Tab. 1. Régression par la méthode des moindres rectangles (droites de Taylor) établies entre la variance et la moyenne des densités (ind./ m2). Log
S2 = Log a + b Log m, n= nombre des couples de valeurs, r= coefficient de corrélation, b= indice de dispersion.
A
b
________ R_______________
n
H. (H.) tubulosa
0.19
1.41
0.93
12
H. (L.) polii
0.35
1.41
0.97
12
H. (P.) forskali
0.33
1.06
0.56
12
H. (P.) sanctori
0.09
1.08
0.99
12
Total
0.20
1.13
0.80
12
- Holothuria (Panningothuria) forskali : Cette espèce
est rarement présente dans l’herbier sur matte (13%)
(Fig. 5). Par contre, elle se concentre principalement au
niveau des tombants de mattes, avec la proportion la plus
élevée (59%), comme le signalent Harmelin et al., (1980)
et Francour (1984).
Nous remarquons que cette espèce existe en quantité
relativement importante (25%) au niveau des mélanges
de blocs. Ce résultat appuie les observations d’Azzolina
et Harmelin (1989) et de Harmelin et al. (1980).
- Holothuria (Platyperona) sanctori : C’est une espèce
qui cohabite avec H. (H.) forskali au niveau des tombants
de matte où elle atteint la proportion élevée de 49% (Fig.
5). Aussi, 33%, se retrouve au niveau des mélanges de
blocs. Ce taux devient faible au niveau de l’herbier sur
matte et inter-mattes (11% et 7% respectivement).
4. Discussion
Pour l’ensemble des Holothuries (toutes espèces
confondus), nous avons noté la présence d’un grand
nombre d’holothuries avec des proportions équilibrées
dans les quatre biotopes (Fig. 5) : La valeur minimale,
est observée au niveau des inter-mattes (21% ; soit 2.84
ind./ m2). Par contre, la valeur maximale est relevée au
niveau des trois biotopes constitués par les mélanges
de blocs (28%) en premier lieu, et par l’herbier sur matte
et les tombants de mattes (respectivement 26% et 25%)
en deuxième lieu. Ce résultat corrobore avec celui de
Gustato et Villari (1979a) dans la région de Naples (Italie).
Le résultat obtenu au niveau de l’herbier (26%) congrue
avec celui trouvé à Port-Cros par Francour (1990) à
Port Gros (France). La répartition d’holothuries au sein
des différents biotopes de l’herbier de Posidonies de la
péninsule de Sidi Fredj pourrait être en relation avec trois
facteurs écologique les plus importants à savoir : (1) le
facteur édaphique ; (2) le facteur trophique et (3) le facteur
prédation.
1.1. Le facteur édaphique : la nature physique du
substrat
En général, Holothuria (H.) tubulosa et H. (L.) poliipréfèrent
en priorité les biotopes constitués par le substrat meuble
(inter-matte). Lorsque ces deux espèces sont rencontrées
au niveau des mélanges de blocs, les grands individus
se logent généralement sur le substrat meuble sous les
blocs, alors que les jeunes individus se fixent à la base
de ces derniers. La présence de H. (H.) polii au niveau
des inter-mattes (40%), s’explique par sa particularité de
pouvoir se couvrir de sable pour se camoufler (homotypie)
Francour (1990). Holothuria (P.) forskali préfère les
substrats rocheux (Harmelin et al., 1980 ; Azzolina et
Harmelin 1989). Elle est particulièrement abondante
sur les parois abruptes et les fonds rocheux accidentés
(Azzolina et Harmelin, 1989). En effet, le comportement
cryptique de cette espèce, limite sa distribution à des
zones bien protégées.
1.2. Le facteur trophique : la richesse du substrat
en matière organique
Il a été démontré que les feuilles de Posidonies sont
responsable de la décantation et de l’accumulation au
niveau des rhizomes d’une grande quantité de matériel
biodétritique et terrigène (Blanc, 1958). Il existe donc une
grande disponibilité de nourriture dans la partie dense
de l’herbier de Posidonies. Nos résultats corroborent
cette hypothèse puisqu’on a noté un pourcentage élevé
de Holothuria (H.) tubulosa (30%) au niveau de l’herbier
dense de type II de Sidi-Fredj (Tab. 2).
1.3. Le facteur prédation
La présence des holothuries à découvert au niveau des
inter-mattes (21% du total des espèces confondues),
dénote une pression prédatrice insignifiante sur les
espèces étudiées. Comme observé par Bulteel et al.
(1992), la pression prédatrice sur H.(H.) tubulosa est
négligeable. Au niveau des inter-mattes, H. (H.) tubulosa
est souvent d’apparence nue et de couleur noire. Le
tégument de cette espèce présente des protubérances
fines (Fig. 2), qui lui donnent un aspect épineux qui pourrait
probablement effrayer les prédateurs. Les individus de H.
(H.) tubulosa se protègent souvent des prédateurs en se
cachant soit sous des blocs (33%) (Fig. 5) en épousant
leurs anfractuosités, ou encore entre les rhizomes de
l’herbier sur matte (30%) (Fig. 5). Au niveau de ce biotope,
H. (H.) tubulosa se trouve quelques fois associées à des
oursins (Paracentrotus lividus).
Ceci pourrait s’expliquer par le fait que H. (H.) tubulosa
utilise les moyens de défense des oursins (piquants) pour
se protéger contre d’éventuels prédateurs. Holothuria
(H.) polii a un camouflage ou homotypie qui lui permet
d’occuper les inter-mattes (40%) (Fig. 5). En effet, elle
se protège par une fine pellicule formée de sable et de
feuilles de Posidonies. C’est une double protection pour
vaincre l’effet de la lumière et se protéger contre les
30
S2 = Log a + b Log m, n= nombre des couples de valeurs, r= coefficient de corrélation, b= indice de dispersion.
A
b
________ R_______________
n
H. (H.) tubulosa
0.19
1.41
0.93
12
H. (L.) polii
0.35
1.41
0.97
12
H. (P.) forskali
0.33
1.06
0.56
12
H. (P.) sanctori
0.09
1.08
0.99
12
Total
0.20
1.13
0.80
12
- Holothuria (Panningothuria) forskali : Cette espèce
est rarement présente dans l’herbier sur matte (13%)
(Fig. 5). Par contre, elle se concentre principalement au
niveau des tombants de mattes, avec la proportion la plus
élevée (59%), comme le signalent Harmelin et al., (1980)
et Francour (1984).
Nous remarquons que cette espèce existe en quantité
relativement importante (25%) au niveau des mélanges
de blocs. Ce résultat appuie les observations d’Azzolina
et Harmelin (1989) et de Harmelin et al. (1980).
- Holothuria (Platyperona) sanctori : C’est une espèce
qui cohabite avec H. (H.) forskali au niveau des tombants
de matte où elle atteint la proportion élevée de 49% (Fig.
5). Aussi, 33%, se retrouve au niveau des mélanges de
blocs. Ce taux devient faible au niveau de l’herbier sur
matte et inter-mattes (11% et 7% respectivement).
4. Discussion
Pour l’ensemble des Holothuries (toutes espèces
confondus), nous avons noté la présence d’un grand
nombre d’holothuries avec des proportions équilibrées
dans les quatre biotopes (Fig. 5) : La valeur minimale,
est observée au niveau des inter-mattes (21% ; soit 2.84
ind./ m2). Par contre, la valeur maximale est relevée au
niveau des trois biotopes constitués par les mélanges
de blocs (28%) en premier lieu, et par l’herbier sur matte
et les tombants de mattes (respectivement 26% et 25%)
en deuxième lieu. Ce résultat corrobore avec celui de
Gustato et Villari (1979a) dans la région de Naples (Italie).
Le résultat obtenu au niveau de l’herbier (26%) congrue
avec celui trouvé à Port-Cros par Francour (1990) à
Port Gros (France). La répartition d’holothuries au sein
des différents biotopes de l’herbier de Posidonies de la
péninsule de Sidi Fredj pourrait être en relation avec trois
facteurs écologique les plus importants à savoir : (1) le
facteur édaphique ; (2) le facteur trophique et (3) le facteur
prédation.
1.1. Le facteur édaphique : la nature physique du
substrat
En général, Holothuria (H.) tubulosa et H. (L.) poliipréfèrent
en priorité les biotopes constitués par le substrat meuble
(inter-matte). Lorsque ces deux espèces sont rencontrées
au niveau des mélanges de blocs, les grands individus
se logent généralement sur le substrat meuble sous les
blocs, alors que les jeunes individus se fixent à la base
de ces derniers. La présence de H. (H.) polii au niveau
des inter-mattes (40%), s’explique par sa particularité de
pouvoir se couvrir de sable pour se camoufler (homotypie)
Francour (1990). Holothuria (P.) forskali préfère les
substrats rocheux (Harmelin et al., 1980 ; Azzolina et
Harmelin 1989). Elle est particulièrement abondante
sur les parois abruptes et les fonds rocheux accidentés
(Azzolina et Harmelin, 1989). En effet, le comportement
cryptique de cette espèce, limite sa distribution à des
zones bien protégées.
1.2. Le facteur trophique : la richesse du substrat
en matière organique
Il a été démontré que les feuilles de Posidonies sont
responsable de la décantation et de l’accumulation au
niveau des rhizomes d’une grande quantité de matériel
biodétritique et terrigène (Blanc, 1958). Il existe donc une
grande disponibilité de nourriture dans la partie dense
de l’herbier de Posidonies. Nos résultats corroborent
cette hypothèse puisqu’on a noté un pourcentage élevé
de Holothuria (H.) tubulosa (30%) au niveau de l’herbier
dense de type II de Sidi-Fredj (Tab. 2).
1.3. Le facteur prédation
La présence des holothuries à découvert au niveau des
inter-mattes (21% du total des espèces confondues),
dénote une pression prédatrice insignifiante sur les
espèces étudiées. Comme observé par Bulteel et al.
(1992), la pression prédatrice sur H.(H.) tubulosa est
négligeable. Au niveau des inter-mattes, H. (H.) tubulosa
est souvent d’apparence nue et de couleur noire. Le
tégument de cette espèce présente des protubérances
fines (Fig. 2), qui lui donnent un aspect épineux qui pourrait
probablement effrayer les prédateurs. Les individus de H.
(H.) tubulosa se protègent souvent des prédateurs en se
cachant soit sous des blocs (33%) (Fig. 5) en épousant
leurs anfractuosités, ou encore entre les rhizomes de
l’herbier sur matte (30%) (Fig. 5). Au niveau de ce biotope,
H. (H.) tubulosa se trouve quelques fois associées à des
oursins (Paracentrotus lividus).
Ceci pourrait s’expliquer par le fait que H. (H.) tubulosa
utilise les moyens de défense des oursins (piquants) pour
se protéger contre d’éventuels prédateurs. Holothuria
(H.) polii a un camouflage ou homotypie qui lui permet
d’occuper les inter-mattes (40%) (Fig. 5). En effet, elle
se protège par une fine pellicule formée de sable et de
feuilles de Posidonies. C’est une double protection pour
vaincre l’effet de la lumière et se protéger contre les
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