265
certaine époque, les linguistes pensaient que le
guanche était apparenté au berbère parlé en
Afrique du Nord depuis des temps immémoriaux.
Pourtant le grand spécialiste des dialectes
berbères A. Basset a démontré que cette parenté n’est qu’apparente. Ainsi le guanche
constitue un autre mystère pour la science
moderne.
Les roches et les parois des cavernes des îles
Canaries sont souvent couvertes d’inscriptions
pictographiques. Malheureusement, elles ne peuvent actuellement fournir aucun renseignement
sur l’origine et l’histoire des Guanches, car
jusqu’à présent on n’a pas réussi à déchiffrer un
seul texte. Mieux encore, nous ignorons jusqu’à
présent s’il s’agit de textes au sens littéral de
ce mot, c’est-à-dire, s’il est en général possible
de les lire en une langue quelconque ou s’il ne
s’agit que de signes et de symboles magiques
comme ceux que l’on rencontre chez d’autres
peuples de l’âge de pierre qui ignorent encore
l’art de l’écriture.
C’est l’anthropologie qui dispose des données
les plus complètes et les plus sûres sur les'’Guanches. Cependant l’étude des squelettes et des
crânes des anciens habitants des îles Canaries
a rendu le problème des Guanches encore plus
complexe. D’abord, il s’est avéré que l’île était
habitée par plusieurs groupes ethniques différents pourvus de traits raciaux nettement distincts. Ensuite, et c’est le plus étonnant, les
membres d’une des ethnies étaient très proches
du type anthropologique de l’homme de CroMagnon, branche disparue de l’homo sapiens,
qui vivait en Europe il y a 20 000 ou 40 000 ans.
Aussi bien que l’homme de Cro-Magnon, les
Guanches étaient de haute taille (plus de 1,80
certaine époque, les linguistes pensaient que le
guanche était apparenté au berbère parlé en
Afrique du Nord depuis des temps immémoriaux.
Pourtant le grand spécialiste des dialectes
berbères A. Basset a démontré que cette parenté n’est qu’apparente. Ainsi le guanche
constitue un autre mystère pour la science
moderne.
Les roches et les parois des cavernes des îles
Canaries sont souvent couvertes d’inscriptions
pictographiques. Malheureusement, elles ne peuvent actuellement fournir aucun renseignement
sur l’origine et l’histoire des Guanches, car
jusqu’à présent on n’a pas réussi à déchiffrer un
seul texte. Mieux encore, nous ignorons jusqu’à
présent s’il s’agit de textes au sens littéral de
ce mot, c’est-à-dire, s’il est en général possible
de les lire en une langue quelconque ou s’il ne
s’agit que de signes et de symboles magiques
comme ceux que l’on rencontre chez d’autres
peuples de l’âge de pierre qui ignorent encore
l’art de l’écriture.
C’est l’anthropologie qui dispose des données
les plus complètes et les plus sûres sur les'’Guanches. Cependant l’étude des squelettes et des
crânes des anciens habitants des îles Canaries
a rendu le problème des Guanches encore plus
complexe. D’abord, il s’est avéré que l’île était
habitée par plusieurs groupes ethniques différents pourvus de traits raciaux nettement distincts. Ensuite, et c’est le plus étonnant, les
membres d’une des ethnies étaient très proches
du type anthropologique de l’homme de CroMagnon, branche disparue de l’homo sapiens,
qui vivait en Europe il y a 20 000 ou 40 000 ans.
Aussi bien que l’homme de Cro-Magnon, les
Guanches étaient de haute taille (plus de 1,80
