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çais Cuvier a émis, au début du siècle dernier,
une « théorie des catastrophes », d’après laquelle
la vie sur la Terre est périodiquement anéantie
par d’énormes bouleversements, éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations
pour après renaître comme le Phénix.
Mais, peu de temps après la publication de la
« théorie des catastrophes » de Cuvier, cette théorie fut battue en brèche par les données de nouvelles sciences telles que l’océanographie ou la
paléontologie, la géologie ou la climatologie, et,
au début de notre siècle, cent ans plus tard, la
grande majorité des savants soutenaient des vues
diamétralement opposées. Pour eux l’écorce terrestre est très ancienne ; elle ne réagit que très
faiblement aux phénomènes violents dont sa
partie intérieure est le théâtre. Ces réactions
mêmes sont exceptionnelles et toujours limitées
à une échelle locale, qu’il s’agisse de tremblements de terre, d’inondations ou d’éruptions volcaniques.
Pourtant, chaque décennie de ce même XXe
siècle, chaque nouvel examen des profondeurs de
la Terre et de l’Océan devait apporter de nouveaux
faits, toujours plus nombreux, témoignant du
contraire. Bien que l’âge de la planète atteigne
des milliards d’années, des changements considérables se produisent encore aujourd’hui. L’écorce
terrestre « rajeunit », les continents et les mers
modifient leur ligne de démarcation, les vallées
se transforment en montagnes ou, au contraire,
s’affaissent au-dessous du niveau de la mer...
La néo-tectonique est la science qui traite des
mouvements et des déformations de l’écorce terrestre au cours des derniers vingt-cinq millions
d’années de la vie de notre planète. Ce terme a
été proposé par V. Obroutchev en 1948, et la
çais Cuvier a émis, au début du siècle dernier,
une « théorie des catastrophes », d’après laquelle
la vie sur la Terre est périodiquement anéantie
par d’énormes bouleversements, éruptions volcaniques, tremblements de terre, inondations
pour après renaître comme le Phénix.
Mais, peu de temps après la publication de la
« théorie des catastrophes » de Cuvier, cette théorie fut battue en brèche par les données de nouvelles sciences telles que l’océanographie ou la
paléontologie, la géologie ou la climatologie, et,
au début de notre siècle, cent ans plus tard, la
grande majorité des savants soutenaient des vues
diamétralement opposées. Pour eux l’écorce terrestre est très ancienne ; elle ne réagit que très
faiblement aux phénomènes violents dont sa
partie intérieure est le théâtre. Ces réactions
mêmes sont exceptionnelles et toujours limitées
à une échelle locale, qu’il s’agisse de tremblements de terre, d’inondations ou d’éruptions volcaniques.
Pourtant, chaque décennie de ce même XXe
siècle, chaque nouvel examen des profondeurs de
la Terre et de l’Océan devait apporter de nouveaux
faits, toujours plus nombreux, témoignant du
contraire. Bien que l’âge de la planète atteigne
des milliards d’années, des changements considérables se produisent encore aujourd’hui. L’écorce
terrestre « rajeunit », les continents et les mers
modifient leur ligne de démarcation, les vallées
se transforment en montagnes ou, au contraire,
s’affaissent au-dessous du niveau de la mer...
La néo-tectonique est la science qui traite des
mouvements et des déformations de l’écorce terrestre au cours des derniers vingt-cinq millions
d’années de la vie de notre planète. Ce terme a
été proposé par V. Obroutchev en 1948, et la
