
stylifera, Aetideus armatus, Nannocalanus minor,
Candacia sp., Heterorhabdus papilliger et Centropages
typicus. Cinq taxa sont fréquents Euchaeta sp., Lucicutia
flavicornis, C. bradyi, Pleuromamma gracilis et C.
chierchiae.
13 espèces de copépodes sont communes dont Acartia
clausi, Pareucalanus attenuatus et Scolecithricella
dentata, Pleuromamma abdominalis, Paracalanus parvus
ou Archescolecithrix auropecten. Enfin, 26 espèces de
Copépodes sont rares tel les espèces indicatrices d’eaux
atlantiques Calanoïdes carinatus, Mecynocera clausi,
Centropages violaceus, Scolecithrix danae, Calocalanus
pavo, Isias clavipes, C. styliremis, I. tenuis, I. plumulosus
ou Temora longicornis [Mazza, 1966 ; Seguin, 1973 ;
& al., 1993 ; Hafferssas, 1996 ; Razouls & De Bovee,
1999], Parmi les autres Copépodes, les Cyclopoïdes
Sapphirina sp., Oithona plumifera, Corycaeus sp. et
Copilia mediterranea sont constants, les peuplements
d’Oncaea sp. et de Copilia quadrata sont communs. Enfin,
les Harpacticoïdes identifiées sont rares dans nos prises
(Microsetella sp., Euterpina acutifrons et C. scutellata).
2.5. Richesse spécifique
Les variations de la richesse spécifique moyenne des
principaux groupes sont résumées dans le tableau
1. Les coefficients de variation indiquent une faible
dispersion pour la plupart des taxa hormis les Méduses,
les taxa mésopélagiques ainsi que les formes indicatrices
d’influence atlantique.
La richesse spécifique moyenne est de 72 taxa par
station, variant de 45 à 94 taxa correspondant à une
richesse variée. Les plus faibles valeurs se situent au
large dans la zone influencée par l’eau méditerranéenne
ainsi qu’en plusieurs stations néritiques sous l’influence
de résurgences côtières (Millot et Taupier-Letage, 1990).
Les stations les plus riches (plus de 78 taxa) se situent
principalement dans la partie orientale au-delà de 3°E au
sud du parallèle 37°30’N, zone fortemen t marquée par
l’eau atlantique modifiée (MAW).
2.7. Holoplancton
La répartition des taxa holoplanctoniques (figure 4)
suit la même distribution que la richesse totale car ils
contribuent pour plus de 80% à la richesse taxonomique
des peuplements. Le groupe des Crustacés y est le mieux
représenté, contribuant à plus de la moitié (52%) de la
richesse totale. Le plancton gélatineux cumule pour sa
part 23% de la richesse taxonomique des peuplements
étudiés (tableau 1 ). La variété des Crustacés varie de 23 à
50 espèces par station (38 taxa en moyenne) dont 18 à 39
Copépodes. La répartition de la richesse des Crustacés
est comparable à celle décrite pour l’holoplancton
(Figure 4).
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