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tifs dans le fond de la mer Baltique et de la mer
du Nord ; on explore les cités englouties sous les
eaux des mers Méditerranée, Noire, Egée, Adriatique, de la mer des Antilles et de bien d’autres
encore. Et ce n’est que le début de l’activité
des archéologues sous-marins.
La géologie et l’océanographie nous enseignent
que l’écorce terrestre s’affaisse et se soulève,
que les eaux des mers et des océans tantôt gagnent
sur les terres, tantôt se replient devant elles.
Ces mouvements ne sont pas uniquement des
phénomènes vieux de millions d’années, ils ont
également eu lieu à l’époque où Vhomo sapiens
entreprenait sa marche victorieuse sur la planète
et que naissaient les premières civilisations qui
évoluent encore.
Au fond des mers et des océans les archéologues
découvrent des vestiges, conservés sous les
couches denses des eaux profondes. Poursuivant
sa conquête de l’univers sous-marin, l’humanité
découvre chaque année de nouvelles traces de
cités et de villages : des hommes primitifs ont
vécu là où règne aujourd’hui l’élément liquide.
Il est clair que nous allons vers de grandes
découvertes dans le domaine de la géologie et de
l’océanographie, de l’archéologie, de l’histoire
et de l’ethnographie. Ces sciences fourniront la
matière de notre ouvrage.
Le plus grand océan, tant du point de vue de
la surface, du volume que de la profondeur est,
sans aucun doute, l’océan Pacifique. C’est donc
de lui que nous parlerons là en premier : nous
verrons dans quelle mesure il est possible de
découvrir des traces de la présence de Vhomo sapiens sous ses eaux, des ruines de cités englouties
ou des outils de pierre taillés par l’homme du
paléolithique.
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