La force des vagues qui battent le rivage façonne
l'estran : les blocs grossiers plus ou moins roulés
remontent sur l'estran avec les rouleaux, et redescendent avec le ressac, s'affinant pour devenir des
galets puis du sable. Les plus gros blocs accumulés
au-dessus du niveau des hautes mers sont amenés
par les vagues des tempêtes.
Les plages de sable formées de matériaux plus fins
sont mobiles ; elles changent souvent d'aspect : elles
"maigrissent" pendant les coups de vent de l'hiver
et "engraissent" pendant l'été.
Le sillon de Talbert, situé entre Paimpol et
Tréguier, est une langue de galets de trois kilomètres,
créée par des courants contradictoires. Il s'étire
loin en mer et, sous l'action des courants et de la
houle, il évolue lentement, constituant un cas
d'estran "à deux faces" puisque la mer monte de
chaque côté.
La récolte à pied sur l'estran
L'estran présente une richesse biologique extraordinaire qui s'est adaptée à cet étrange milieu où l'eau
va et vient. Les plantes et animaux qui y vivent sont
quotidiennement soumis à d'importantes variations :
il leur faut apprendre à vivre tantôt dans l'eau, tantôt
dans l'air.
Toute cette vie s'établit selon "des étages" plus
ou moins amples. Sur les rochers complètement
chauves où les vagues ne laissent pas la végétation
prendre pied, les berniques (patelles) et les balanes
résistent avec leur semelle musclée : minuscules crustacés blottis dans leur carapace.
51
l'estran : les blocs grossiers plus ou moins roulés
remontent sur l'estran avec les rouleaux, et redescendent avec le ressac, s'affinant pour devenir des
galets puis du sable. Les plus gros blocs accumulés
au-dessus du niveau des hautes mers sont amenés
par les vagues des tempêtes.
Les plages de sable formées de matériaux plus fins
sont mobiles ; elles changent souvent d'aspect : elles
"maigrissent" pendant les coups de vent de l'hiver
et "engraissent" pendant l'été.
Le sillon de Talbert, situé entre Paimpol et
Tréguier, est une langue de galets de trois kilomètres,
créée par des courants contradictoires. Il s'étire
loin en mer et, sous l'action des courants et de la
houle, il évolue lentement, constituant un cas
d'estran "à deux faces" puisque la mer monte de
chaque côté.
La récolte à pied sur l'estran
L'estran présente une richesse biologique extraordinaire qui s'est adaptée à cet étrange milieu où l'eau
va et vient. Les plantes et animaux qui y vivent sont
quotidiennement soumis à d'importantes variations :
il leur faut apprendre à vivre tantôt dans l'eau, tantôt
dans l'air.
Toute cette vie s'établit selon "des étages" plus
ou moins amples. Sur les rochers complètement
chauves où les vagues ne laissent pas la végétation
prendre pied, les berniques (patelles) et les balanes
résistent avec leur semelle musclée : minuscules crustacés blottis dans leur carapace.
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