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près autant de noms géographiques. Et il s’avère
que tout une série de mots oubaïdiens ressemblent
à des mots ou à des racines dravidiens. Des centaines de cités de l’Inde méridionale ont des noms
se terminant en « ur » ; dans les langues dravidiennes le mot « ur » signifie lieu habité, ville,
cité. Et voilà que nous rencontrons cette racine
« ur » dans les noms de nombreuses villes anciennes ded la Mésopotamie (Uruk, Nippur) ;
l’une d’entre elles s’appelle même tout simplement Ur.
Les Oubaïdiens appellent le fleuve Tigre Idiglatu (« id » signifie fleuve ou eau). Le nom de l’Indus lui est très probablement apparenté, car l’alternance ni nd est très fréquente dans les langues
dravidiennes où elle signifiait originellement fleuve
ou eau (en effet, le nom d’un autre fleuve Indien,
le Gange, signifie également eau, mais en langue
munda). Les mots oubaïdiens indiquant les différents métiers sont pourvus du suffixe « gar »
(ainsi « engar », paysan, « nangar », charpentier,
« damgar », marchand, etc.). Dans les langues
dravidiennes le mot « gar » signifie main ; le
suffixe « gar » pouvait aussi avoir un sens d’agent,
de celui qui travaille quelque chose (le paysan,
celui qui travaille la terre, charpentier, qui travaille le bois, marchand, qui fait du commerce,
etc.).
Evidemment tout cela est insuffisant pour en
tirer des conclusions définitives ; pourtant les
analogies entre l’oubaïdien et les langues dravidiennes semblent significatives, surtout lorsque
l’on sait les similitudes indiscutables qui existent
entre la culture protoindienne et la civilisation de
la Mésopotamie.
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