Procordés
Sipunculidiens
3
Figure 6. Diversité globale de la macrofaune des sables fins de la côte algérienne.
Cette différence s’explique par l’étendue des sables fins :
importante dans le secteur ouest, plus réduite dans le
secteur est ; et par l’intensité de l’hydrodynamisme : élevée
dans le secteur est, plus modeste dans le secteur ouest
qui se caractérise par de nombreuses zones abritées.
L’inventaire de la macrofaune des sables fins a permis de
recenser 637 espèces. La répartition des espèces révèle
un déséquilibre flagrant entre les groupes (Fig. 6): les
Polychètes, groupe leader (247 espèces), représentent
43.01 % de la diversité totale; les Crustacés et les
Mollusques constituent respectivement 30.76 et 18.05 %
de la diversité.
Les Polychètes et les Crustacés forment les trois quarts
de la diversité. Les Polychètes, les Crustacés et les
Mollusques constituent 92 % de la diversité des sables
fins. Les Echinodermes (28 espèces ou 4.40 % de la
diversité totale) sont un groupe de second plan. Les
Cnidaires (7 espèces) et les Pycnogonides (5 espèces)
par leur diversité (environ 1 % de la diversité totale)
constituent des groupes accessoires. Les Phoronidiens,
les Sipunculidiens, les Procordés, les Entéropneustes et
les Téléostéens, chacun moins de 0.50 % de la diversité
totale, sont des groupes négligeables.
La répartition des espèces de Crustacés entre les
différents groupes carcinologiques est très déséquilibrée :
les Amphipodes (103 espèces) constituent 16.17 % de
la diversité totale, de ce fait ils forment un ensemble
important de la diversité totale des sables fins. Les autres
groupes carcinologiques appréciables sont : les Cumacés
et les Décapodes (28 et 27 espèces), les Isopodes,
les Mysidacés (15 et 12 espèces) ; les Tanaïdacés(6
espèces), les Leptostracés (2 espèces), les Euphausiacés
(1 espèce), les Cirripèdes (1 espèce) et les Stomatopodes
(1 espèce) sont des groupes accessoires. Les Mollusques
se répartissent selon trois groupes : Bivalves (75 espèces),
Gastéropodes (37 espèces) et Scaphopodes (3 espèces).
Les Echinodermes sont représentés par les Ophiurides
(11 espèces), les Holothurides (7 espèces), lesAstérides
(5 espèces) et les Echinides (5 espèces).
Discussion - Conclusion
La biodiversité de la macrofaune ’ des sables fins
algériens, excepté pour Oran, est comparable à celles
des autres sables fins méditerranéens, et le plus souvent
même supérieure. La macrofaune des sables d’Alger,
particulièrement aux stations HD et BEK, apparaît
comme la plus diversifiée de la région méditerranéenne.
La diversité des sables fins algériens est plus élevée
que celle de peuplements analogues ou équivalents
décrits par divers auteurs en Mer Noire (Konsoulova et
Tokmakov, 1995), de la côte atlantique marocaine (Bayed
et Glémarec, 1987), des rias (Lopez-Jamar et Mejuto,
1985) et côtes atlantiques NW d’Espagne (Parada et al.,
1992), du golfe de Gascogne (Glémarec, 1969 ; Guillou,
1980), de la Manche (Retière, 1979), de la Mer du Nord
(Salzwedel et al., 1985), de la Mer d’Irlande : côtes
écossaises (Eleftheriou et Basford, 1989) et Chenal de
Bristol (Warwick et al., 1978), des détroits danois et de la
Mer Baltique (Ankar et Elmgren, 1976).
La biodiversité des sables fins des golfes et baies
prospectés (Oran, Arzew, Bou Ismail, Alger, Jijel,
Skikda) constitue un outil appréciable pour la gestion
et l’aménagement des régions côtières ; en raison de
l’impact croissant des activités humaines sur le milieu
marin ces résultats sur la biodiversité représentent, pour
l’avenir, un état de référence. Cela est d’autant plus vrai
pour le peuplement des sables fins, premier peuplement à
subir les pollutions ou les perturbations d’origine humaine.
Les connaissances sur la biodiversité des fonds meubles
de la côte algérienne, présent travail, constituent une
banque de données qui vient combler les lacunes
concernant le zoobenthos des côtes algériennes. Cette
banque de données est d’autant plus appréciable vu
les risques de disparition à moyen et long terme qui
menacent les espèces, risques liés à une urbanisation
et une industrialisation effrénées du littoral algérien. Les
présents résultats sur la diversité ou richesse spécifique
des fonds meubles algériens mettent en avant leur
richesse faunistique en comparaison aux autres régions
méditerranéennes ou européennes.
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Sipunculidiens
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Figure 6. Diversité globale de la macrofaune des sables fins de la côte algérienne.
Cette différence s’explique par l’étendue des sables fins :
importante dans le secteur ouest, plus réduite dans le
secteur est ; et par l’intensité de l’hydrodynamisme : élevée
dans le secteur est, plus modeste dans le secteur ouest
qui se caractérise par de nombreuses zones abritées.
L’inventaire de la macrofaune des sables fins a permis de
recenser 637 espèces. La répartition des espèces révèle
un déséquilibre flagrant entre les groupes (Fig. 6): les
Polychètes, groupe leader (247 espèces), représentent
43.01 % de la diversité totale; les Crustacés et les
Mollusques constituent respectivement 30.76 et 18.05 %
de la diversité.
Les Polychètes et les Crustacés forment les trois quarts
de la diversité. Les Polychètes, les Crustacés et les
Mollusques constituent 92 % de la diversité des sables
fins. Les Echinodermes (28 espèces ou 4.40 % de la
diversité totale) sont un groupe de second plan. Les
Cnidaires (7 espèces) et les Pycnogonides (5 espèces)
par leur diversité (environ 1 % de la diversité totale)
constituent des groupes accessoires. Les Phoronidiens,
les Sipunculidiens, les Procordés, les Entéropneustes et
les Téléostéens, chacun moins de 0.50 % de la diversité
totale, sont des groupes négligeables.
La répartition des espèces de Crustacés entre les
différents groupes carcinologiques est très déséquilibrée :
les Amphipodes (103 espèces) constituent 16.17 % de
la diversité totale, de ce fait ils forment un ensemble
important de la diversité totale des sables fins. Les autres
groupes carcinologiques appréciables sont : les Cumacés
et les Décapodes (28 et 27 espèces), les Isopodes,
les Mysidacés (15 et 12 espèces) ; les Tanaïdacés(6
espèces), les Leptostracés (2 espèces), les Euphausiacés
(1 espèce), les Cirripèdes (1 espèce) et les Stomatopodes
(1 espèce) sont des groupes accessoires. Les Mollusques
se répartissent selon trois groupes : Bivalves (75 espèces),
Gastéropodes (37 espèces) et Scaphopodes (3 espèces).
Les Echinodermes sont représentés par les Ophiurides
(11 espèces), les Holothurides (7 espèces), lesAstérides
(5 espèces) et les Echinides (5 espèces).
Discussion - Conclusion
La biodiversité de la macrofaune ’ des sables fins
algériens, excepté pour Oran, est comparable à celles
des autres sables fins méditerranéens, et le plus souvent
même supérieure. La macrofaune des sables d’Alger,
particulièrement aux stations HD et BEK, apparaît
comme la plus diversifiée de la région méditerranéenne.
La diversité des sables fins algériens est plus élevée
que celle de peuplements analogues ou équivalents
décrits par divers auteurs en Mer Noire (Konsoulova et
Tokmakov, 1995), de la côte atlantique marocaine (Bayed
et Glémarec, 1987), des rias (Lopez-Jamar et Mejuto,
1985) et côtes atlantiques NW d’Espagne (Parada et al.,
1992), du golfe de Gascogne (Glémarec, 1969 ; Guillou,
1980), de la Manche (Retière, 1979), de la Mer du Nord
(Salzwedel et al., 1985), de la Mer d’Irlande : côtes
écossaises (Eleftheriou et Basford, 1989) et Chenal de
Bristol (Warwick et al., 1978), des détroits danois et de la
Mer Baltique (Ankar et Elmgren, 1976).
La biodiversité des sables fins des golfes et baies
prospectés (Oran, Arzew, Bou Ismail, Alger, Jijel,
Skikda) constitue un outil appréciable pour la gestion
et l’aménagement des régions côtières ; en raison de
l’impact croissant des activités humaines sur le milieu
marin ces résultats sur la biodiversité représentent, pour
l’avenir, un état de référence. Cela est d’autant plus vrai
pour le peuplement des sables fins, premier peuplement à
subir les pollutions ou les perturbations d’origine humaine.
Les connaissances sur la biodiversité des fonds meubles
de la côte algérienne, présent travail, constituent une
banque de données qui vient combler les lacunes
concernant le zoobenthos des côtes algériennes. Cette
banque de données est d’autant plus appréciable vu
les risques de disparition à moyen et long terme qui
menacent les espèces, risques liés à une urbanisation
et une industrialisation effrénées du littoral algérien. Les
présents résultats sur la diversité ou richesse spécifique
des fonds meubles algériens mettent en avant leur
richesse faunistique en comparaison aux autres régions
méditerranéennes ou européennes.
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