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Il y a très peu de temps on a trouvé ici des
montagnes sous-marines, dont les sommets
portent des galets et des roches polis par le ressac,
ce qui implique qu’à une certaine époque ces
montagnes dépassaient le niveau de l’océan.
La structure de l’écorce terrestre dans la région
de l’archipel du Fer-à-cheval semble également
y dénoter un affaissement du sol à une date tout
à fait récente à l’échelle géologique. Ainsi qu’en
témoignent les bancs et hauts-fonds qui l’environnent à l’est et au sud, il ne s’agit pas seulement de la région même de l’archipel, mais
aussi des régions avoisinantes. Toutes ces surélévations sous-marines sont reliées entre elles,
jusqu’au continent, par une crête sous-marine
qui s’étend jusqu’à la côte sud-ouest de la péninsule Ibérique, région du globe se distinguant
par une activité tectonique intense. C’est ici
que sur la plupart des cartes médiévales on plaçait presque toutes les îles légendaires qui
n’ont évidemment pas leur place sur les cartes
modernes de l’Atlantique.
En 1925, le savant américain W. Babcock
émettait, dans un ouvrage monographique consacré aux îles légendaires de l’Atlantique, la
supposition que certains des bancs situés à l’ouest
de Gibraltar avaient pu être visibles, même
habités à une époque où l’homme avait déjà
atteint un certain niveau de civilisation. La
disparition des derniers vestiges des îles, formées
par les sommets des monts sous-marins de la
région, remonte vraisemblablement à un ou
deux milliers d’années seulement (ce n’est peutêtre pas un hasard si le folklore espagnol parle
d’une île enchantée nommée San-Morondon).
Tl existe également une autre possibilité, c’est
que les cartes du Moyen Age ne soient qu’un
Il y a très peu de temps on a trouvé ici des
montagnes sous-marines, dont les sommets
portent des galets et des roches polis par le ressac,
ce qui implique qu’à une certaine époque ces
montagnes dépassaient le niveau de l’océan.
La structure de l’écorce terrestre dans la région
de l’archipel du Fer-à-cheval semble également
y dénoter un affaissement du sol à une date tout
à fait récente à l’échelle géologique. Ainsi qu’en
témoignent les bancs et hauts-fonds qui l’environnent à l’est et au sud, il ne s’agit pas seulement de la région même de l’archipel, mais
aussi des régions avoisinantes. Toutes ces surélévations sous-marines sont reliées entre elles,
jusqu’au continent, par une crête sous-marine
qui s’étend jusqu’à la côte sud-ouest de la péninsule Ibérique, région du globe se distinguant
par une activité tectonique intense. C’est ici
que sur la plupart des cartes médiévales on plaçait presque toutes les îles légendaires qui
n’ont évidemment pas leur place sur les cartes
modernes de l’Atlantique.
En 1925, le savant américain W. Babcock
émettait, dans un ouvrage monographique consacré aux îles légendaires de l’Atlantique, la
supposition que certains des bancs situés à l’ouest
de Gibraltar avaient pu être visibles, même
habités à une époque où l’homme avait déjà
atteint un certain niveau de civilisation. La
disparition des derniers vestiges des îles, formées
par les sommets des monts sous-marins de la
région, remonte vraisemblablement à un ou
deux milliers d’années seulement (ce n’est peutêtre pas un hasard si le folklore espagnol parle
d’une île enchantée nommée San-Morondon).
Tl existe également une autre possibilité, c’est
que les cartes du Moyen Age ne soient qu’un
