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sibles désignant l’Asie centrale, les régions voisines de la mer Noire et l’Asie Mineure). Longtemps on a pensé que les tribus à peau noire, parlant le mounda-kolarien, étaient les plus anciens
habitants du « Pays des Merveilles ». Pourtant
cela est fermement contesté par les derniers travaux linguistiques. Les hommes de langue mounda-kolarienne apparurent aux Indes il n’y a que
6 000 ans; leur patrie d’origine était à l’est, en
Indochine, où jusqu’à nos jours on parle des langues proches du mounda-kolarien.
Cependant, le plus étonnant, c’est que les langues dravidiennes ont également été empruntées,
bien qu’elles soient apparues en Hindoustan avant
les langues indo-européennes et peut-être même
avant le mounda-kolarien.
Nous avons déjà souligné les traits de ressemblance qui unissent les langues oubaïdienne et sumérienne aux langues dravidiennes. D’après le
savant indien T. Nayar, certains noms géographiques en Mésopotamie, ou encore en Iran, en
Afghanistan et même au Caucase peuvent être
expliqués à partir des langues dravidiennes. Un
autre linguiste connu, N. Lahovary a révélé
dans son ouvrage Les origines des Dravidiens et
l'Occident un grand nombre de traits communs
aux langues caucasiennes et dravidiennes. Nayar,
comme Lahovary, suppose que les tribus dravidiennes se sont infiltrées en Inde vers le IVe millénaire avant notre ère.
Remarquons en passant que lorsqu’il s’agit
d’une telle antiquité, le terme « dravidien » est
déplacé ; on emploiera plutôt le terme de protodravidien. De même, au terme de langues dravidiennes on substituera celui de langues protodravidiennes. Beaucoup d’anthropologues supposent que
les Protodravidiens étaient physiquement diffé-
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