pêche et les captures représentent un point clé important
dans la gestion d’une pêcherie. En ce qui concerne nos
résultats, ils montrent un développement clair de l’activité
de pêche à la crevette rouge, avec une augmentation
continue et simultanée des nombres de navires de la flotte
chalutière et des débarquements concernant l’espèce
cible. La pêche se développe donc au niveau de la région
oranaise, et montre une tendance saisonnière au niveau
des débarquements, comme on peut l’observer dans
d’autres pêcheries à la crevette rouge (Demestre et Martin,
1993; Sarda et al, 1998; Garcia-Rodriguez et Esteban,
1999; Carbonell et al, 1999, 2003 ; Guiyarro, 2007). Les
valeurs les plus élevées ont été relevées pendant l’été
et l’automne, ce qui diffère des secteurs méditerranéens
du Nord-Ouest, où les débarquements maxima ont été
rapportés durant la fin du printemps et l’été. Selon Cartes
et Sarda (1992), pendant cette période la disponibilité
de nourriture pour les Crustacés décapodes est plus
importante, ce qui pourrait expliquer l’abondance des
captures saisonnières de cette espèce. Ces différences,
dans les périodes de hauts rendements, pourraient être
dues à un modèle saisonnier différent dans la disponibilité
des ressources de nourriture pour ces crevettes dans les
eaux algériennes, où l’éventail bathymétrique exploité est
différent et plus restreint, par rapport aux pêcheries bien
développées entre 400-800 m.
Au niveau de la zone d’étude, l’estimation de la moyenne
mensuelle des rendements quotidiens des ports ciblés
sont visiblement plus importants (minimum et maximum
des rendements > 50 et > 85 kg/jour) que ceux obtenus
par les autres pêches méditerranéennes du NordOuest (minimum et maximum des rendements ~10 et
de ~55 kg/jour, Garcia-Rodriguez et Esteban, 1999).
Cela peut être dû à une pêche différente. En effet, au
niveau des pêcheries de la rive nord de Méditerranée
les populations de crevettes rouges sont fortement
exploitées, et apparaissant près du point de rendement
optimal (Demestre et Martin, 1993; Demestre et Lleonart,
1993), et même vers une surexploitation (Carbonell et al,
1999; Garcia-Rodriguez, 2003). De plus, les ports mixtes
d’Oran et d’Arzew montrent également des différences de
rendements, avec des valeurs plus élevées à Arzew, où
la pêche est seulement développée pendant les saisons
estivales et automnales, comparé à Oran, où l’espèce est
exploitée toute au long de l’année. Nos résultats montrent
un développement clair de la pêche à la crevette rouge
A. antennatus (Risso 1816) effectuée sur une gamme
de profondeur de 211 à 609 m. Selon Nouar (2001),
actuellement, les fonds de pêche de ce Crustacé en Algérie,
sont distribuées à des profondeurs avoisinant les 400 m,
tandis que dans d’autres régions de la Méditerranée, la
pêche de cette crevette couvre des profondeurs oscillant
entre 400 et 1000 m (Demestre et Lleonart, 1993 ; Sarda
et Cartes 1997 ; Garcia-Rodriguez et Esteban, 1999).
Cette variabilité de limites bathymétriques de pêche en
Méditerranée peut s’expliquer par la vétusté de notre
flotte chalutière, ainsi qu’au manque de connaissances
techniques des patrons de pêche dans l’utilisation de
l’appareillage de télédétection.
5.3. Abondance et Biomasse
Les données obtenues au cours de la campagne
acoustique et de chalutage espagnole qui a été réalisée
sur les côtes algériennes en 2004 à bord du navire
Visconde de Esa (Données non publiées/ nous a permis
de déterminer l’abondance et la biomasse de la crevette
rouge en fonction des sexes.
Dans le cas de cette étude, effectués par le chalut
expérimental (14traitsdechalut)lescrevettessontapparues
à une profondeur de 395 m. On peut remarquer une forte
abondance et biomasse de ce Crustacé Décapodes dans
les eaux algériennes oligotrophiques. Cartes et al (2002)
considèrent que la mer d’Alboran possède une production
primaire exceptionnellement élevée par rapport à d’autres
secteurs méditerranéens. D’ailleurs, la forte influence des
courants atlantiques entrant en Méditerranée par le détroit
du Gibraltar, et l’existence de nombreux canyons, fournit
un scénario environnemental idéal à l’enrichissement des
eaux profondes algériennes.
5.4. Faune associée à la crevette rouge
Dans l’assemblage considéré nous remarquons que
la crevette rouge est l’espèce la plus abondante. Cet
assemblage démersal entre 500-800 m a été également
décrits en Méditerranée du nord-ouest, centrale et
orientale par Kallianiotis et al (2000); Labropoulou and
Papaconstantinou (2000); Biagi et al (2002); Colloca
et al (2003); Massuti et Renones (2005), mais ces
auteurs relèvent une composition différente d’espèces
et une plus faible densité de l’espèce principale. On peut
remarquer l’importance des espèces bentho-pélagiques
(démersales) et benthiques en comparaison aux secteurs
de Méditerranée occidentale (Sarda et al, 1994; Massuti
et Renones, 2005) où l’abondance d’autres espèces
commerciales est très rare. Nous retrouvons fréquentant
le même biotope qu’Aristeus antennatus au niveau de
notre zone d’étude, chez les Crustacés: Plesionika martia
etAristeus antennatus déjà observés par Cartes et Sarda,
1993, et les Poissons: Micromesistius poutassou, Phycis
blennoides et Lampanyctus crocodilus') (Macpherson,
1978, 1979; Gallardo, 1986; Cartes et al, 2002), ainsi que
leurs proies potentielles ; Sergia robustus.
Le fait que les fonds de pêche au dessous de 400 m en
Algérie demeurent quasiment inexploités jusqu’au siècle
dernier (Nouar, 2001), pourrait expliquer l’importance
plus élevée de Poissons dans les assemblages sur les
fonds de la zone d’étude, que d’autres secteurs exploités
en Méditerranée occidentale. Cela reste particulièrement
important pour les Elasmobranches, Galeus melastomus
et Etmopterus spinax qui sont particulièrement vulnérables
à l’impact de pêche (Massuti et Moranta, 2003).
dans la gestion d’une pêcherie. En ce qui concerne nos
résultats, ils montrent un développement clair de l’activité
de pêche à la crevette rouge, avec une augmentation
continue et simultanée des nombres de navires de la flotte
chalutière et des débarquements concernant l’espèce
cible. La pêche se développe donc au niveau de la région
oranaise, et montre une tendance saisonnière au niveau
des débarquements, comme on peut l’observer dans
d’autres pêcheries à la crevette rouge (Demestre et Martin,
1993; Sarda et al, 1998; Garcia-Rodriguez et Esteban,
1999; Carbonell et al, 1999, 2003 ; Guiyarro, 2007). Les
valeurs les plus élevées ont été relevées pendant l’été
et l’automne, ce qui diffère des secteurs méditerranéens
du Nord-Ouest, où les débarquements maxima ont été
rapportés durant la fin du printemps et l’été. Selon Cartes
et Sarda (1992), pendant cette période la disponibilité
de nourriture pour les Crustacés décapodes est plus
importante, ce qui pourrait expliquer l’abondance des
captures saisonnières de cette espèce. Ces différences,
dans les périodes de hauts rendements, pourraient être
dues à un modèle saisonnier différent dans la disponibilité
des ressources de nourriture pour ces crevettes dans les
eaux algériennes, où l’éventail bathymétrique exploité est
différent et plus restreint, par rapport aux pêcheries bien
développées entre 400-800 m.
Au niveau de la zone d’étude, l’estimation de la moyenne
mensuelle des rendements quotidiens des ports ciblés
sont visiblement plus importants (minimum et maximum
des rendements > 50 et > 85 kg/jour) que ceux obtenus
par les autres pêches méditerranéennes du NordOuest (minimum et maximum des rendements ~10 et
de ~55 kg/jour, Garcia-Rodriguez et Esteban, 1999).
Cela peut être dû à une pêche différente. En effet, au
niveau des pêcheries de la rive nord de Méditerranée
les populations de crevettes rouges sont fortement
exploitées, et apparaissant près du point de rendement
optimal (Demestre et Martin, 1993; Demestre et Lleonart,
1993), et même vers une surexploitation (Carbonell et al,
1999; Garcia-Rodriguez, 2003). De plus, les ports mixtes
d’Oran et d’Arzew montrent également des différences de
rendements, avec des valeurs plus élevées à Arzew, où
la pêche est seulement développée pendant les saisons
estivales et automnales, comparé à Oran, où l’espèce est
exploitée toute au long de l’année. Nos résultats montrent
un développement clair de la pêche à la crevette rouge
A. antennatus (Risso 1816) effectuée sur une gamme
de profondeur de 211 à 609 m. Selon Nouar (2001),
actuellement, les fonds de pêche de ce Crustacé en Algérie,
sont distribuées à des profondeurs avoisinant les 400 m,
tandis que dans d’autres régions de la Méditerranée, la
pêche de cette crevette couvre des profondeurs oscillant
entre 400 et 1000 m (Demestre et Lleonart, 1993 ; Sarda
et Cartes 1997 ; Garcia-Rodriguez et Esteban, 1999).
Cette variabilité de limites bathymétriques de pêche en
Méditerranée peut s’expliquer par la vétusté de notre
flotte chalutière, ainsi qu’au manque de connaissances
techniques des patrons de pêche dans l’utilisation de
l’appareillage de télédétection.
5.3. Abondance et Biomasse
Les données obtenues au cours de la campagne
acoustique et de chalutage espagnole qui a été réalisée
sur les côtes algériennes en 2004 à bord du navire
Visconde de Esa (Données non publiées/ nous a permis
de déterminer l’abondance et la biomasse de la crevette
rouge en fonction des sexes.
Dans le cas de cette étude, effectués par le chalut
expérimental (14traitsdechalut)lescrevettessontapparues
à une profondeur de 395 m. On peut remarquer une forte
abondance et biomasse de ce Crustacé Décapodes dans
les eaux algériennes oligotrophiques. Cartes et al (2002)
considèrent que la mer d’Alboran possède une production
primaire exceptionnellement élevée par rapport à d’autres
secteurs méditerranéens. D’ailleurs, la forte influence des
courants atlantiques entrant en Méditerranée par le détroit
du Gibraltar, et l’existence de nombreux canyons, fournit
un scénario environnemental idéal à l’enrichissement des
eaux profondes algériennes.
5.4. Faune associée à la crevette rouge
Dans l’assemblage considéré nous remarquons que
la crevette rouge est l’espèce la plus abondante. Cet
assemblage démersal entre 500-800 m a été également
décrits en Méditerranée du nord-ouest, centrale et
orientale par Kallianiotis et al (2000); Labropoulou and
Papaconstantinou (2000); Biagi et al (2002); Colloca
et al (2003); Massuti et Renones (2005), mais ces
auteurs relèvent une composition différente d’espèces
et une plus faible densité de l’espèce principale. On peut
remarquer l’importance des espèces bentho-pélagiques
(démersales) et benthiques en comparaison aux secteurs
de Méditerranée occidentale (Sarda et al, 1994; Massuti
et Renones, 2005) où l’abondance d’autres espèces
commerciales est très rare. Nous retrouvons fréquentant
le même biotope qu’Aristeus antennatus au niveau de
notre zone d’étude, chez les Crustacés: Plesionika martia
etAristeus antennatus déjà observés par Cartes et Sarda,
1993, et les Poissons: Micromesistius poutassou, Phycis
blennoides et Lampanyctus crocodilus') (Macpherson,
1978, 1979; Gallardo, 1986; Cartes et al, 2002), ainsi que
leurs proies potentielles ; Sergia robustus.
Le fait que les fonds de pêche au dessous de 400 m en
Algérie demeurent quasiment inexploités jusqu’au siècle
dernier (Nouar, 2001), pourrait expliquer l’importance
plus élevée de Poissons dans les assemblages sur les
fonds de la zone d’étude, que d’autres secteurs exploités
en Méditerranée occidentale. Cela reste particulièrement
important pour les Elasmobranches, Galeus melastomus
et Etmopterus spinax qui sont particulièrement vulnérables
à l’impact de pêche (Massuti et Moranta, 2003).
